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Le Femise évoque la persistance du système de rente en Algérie
Le rapport fait état de facteurs défavorables au secteur privé
Publié dans Liberté le 25 - 06 - 2019

Le Forum euroméditerranéen des instituts de sciences économiques (Femise) vient de publier son rapport euroméditerranéen 2019 qui porte sur le secteur privé dans les pays méditerranéens. Plusieurs raisons ont poussé les experts du réseau Femise à consacrer ce rapport au secteur privé dans la région. Le rapport fait état d'une conjonction de facteurs défavorables au secteur privé des pays méditerranéens. Par le témoignage de chercheurs du réseau ou d'entrepreneurs avec lesquels Femise est en contact, des difficultés concrètes ont été soulevées. "Il s'agit essentiellement, dans le cas de l'Algérie, de la persistance d'un système de rente, de l'accès au capital et au foncier qui échappe au marché, de l'accès au crédit bancaire soumis au pouvoir discrétionnaire de l'administration, de la faiblesse de l'état de droit et de la non-garantie de la propriété privée qui découragent l'investissement et d'un secteur commercial quasi monopolistique", relève le rapport.
Najat Zatla (enseignante chercheure, membre du Femise) indique, dans son témoignage, que le passage à l'économie de marché, initiée dans les années 90, n'a pas bouleversé l'ordre social. "Le consentement apparent aux transformations institutionnelles préconisées et l'adoption de nombreuses règles formelles importées sont contournés", affirme-t-elle. De fait, l'ouverture commerciale ou les privatisations, analyse Najat Zatla, "sont ainsi un modèle de maintien de leurs rentes par les tenants de l'ordre social, qui prend souvent la forme de transferts, au sein du même système d'insiders, de rentes monopolistiques du public au privé (distribution de la rente pétrolière, transfert de rentes foncières, création de rentes commerciales, etc.)". Pour elle, les élites politiques continuent de contrôler l'accès à toutes formes de rentes. Najat Zatla relève que l'accès au capital et au foncier échappe en grande partie au marché.
Le recours (ou l'accès) au crédit bancaire est soumis au pouvoir discrétionnaire de l'administration. "Des liquidités abondantes, un taux d'intérêt réel négatif durant la période 2000-2014 et une stabilité sociale retrouvée auraient dû se traduire par une forte croissance des investissements, ce qui n'est pas le cas", constate-t-elle. Najat Zatla ajoute que "bien que le secteur commercial se soit fortement développé au cours des deux dernières années, il est caractérisé par des positions quasi monopolistiques". 0,23% des entreprises recensées, note-t-elle, déclarent un chiffre d'affaires supérieur à 2 milliards de dinars, alors qu'à l'opposé, 97,7% d'entre elles déclarent un chiffre d'affaires inférieur à 200 millions de de dinars.
Pour Najat Zatla, on peut tout à fait reprendre pour l'Algérie cette analyse de Hibou (1998) relative à la Tunisie de la fin des années 90. "On n'assiste pas à une libéralisation en bonne et due forme, qui signifierait autonomisation de l'économique par rapport au politique, concurrence, transparence et abolition des comportements rentiers et monopolistiques. L'évolution réelle combine, d'une part, la diminution de l'usage des instruments traditionnels de protection et l'existence d'une certaine concurrence sur certains segments de marché et, d'autre part, une concentration des activités économiques autour des acteurs dominants et la perpétuation de l'immixtion du politique dans les affaires économiques, même si celle-ci change de nature."

Meziane Rabhi


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