Cour d'Alger: report du procès en appel de l'affaire Ali Haddad au 27 septembre    Real : Un couac avant le premier match de Liga face à la Sociedad    Ligue 1 : Paris se ressaisit et s'impose face à Nice    Sabri Boukadoum entame une visite de travail à Bamako    Nice : Atal et Gouiri titulaires face au PSG    Ligue 1-reprise des entraînements: les clubs voient enfin le bout du tunnel    Plus de 50 milliards de dinars de perte    La justice à la recherche des complices de Haddad    Tebboune installe une commission pour l'amender    Un "casus belli" technologique nommé TikTok    Gloire à l'ANP et gratitude envers l'Armée rouge !    Manifestations pour plus de démocratie    Des opposants poursuivis pour terrorisme    Liberté de dire. Toujours !    Les partis privés de subventions de l'Etat    "Libérez Drareni, libérez tous les détenus d'opinion"    Des robes noires s'insurgent contre les procès à distance    Ce que prévoit la note du MJS    Mort d'un conducteur suite au renversement de son camion    Le flou persiste et inquiète les concernés    6 décès et 210 nouveaux cas en 24 heures    Fin prêtes pour accueillir les étudiants    Les cafés littéraires dénoncent et condamnent    Jimi Hendrix, mythes et légendes marocaines 50 ans après sa mort    Appel à la solidarité au profit des démunis    L'Algérie participera à l'édition BFM du Limousin    Le numérique, un geste barrière efficace ?    Plus de 4000 logements à attribuer avant la fin de l'année    Le projet de la cité des 1000 logements «dégommé»    Tikjda : Encore des feux de forêt    Match amical Algérie – Cameroun aux Pays-Bas    Automobile : Une plateforme numérique de préinscription dédiée aux opérateurs    Etats-Unis et Chine : duel à distance    Où est l'Algérie ?    Caricatures... indigènes : le décryptage d'Alain Ruscio    Lettres de mon moulin anonyme !    Le mouvement El Islah décide de voter "Oui" au référendum du 1e novembre    Paradou AC: Le meilleur est à venir    IRB Sougueur: Mohamed Benhalima nouveau président    Il avait intenté une autre action contre l'Algérie: Sawiris de nouveau débouté dans l'affaire Djezzy    Offres et avantages de la CNAS: Une caravane de sensibilisation dans les zones d'ombre    Tlemcen: Une question de conformité    BRAVADE AVEUGLE    LE «KOURSI» FANTASME    Une "étape cruciale" pour Chanegriha    "Nous n'importerons aucun vaccin qui ne soit pas pré-qualifié OMS"    L'ONU salue la décision de Fayez al-Sarraj de démissionner    Israël : le «pacte d'Abraham» et la trahison des émirs    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





L'administration dans le collimateur de la justice
Lutte contre la corruption
Publié dans Liberté le 19 - 08 - 2019

"Les administrations et les services publics ne sont pas épargnés par ce phénomène qui a terni leur réputation et celle de leurs fonctionnaires", a affirmé le ministre de la Justice.
Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Belkacem Zeghmati, veut mener un véritable combat contre la corruption. C'est du moins ce qui ressort de ses différentes déclarations. La dernière en date est celle qu'il a faite hier lors l'installation de la nouvelle présidente du Conseil d'Etat. "La justice est aujourd'hui à la croisée des chemins.
Attendue par tous, pouvoir et peuple, elle doit restaurer l'autorité de l'Etat et consacrer les droits des citoyens", a soutenu le garde des Sceaux. Mettant en avant l'ampleur de la corruption dans le pays, le ministre de la Justice a précisé que le fléau de la corruption en Algérie "ne se limite pas au détournement des deniers publics et à l'enrichissement illicite, mais s'étend au détournement des biens publics par des décisions émanant de
l'administration".
Les administrations et les services publics "ne sont pas épargnés par ce phénomène qui a terni leur réputation et celle de leurs fonctionnaires", a affirmé Belkacem Zeghmati, mettant en exergue le rôle de la justice administrative, le Conseil d'Etat en tête, pour lutter contre ce fléau. Un rôle "tout aussi important que celui dévolu aux juridictions ordinaires", a-t-il ajouté. Selon lui, "la conjoncture difficile que traverse notre pays fait reposer sur le Conseil d'Etat une énorme responsabilité pour contribuer efficacement à la lutte contre ce phénomène et contre les détournements de biens publics par des procédés frauduleux et des décisions illicites qui en résultent". À ce titre, il a appelé cette institution à trancher ces dossiers "conformément à la loi et en toute neutralité, objectivité et indépendance" en vue de récupérer les biens
détournés. Le ministre a, par ailleurs, exhorté l'administration à saisir la justice pour faire annuler les décisions illicites et ainsi mettre un terme aux situations et statuts illégaux qu'elles ont créés. Il faut dire que, depuis son installation à la tête du ministère de la Justice, Belkacem Zeghmati ne cesse de déclarer que le gouvernement est déterminé à combattre la corruption. Jeudi dernier, il avait encore assuré que la justice est aujourd'hui déterminée à lutter contre la corruption par l'application rigoureuse de la loi "en toute transparence, indépendance et neutralité et dans le strict respect des règles d'un procès équitable". Il avait même placé très haut la barre en indiquant que "la lutte contre la corruption n'atteindra ses objectifs qu'après la récupération des avoirs criminels que représentent les fonds détournés et qui constituent une pierre angulaire aux niveaux national et international".
À en croire le ministre, la justice est décidée à s'attaquer à tous les corrompus et la lutte anticorruption n'épargnera personne. Reste à savoir si ce discours de fermeté ressassé par le ministre pourra convaincre. Pour réussir son challenge, le ministre est appelé à se débarrasser de certains boulets qui lestent sa démarche.
En interne, ses dernières décisions de limogeage du procureur de la République près le tribunal de Tlemcen et la suspension de deux magistrats ont provoqué une levée de boucliers du Syndicat national des magistrats (SNM) qui considère "illégales" les sanctions prononcées par le garde des Sceaux. En externe, la question des détenus d'opinion dont la libération, une revendication centrale du hirak, entache sérieusement la crédibilité de l'institution judiciaire.

Saïd Smati


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.