La situation à Ghaza reste dramatique et vit au rythme des raids meurtriers perpétrés par l'entité sioniste contre les populations palestiniennes. La visite de secrétaire d'Etat américain Antony Blinken aux territoires occupés dans la perspective de rencontrer «les principaux dirigeants israéliens pour tenter de débloquer le processus en vue d'un cessez-le-feu à Ghaza», ne semble pas pouvoir mettre en place des mécanismes susceptibles d'enclencher le processus de paix à même d'asseoir les bases d'un cessez-le-feu en mesure d'être couronné par une trêve en bonne et due forme. La rencontre d'hier, qui été entamée par le secrétaire d'Etat américain, Antony Blinken, ne s'est pas soldée par des décisions concrètes qui permettront aux palestiniens, lesquels souf-frent le martyre de respirer un peu et pouvoir reprendre la vie naturelle et ordinaire. Selon les conseillers qui ont accompagné le secrétaire d'Etat, Antony Blinken, cette visite aura à «convaincre toutes les parties de conduire un accord sur la ligne d'arrivée», souligne-t-on. Mais cet accord n'a pas été déterminé ou mis au clair dans l'objectif de permettre aux Palestiniens de bénéficier des assurances concrètes afin d'asseoir une trêve durable dans la perspective d'aller vers un vrai processus politique de négociation censé mener vers une solution définitive de la question palestinienne. Le Mouvement de résistance Hamas a souligné: «Nous faisons porter à Benjamin Netanyahu l'entière responsabilité de l'échec des efforts des médiateurs, d'avoir fait obstruction à un accord, et de la vie des otages, qui courent le même danger que notre peuple avec la poursuite des bombardements dans la bande de Ghaza», lit-on dans le communiqué. Pour rappel, les Etats-Unis ont soumis dernièrement une «nouvelle proposition de compromis après deux jours de discussions à Doha des médiateurs américain, qatari et égyptien, avec Israël». Hamas, qui a vu dans les positions de l'entité sioniste une sorte de tergiversations dans le but clair, celui de saborder les négociations et finir par rejeter tout accord permettant d'aller vers un cessez-le-feu qui tiendra compte de la situation gravissime qui impacte le peuple palestinien à Ghaza. Dans ce sens, le Mouvement de résistance Hamas, a précisé en la matière que «la proposition répond aux conditions posées par Netanyahu, en particulier son refus d'un cessez-le-feu permanent et d'un retrait total de la bande de Ghaza», affirme Hamas. Selon celui-ci, le Premier ministre israélien a «posé de nouvelles conditions dans le dossier de l'échange des prisonniers et a reculé sur d'autres points, empêchant ainsi l'achèvement de l'accord», et d'ajouter: «Le Hamas a réitéré son attachement à ce qui a été convenu le 2 juillet, sur la base de la déclaration de (Joe) Biden et de la résolution du Conseil de sécurité, et appelle les médiateurs à assumer leurs responsabilités et obliger l'occupant à mettre en oeuvre ce qui a été convenu», a-t-il signalé. Le Mouvement de résistance Hamas veut la mise en branle du plan «qui prévoit, dans une première phase, une trêve de six semaines accompagnée d'un retrait israélien des zones densément peuplées de Ghaza et de la libération d'otages enlevés le 7 octobre, et, dans sa deuxième phase, notamment un retrait total israélien de Ghaza», c'est-à-dire le plan qui a été proposé par le président américain Joe Biden. Les Américains veulent coûte que coûte aller vers un accord de cessez-le-feu qui «aiderait à éviter une attaque de l'Iran et de ses alliés contre Israël, après leurs menaces de riposter à l'assassinat, imputé à Israël, du chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh, à Téhéran le 31 juillet, et à celui du chef militaire du Hezbollah libanais, Fouad Chokr, tué la veille dans une frappe israélienne près de Beyrouth», a affirmé Washington. Selon toute vraisemblance, l'accord risque de ne pas être signé ni mis en oeuvre, à cause des tergiversations que l'entité sioniste utilise comme moyen et instrument pour faire capoter toute initiative ou solution pouvant mettre fin au cauchemar dans lequel se trouve des milliers de Palestiniens à Ghaza. D'après des analystes qui se réfèrent aux déclarations du Premier ministre de l'entité sioniste, Benjamin Netanyahu, l'objectif tracé par ce dernier est de faire «vider Ghaza du peuple palestinien».