«Cette année, on a initié plusieurs programmes préventifs et curatifs dont la réduction des prises en charge à l'étranger. D'ailleurs, un budget de 11 milliards de dinars est déboursé par le ministère de la Santé pour la prise charge des malades chroniques hospitalisés à travers le territoire national.» C'est ce qu'a annoncé, hier, lors d'un séminaire organisé sous le haut patronage du président de la République, par des associations des maladies chroniques, le Dr Bouakaz, représentant du ministère de la Santé, en présence d'une pléthore d'éminents spécialistes et du ministre de la Solidarité nationale et de l'Emploi, M.Djamel Ould Abbès. Cinq milliards, de ce total, concernent la prise en charge des cancéreux et plus de trois milliards sont réservés pour le traitement des hépatites virales. Qu'il s'agisse du cancer, avec 3 500 nouveaux cas annuellement, des hépatites touchant 170 millions de personnes à travers la planète, du syndrome Williams et Beuren (2000 cas en Algérie), des maladies respiratoires, de l'hypertension artérielle, de l'asthme et autant d'autres maladies, le risque est majeur. Face à cette situation préoccupante, le ministre de la Solidarité nationale, dont le département exerce en partenariat avec 5400 associations chargées des maladies chroniques, a précisé que «l'argent existe, nous devons savoir comment le gérer», sachant, peut-être, que cette mauvaise gestion a longtemps trahi notre pays. Une enveloppe de 20 milliards de centimes est allouée aux centres de protection des malades chroniques (Cpmc). «Cette enveloppe est allouée par le ministre des Finances, M.Medelci, pour la préparation des dossiers ficelés», a expliqué Ould Abbès, rendant hommage à son président qui semble déterminé, vaille que vaille, à juguler ce genre de maladies, silencieuses, certes, mais qui tuent. En sus, le département de la solidarité prend en charge le paiement des billets d'avion des personnes habitant loin des grandes villes, telles Alger, Constantine ou Oran, lesquelles possèdant des hôpitaux (CHU) les mieux équipés. Qu'en est-il du remboursement du traitement? Le ministre n'y est pas allé avec le dos de la cuillère pour nous dire: «Un flacon d'un traitement de certaines maladies orphelines coûte 27 millions de centimes. Ceux qui peuvent l'acquérir se comptent sur les doigts de la main. Pour ceux-là, notre réaction sera immédiate et nous leur assurerons une meilleure prise en charge.» D'autre part, la prise en charge psychologique et la prévention ont été d'autres points développés par le ministre. «Le malade ne doit pas être pris en tant qu'individu mais son adaptation nécessite un travail collectif», a-t-il poursuivi. Invitée à prendre la parole, Mme Fellah, professeur en psychiatrie, a parlé de la douleur; négligée, celle-ci engendre, par la suite, des conséquences non souhaitables. «Une douleur dépassant les trois mois devient, forcément, chronique.» Considérée comme l'«ennemie» de la santé publique, cette douleur coûte, pour la France, des investissement scolossaux, inestimables en dinars. Reprenant la parole, après l'intervention des prési-dent(e)s des différentes associations présentes, le ministre de la Solidarité a annoncé la construction de 17 centres de lutte anticancéreuse dans plusieurs wilayas.