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40 à 50 milliards par jour
Dubaï en plein cœur d'El-Eulma
Publié dans Liberté le 28 - 12 - 2008

Le marché de Dubaï n'a pas toujours existé, ni dans sa taille actuelle, qui risque d'enfler encore, ni même en tant que lieu, situé face à la gare routière, choix remarquablement fonctionnel.
L'apparence d'expansion protéiforme du marché ne doit pourtant rien au hasard.
Petite histoire de Dubaï, contée par ceux qui l'ont, en partie, bâti.
Selon M. Kheirdine Bellouel, ancien agent de la Protection civile, actuellement reconverti à l'importation et à la vente en gros de téléphones mobiles, d'accessoires et d'appareils MP3 et MP4, “au départ, quelques immeubles R+2, construits par Genie Sider, chaque immeuble se composant de 2 locaux et 2 appartements : l'appartement et le local étaient cédés à 2 millions de DA. Ce sont ces immeubles qui ont constitué le noyau du souk actuel. Par la suite, une coopérative destinée aux agents de la Protection civile a été créée et des lots de 130 à 163 m2 ont été délimités. Chaque lot coûtait 17 millions de centimes à l'époque et beaucoup de gens, qui avaient boudé les terrains mis en vente, se mordent aujourd'hui les doigts. Les agents de la Protection civile d'El-Eulma sont peut-être les plus riches du pays actuellement. À l'origine, la coopérative qui leur était destinée, fondée en 1994. Le marché Dubaï est né en 1996. Si les coopérateurs possédaient les terrains, ils ne disposaient pas de moyens financiers. Des commerçants riches les ont approchés pour leur proposer la construction d'un appartement et d'un local commercial dont ils disposeraient durant un bail déterminé, à la fin duquel ils le leur abandonneraient tout simplement”. Des échanges qui pourraient se chiffrer entre 40 et 50 milliards de centimes se traitent quotidiennement, selon M. Mourad Kacimi, spécialisé dans la quincaillerie. Une chose normale lorsqu'on sait que souk Dubaï se compose de plus de 1 500 locaux organisés par corporation et localisés dans des rues spécialisées, comme aux premiers temps du haut Moyen-Âge. Seuls les quincailliers qui occupent la route de Sétif, la RN5, ont donc pignon sur rue et protègent rigoureusement leur filière que nul ne pourra pénétrer s'il n'est accepté de manière consensuelle par la corporation. Il s'agit de professionnels anciens dans la filière et qui disposent de gros capitaux que nécessite la pratique de ce genre de commerce, ce qui dissuade la plupart des petits importateurs qui se mettent souvent à plusieurs pour ramener de Chine, de Thaïlande ou d'ailleurs un simple container. Même si, comme l'affirme en riant Mourad Kacimi, la trentaine fleurie et le sourire aux lèvres, “il y a beaucoup de gens d'ici, devenus importateurs, qui ne connaissent, en plus d'El-Eulma, que Bangkok et quelques villes de Chine, sans avoir jamais mis les pieds à… Alger !” Mourad Kacimi affirme : “Notre activité est codifiée et bien organisée, et le recrutement se fait parmi les gens sérieux. Nous couvrons environ 10 000 articles de quincaillerie et d'outillage. Personnellement, je suis spécialisé dans les disques destinés aux tronçonneuses et aux meules que j'importe à partir de Chine, selon des normes strictes de qualité : je teste le matériel avant de l'acheter, je vérifie même l'emballage, avant de signer la convention d'achat dont une clause particulièrement contraignante pour le fournisseur, qui stipule : 72 heures après l'ouverture du container, ou sa visite par les douanes, si le produit découvert est non-conforme aux normes et accords spécifiés, je peux le refuser et le renvoyer à l'expéditeur. Je suis par ailleurs membre de la Chambre de commerce algéro-chinoise.”
Un importateur de tissus, parlant des importateurs du marché Dubaï, affirme, sous le couvert de l'anonymat, que “nous ne pouvons pas déclarer nos secrets professionnels. En l'état actuel de la réglementation, nous ne pouvons pas travailler dans une totale transparence. Nous ne pourrions pas tenir face à la concurrence déloyale imposée par des importateurs jouissant de hautes protections, qui ne payent pas certaines taxes douanières en passant par des filières parallèles”.
En attendant, souk Dubaï occupe environ 10 à 15 000 personnes : en plus des patrons grossistes, dans le même temps importateurs de manière générale, chaque local emploie 2 jeunes, aimables et sourire perpétuel aux lèvres.
Des dizaines de voitures à bras circulent pour satisfaire les clients venus de tous les coins d'Algérie. Des vendeurs de thé sillonnent le marché, chacun dans sa zone délimitée tacitement. Des restaurants et des gargotes servent à manger des pois chiches au cumin, une spécialité de la région de Sétif, ou, pour les plus riches, des brochettes de viande ou de foie et des merguez. Des transporteurs en petits camions chinois, ou dans de vieilles guimbardes.
Le souk ne fermera qu'à la nuit tombée, lorsque les clients venus de très loin auront quitté les lieux pour se rendre à l'hôtel et y passer la nuit, avant de revenir compléter leurs achats dès le lever du jour. Car souk Dubaï ouvre chaque matin à partir de 7h, pour ne fermer qu'à 15h. Il ferme le jeudi après-midi et le vendredi.
Djamel Zidane


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