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Négociations inter-maliennes
Dans un climat de profonde méfiance
Publié dans Liberté le 18 - 06 - 2013

L'accord semble buter sur la question des armes du MNLA, car Bamako, qui veut désarmer les combattants touareg sitôt l'armée malienne revenue à Kidal, se heurte au refus de ses interlocuteurs, qui sont d'accord pour le cantonnement, mais en gardant les armes à portée de main.
C'est pire qu'un accouchement, soupire un négociateur des discussions d'Ouagadougou entre le pouvoir malien et les rebelles touareg contrôlant Kidal, dans le nord du Mali. Le climat de méfiance est profond. Lancées le 8 juin, les négociations devaient être bouclées en trois jours en vue de permettre la tenue, dans la ville de Kidal, de la présidentielle prévue le 28 juillet dans tout le Mali, élection cruciale selon la communauté internationale. Mais elles ont traîné en longueur entre le centre des conférences de "Ouaga 2000", un grand hôtel à proximité, Bamako et Kidal. Propositions, contre-propositions, débats, consultations auprès de la présidence malienne intérimaire et des responsables touareg, médiation de la présidence burkinabè au nom de la Cédéao et de l'Union africaine, et pressions de la France en coulisses qui parle également pour l'Union européenne et l'ONU... Pour faire patienter la presse, le chef de la diplomatie burkinabè Djibril Bassolé a enchaîné les points de situation sur points de situation, annonçant toujours l'imminence d'un accord. Le chef de la délégation de Bamako, Tiébilé Dramé, ancien ministre des AE, conseiller spécial du président malien Dioncounda Traoré et candidat à la présidentielle de juillet, n'a pas arrêté de mettre son grain dans les négociations, renégociant par exemple un premier projet d'accord qui avait été accepté par les Touareg du MNLA et du Haut conseil touareg, plutôt favorable à l'intégration, contrairement aux indépendantistes tout juste prêts à accepter une large autonomie. Bamako se dit en aparté peu encline aux concessions, tant elle est remontée contre la rébellion qui, il est vrai, a ouvert, début 2012, les portes du nord du Mali aux groupes islamistes armés franchises d'Al-Qaïda. Tandis que le représentant de Bamako est pressé de voir flotter le drapeau malien sur Kidal occupée par la rébellion, les représentants touareg, emmenés par Mahamadou Djeri Maïga pour le MNLA et Algabass Ag Intalla pour le Hcua, un transfuge du groupe islamiste Ansar Dine, donnent l'impression de s'en remettre à la médiation burkinabè et à la France, dont le président, auteur de l'intervention Serval, s'est dit convaincu que le retour à la normale au Mali passait nécessairement par la réconciliation inter-malienne. L'accord semble buter sur la question des armes du MNLA. Bamako veut désarmer les combattants touareg sitôt l'armée malienne revenue à Kidal. Cantonnement d'accord, mais en gardant les armes à portée de main, rétorque le MNLA. La méfiance règne, et chaque camp ramène l'autre à ses exactions. Les mouvements armés touareg se sont installés fin janvier à Kidal, à la faveur de l'opération militaire française dans le nord du Mali qui a délogé les groupes djihadistes, dont le MNLA fut un temps l'allié avant d'être balayé par eux. Depuis lors, la question de Kidal est devenue de plus en plus centrale, jusqu'à conditionner la tenue de la présidentielle que la France veut voir se dérouler fin juillet.
D. B
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