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Ben Laden est mort, reste les questions
APRÈS L'OPERATION DU COMMANDO AMERICAIN
Publié dans L'Expression le 03 - 05 - 2011

En effet, les questions s'accumulent après l'annonce de la mort du leader de la nébuleuse islamique comme la manière avec laquelle l'opération a été menée.
Un rien fier, le président américain annonçait hier, solennellement, la mise hors d'état de nuire de l'ennemi public n°1 des Etats-Unis d'Amérique, le dénommé Oussama Ben Laden. On ne va pas le pleurer, mais reste néanmoins un certain nombre de questionnements sur la menée de l'opération par un commando des Navy Seals, (corps d'élite de la Marine, employé notamment pour des missions antiterroristes, de reconnaissance ou de guerre non conventionnelle), indiquent des sources américaines, sur la subite découverte du refuge de Ben Laden, l'absence du corps de ce dernier, (inhumé en mer précisent les mêmes sources).
En vérité, l'action d'éclat des Navy Seals américaines pose plus de questions qu'elle n'apporte de réponses à l'énigme, qui demeure entière, entourant cet ancien agent de la CIA qui s'est dévoué corps et âme pour son pays d'accueil: les Etats-Unis.
De fait, les Navy Seals ont opéré pour le compte de la CIA (ancien employeur de Ben Laden) sous la responsabilité de son directeur Leon Panetta. Cela est en fait la partie visible de l'iceberg qui n'explique pas pour autant le timing de l'opération menée dans le plus grand secret sans qu'en soit avisé un Etat, qui semblait souverain,: le Pakistan sur le sol duquel les commandos étrangers (américains) ont agi. Ensuite, il y eut la précipitation avec laquelle a été immergé le corps de celui qui, jusqu'à plus informé, passe pour être Ben Laden. Les mêmes sources américaines donnent ensuite un luxe de détail sur l'opulente villa, résidence du fugitif «recherché» par toutes les polices de la planète, alors qu'il vivait benoîtement à 80km du siège du gouvernement d'Islamabad. Le plus paradoxal, Ben Laden vivait dans une villa sise à Abbottabad, une ville garnison, où se trouve une académie militaire.
Questions: comment un homme aussi recherché de par le monde ait pu vivre aussi longtemps et aussi tranquillement au sein d'une ville où l'armée est omniprésente? Ou les services de renseignements pakistanais sont-ils aussi nuls qu'ils n'en donnaient l'impression? A moins que ces services de renseignement ne soient complices avec le leader d'Al Qaîda en n'informant pas correctement le gouvernement pakistanais.
Déjà, en agissant dans le dos du gouvernement d'Islamabad, les Etats-Unis tiennent en suspicion la loyauté, sinon l'honnêteté des dirigeants pakistanais. Le doute est désormais permis, surtout lorsque les sources américaines affirment que le villa en question était repérée et surveillée depuis août 2010. Cela sans que le gouvernement du Pakistan ne soit informé. Un Pakistan, nous dit-on, allié de première ligne des Etats-Unis dans la lutte contre le terrorisme.
Une belle confiance entre alliés! Autre mystère, pourquoi n'a-t-on pas permis à la famille ou aux proches de Ben Laden d'identifier le cadavre, immédiatement immergé en mer? Face au scepticisme de la presse et des observateurs, un haut responsable américain a affirmé qu'une analyse ADN a permis de confirmer la mort d'Oussama Ben Laden.
C'est possible. Cela n'explique pas cependant pourquoi on n'a pas permis à sa famille d'identifier le corps Maintenant est-il normal que le corps de Ben Laden soit jeté aux flots de la mer? Les responsables américains affirment d'autre part qu'une cérémonie funéraire a eu lieu au large de la mer d'Oman où le corps de Ben Laden a été immergé conformément, indiquent-ils, à la «tradition musulmane» et de préciser pour éviter que son tombeau (s'il avait été enterré) ne se transforme «en lieu de pèlerinage».
Or, Al Azhar, un haut lieu de l'Islam, s'inscrit en faux contre cette interprétation de la tradition musulmane affirmant «S'il est vrai que l'on a jeté son cadavre en mer, l'Islam est tout à fait contre», a déclaré Mahmoud Azab, conseiller du grand imam Ahmed al-Tayeb pour le dialogue inter-religieux. «L'Islam est totalement contre ce genre de comportement», a-t-il ajouté.
Les Etats-Unis, pour des raisons qui leur sont propres, ont donc décidé de clore le chapitre «Ben Laden». Mais cela laisse ouverts les questionnements qui donneront lieu à toutes les supputations sans qu'il soit certain qu'on aurait les bonnes réponses.


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