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Les effets pervers sur le secteur productif
Taxes douanières
Publié dans Liberté le 06 - 10 - 2010

L'environnement, la mauvaise interprétation des textes et la bureaucratie s'interfèrent pour fausser tout calcul et remettre parfois tout en cause.
Parmi ceux qui ont relevé le fait, le président du club des entrepreneurs et industriels de la Mitidja (Ceimi), M. Aggoune Abdelkader. Il nous dira effectivement qu'à première vue tout paraît baigner dans l'huile, mais en examinant les choses de plus près, l'on s'aperçoit du décalage avec la réalité du terrain et les problèmes qu'affrontent quotidiennement les producteurs. Il cite le cas de la production de films plastiques et des produits palettes, qui lui a coûté un investissement lourd, mais qu'en fin de compte il fait face à une concurrence déloyale d'importation des pays surtout asiatiques. Le président du Ceimi martèle ses mots. “Ici, il y a nécessité de protéger la production, de sauvegarder et de créer de l'emploi. Lorsque le produit est produit localement après un lourd investissement, un taux de droit de douane de 30% à l'importation s'impose, surtout que ce sont des produits douteux”, dira-t-il.
Aujourd'hui, il affronte une autre menace non moins importante. Attirés par l'absence de taxes ou la faiblesse du taux à 5% et d'autres avantages, liés à l'exonération d'impôts dans le cadre des différents plans d'aide, les industriels ont beaucoup investi et voyaient les choses en rose durant les périodes fastes. Mais ce fut comme un appât. Depuis, la conjoncture leur tourne le dos. Pourquoi ? Comment ? Ils disposent d'un investissement lourd, à savoir une unité de production qui fabrique des pièces et des machines, certes en bénéficiant du taux de 5%, mais ils sont contraints d'importer les intrants et autres composants à des taux supérieurs fixés à 15%. Cela dure depuis des années et malgré les plaintes et les doléances, toutes les issues leur ont été fermées. Les taxes peuvent parfois dépasser ce taux en montant à 30%. Conséquence, ils suivent difficilement la concurrence des importateurs qui, eux, mettent à profit les accords d'association avec l'Union européenne pour bénéficier des avantages accordés. On se rend compte tardivement que ces accords signés dans la précipitation et sans grande consultation des partenaires sociaux à l'échelle intérieur et sans coordination avec les pays riverains du sud, qui ont préféré travailler chacun en solo, arrangent plus le marché européen que le partenaire sud pris individuellement, notamment au plan de la production et des exportations. Un exemple édifiant celui de la cosmétique, secteur qui réussit à tenir debout devant l'invasion des grandes ou supposées telles. Des intrants et semi-produits tels que l'éthanol, importé du Brésil parce de meilleure qualité et prix et disponible, les flacons parfumés et les capsules sont taxés à 30% parce que considérés comme produits finis. Dans ce cas, les coûts grimpent et avantagent les produits des marques importées. De plus, comparativement à nos voisins, ces derniers protègent mieux leur production que nous. Ils ne tolèrent pas l'importation de produits fabriqués chez eux et tentent de placer leurs produits à l'extérieur par civisme, par l'octroi de mesures incitatives et par des mesures purement protectionnistes en passant au besoin outre les accords. Toutefois, il y a de bons signes de la part de l'Etat qui sont perçus par les producteurs comme l'institution de la fameuse lettre de crédit documentaire qui oblige tout importateur à passer par la banque. Si elle dérange certains cercles, elle a tout de même contribué à lutter contre la fraude et à mieux maîtriser le marché des importations. Quoiqu'il reste beaucoup à faire pour lutter contre l'invasion de produits qui cassent la production nationale et l'empêche de se redresser et d'envisager des programmes d'exportations. Il faut arriver à développer ces réactions chez nous, notamment de civisme en consommant algérien, nous dira M. Mustapha Moula, dont l'unité de production fabrique des cosmétique sous la célèbre marque Vague de Fraîcheur. C'est dire qu'il n'y a pas que le problème des taxes douanières pour faire bien. La production tout comme le développement c'est aussi une affaire de patriotisme et de civisme dans un monde qui s'émeut. Personnalité et orgueil national obligent.


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