Editions Casbah. « L'Outrage fait à Sarah Ikker », nouveau roman de Yasmina Khadra    Crise politique et crise de nerfs    Le refus d'encadrer la présidentielle entériné    Suggestions pour un système électoral sans fraude    La semaine du titre pour le Barça ?    Asma Ben Messaoud désignée DTN de la FASM    L'arbitre assistant Doulache va témoigner devant la CD/LFP    1 décès et 5 blessés graves lors d'un renversement d'un véhicule    Masques spécial peaux grasses et sèches    Paëlla    Le pouvoir maintient sa feuille de route    Papicha sur la croisette    Davantage d'efforts pour prendre en charge les bâtisses du vieux ksar    Plusieurs films algériens distingués    LETTRE D'UN HARAGUE CHERCHANT AILLEURS LA DIGNITE    L'opposition met l'armée devant le fait accompli    En bref…    Un milliard d'euros pour Notre-Dame de Paris, combien pour les enfants du Yemen?    Préparatifs de la saison estivale: Lancement prochain de la formation des administrateurs des plages    Lutte contre le commerce des stupéfiants: Quatre dealers arrêtés et saisie de psychotropes et d'armes blanches    El Braya: Un homme mortellement poignardé    LFP - Ligue 1: Les quatre dernières journées en plein mois de Ramadhan    Football - Ligue 2: Une journée explosive    GCB Mascara Le handballeur Tomba Ali n'est plus    Ali Laskri pointé du doigt: Le siège du FFS à Alger attaqué    Ils revendiquent le droit au recrutement: Les chômeurs de Bethioua entament leur troisième semaine de protestation    Sonatrach augmente la production de carburants    La mobilisation populaire intacte    Les tentatives ciblant la stabilité de l'Algérie ont néchoué et vont encore échouer    Manifestations devant le QG de l'armée    La date sera fixée dimanche    Fin de mission pour Mouad Bouchareb    Exposition « L'Afrique à la mode » jusqu'au 25 juillet à Alger    Fédération des sports mécaniques.. Asma Ben Messaoud désignée DTN    Sidi Bel Abbés.. Légère baisse des accidents de la route    Poutine rencontrera le président nord-coréen    Libye.. Les combats continuent    1,033 milliard m3 lâchés du barrage de Béni Haroun    Plus de 6.600 qx d'agrumes transformés en conserves    MARCHE DE L'EMPLOI : Plus de 8000 nouveaux postes créés à Oran    UGTA : Sidi Saïd dément sa démission    Pour éviter la déstabilisation, pour une sortie rapide de la crise politique en Algérie : sept (07) propositions    L'Afrique du Sud réitère son soutien constant aux peuples sahraoui et palestinien    Trump a donné l'ordre de limoger Robert Mueller    On pourrait dire presque spontanément que le prix Nobel de la paix revient de droit au peuple algérien    Handi-basket : Les trois premières journées reprogrammées    Avril 1980, catalyseur des luttes pacifiques    Pour une authentique «République» «algérienne» «démocratique» et «populaire»    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Nouvelles techniques de construction pour le Sud
Après les inondations ayant endommagé 4 000 habitations à Adrar
Publié dans Liberté le 05 - 02 - 2009

Ce sont, entre autres, des procédés modernes de stabilisation, de compactage et d'étanchéitisation de matériaux comme le toub.
L'utilisation du béton au Sud n'est pas appropriée. C'est un matériau très résistant, mais il n'est pas indispensable dans cette région qui n'est pas aussi exposée aux aléas sismiques que le Nord. Par rapport aux dégâts occasionnés par les inondations dans la wilaya d'Adrar, M. Hamid Afra, directeur général du Centre national d'études et de recherches intégrées du bâtiment (Cnerib), préfère parler de précipitations qui ont atteint 40 millimètres d'eau, l'équivalent de
40 litres/m2. Ce niveau de chutes de pluie, qui demeure tout juste moyen en comparaison au Nord, a endommagé toutefois quelque
4 000 logements, dont 1 800 sont totalement ou partiellement effondrées, donc inhabitables. Le reste est en partie ciblé, mais il est habitable. Tout ce parc touché doit être ainsi soit réhabilité ou reconstruit avec de nouveaux logements. La particularité de ces habitations appelées communément les “ksour” est qu'elles sont arrivées à la fin de leur durée de vie. Datant de deux siècles, elles sont frappées de vétusté et d'un manque d'entretien. “Sur les planchers terrasses de ces ksour, on trouve des couches épaisses jusqu'à 20 cm de sable suite au phénomène d'ensablement fréquent dans ces localités du Sud. L'absence de la maintenance a fait que ces planchers ont été surchargés et avec les pluies, ils se sont effondrés”, expliquera M. Afra au cours d'une intervention hier sur les ondes de la radio Chaîne III. Les ruissellements des eaux ont vite attaqué les soubassements des murs porteurs de ces maisons. La réhabilitation de ces demeures se fera, selon le DG du Cnerib, avec une nouvelle technique de construction. “Ce sont des techniques modernes de stabilisation, de compactage et d'étanchéitisation de matériaux comme le toub”, précisera-t-il. Le Cnerib, faut-il le rappeler, a réalisé de nombreuses études et de recherche dans ce domaine. Il développe dans le cadre du projet d'efficience énergétique dans le secteur de la construction (Med-Enec), le concept d'habitation rurale. Cette habitation est faite de briques de terre stabilisée (BTS). C'est un produit noble, facile à produire, à utiliser et qui assure un excellent niveau d'isolation. Les chercheurs du Centre avouent pouvoir en outre utiliser la pierre, très abondante dans certaines régions d'Algérie. Les concepteurs de ce prototype ont décidé d'allier le rustique avec le moderne afin de répondre à des exigences très strictes en matière d'efficience énergétique. En plus des murs en BTS, ils ont développé un système de chauffage à l'énergie solaire installé dans le plancher. Ce même système permet aussi de produire de l'eau chaude. Bref, tout a été bien imaginé pour garantir un maximum d'économie d'énergie. En utilisant l'énergie solaire, l'éclairage et la ventilation naturels, et en installant des fenêtres à double vitrage, on peut réduire la consommation d'énergie de 40%, comparativement à une habitation classique. À ne pas confondre, néanmoins, efficience énergétique avec manque de confort. L'Algérie étant en zone de forte sismicité, les chercheurs du Cnerib ont développé un système constructif de maçonnerie porteuse chaînée. Autrement dit, l'édifice n'est pas fondé sur un système classique piliers-poutres, mais à travers des murs porteurs épais et solides. Le Cnerib compte de ce fait mettre les résultats de ses recherches, par ailleurs, validées sur les plans national et international, à la disposition des décideurs. Ainsi, les 450 000 logements réservés à l'habitat rural peuvent constituer une sérieuse opportunité pour mettre en pratique toutes ces avancées en matière de construction de logements. Et Adrar pourra servir de wilaya pilote pour la réhabilitation et/ou la reconstruction des 4 000 unités ciblées par les inondations.
Badreddine KHRIS


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.