Le président tunisien Moncef Marzouki et candidat à la présidentielle n'a pas été invité en bonne et due forme à la séance inaugurale du premier Parlement postrévolutionnaire hier et était dès lors absent, a indiqué son directeur de campagne. Le gratin politique tunisien était présent à l'ouverture de cette séance inaugurale hier matin, y compris le Premier ministre Mehdi Jomaa et Béji Caïd Essebsi, le chef du parti anti-islamiste Nidaa Tounes et favori du second tour de la présidentielle face à Moncef Marzouki. Le premier Parlement tunisien depuis la révolution de janvier 2011 a pris donc ses fonctions hier avec l'ouverture de la séance inaugurale qui doit aboutir à l'élection du président de cette chambre. Le président de la Constituante, Mustapha Ben Jaâfar, a donné le coup d'envoi de cette première réunion des 217 membres de l'Assemblée des représentants du peuple (ARP) élus le 26 octobre, un scrutin remporté par le parti anti-islamiste Nidaa Tounes (86 élus) devant les islamistes d'Ennahdha (69 députés). R. I./Agences