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“Je suis incapable de haine”
La journaliste et auteure iranienne, Fariba Hachtroudi, a déclaré hier à Alger
Publié dans Liberté le 19 - 03 - 2009

La journaliste et l'écrivaine iranienne, Fariba Hachtroudi, a animé une rencontre-débat, mardi dernier à l'espace Socrate News. Cette rencontre a été modérée par le journaliste Nordine Azouz. Dans sa prise de parole, l'auteure a affirmé qu'il y avait des similitudes entre ce qu'a vécu le peuple algérien et ce qui vit encore le peuple iranien, notamment la gent féminine. “On a avec les femmes algériennes beaucoup de douleurs communes.”
Née à Téhéran en 1951, fille de Moschen Hachtroudi, éminent mathématicien et défenseur de la démocratie, elle est héritière, malgré elle, d'une histoire, celle de son pays, car son père est fils d'un ayatollah. Fariba Hachtroudi a longuement parlé de ses prises de position en tant que militante : “J'ai payé très cher mes prises de position.” L'un des lourds tributs qu'elle a payés, la mort de sa mère dans des circonstances obscures. Un événement qui a marqué sa vie. D'où l'envie de se consacrer à l'écriture et faire ressortir cette douleur à travers des livres qui traitent de la condition féminine en Iran. À travers l'écriture, elle veut “aller d'une douleur personnelle vers une douleur commune”, une douleur de toutes les femmes. D'ailleurs c'est “la littérature qui m'a sauvé”, affirme-t-elle. L'écriture a été pour elle une sorte de thérapie. Exilée en France depuis 1983, elle retourne, pour la première fois, en Iran, mais incognito. De ce voyage, elle publie l'Exilée (Payot) où elle décrit sa visite clandestine. Un livre qui la réconcilie avec sa terre natale. En 2006, presque 20 ans après le premier, un autre séjour, mais au vu et au su de tous.
La raison ? Le centenaire de son père. Elle ne pouvait suivre cet événement de loin. Elle voulait y participer, même si elle devait en mourir après. Elle y est revenue pour mieux comprendre ce qui se passe chez elle. Elle a aussi parlé du peuple iranien qu'elle qualifie de “peuple debout” vivant dans “pays [qui] ne fonctionne pas”
Elle revient aussi sur la presse dans son pays, une presse n'est pas libre, sur les élections de juin qui sont très attendus en Iran, car tout peut basculer. “On est sur une corde raide”, dit-elle. “C'est aux Iraniens de gagner leur droit.” “Les changements sont au niveau de la population.” Elle affirme plus loin que la société et la politique iraniennes “ne sont pas figées”. Elle fait aussi part de sa déception vis-à-vis de l'opposition en Iran, qu'elle considère comme “immature”. Car, selon elle, la réussite des islamistes réside dans “la solidarité”, élément qui fait défaut à l'opposition. Elle parlera également de la femme, première victime de “la terreur sacrée”. “C'est une des formes les plus horribles pour les femmes.”
En outre, malgré la précarité de la condition de vie des femmes en Iran, Fariba Hachtroudi affirme que Khomeiny, après sa prise du pouvoir, n'a pas éradiqué les droits politiques de la femme. Ce qui a permis à ces dernières de s'émanciper politiquement et à émanciper les hommes. Revenant à l'écriture, elle déclare que “maintenant, ce qui m'importe c'est d'écrire avant le témoignage”. D'ailleurs, quand elle écrit, c'est pour le peuple iranien qu'elle le fait.
À rappeler que Fariba Hachtroudi est déjà venue en Algérie en 1991 pour un reportage qui a un peu “mal tourné”.
Amine IDJER


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