Covid-19: le ministère de l'Agriculture distingue les ingénieurs agronomes    Bruxelles ne reconnaît pas la marocanité du Sahara occidental    Maroc-Affaire des écoutes: le militant Omar Radi déplore une campagne de "salissage"    Bloqué à Johannesburg depuis 4 mois : L'énième cri de désespoir de Makhloufi    La DGSN commémore le 58e anniversaire de l'indépendance par un riche programme    Industriel public: recul de 6,7% de la production durant le 1er trimestre 2020    ALGER : 7909 logements AADL livrés le 5 juillet    Lancement d'une nouvelle version du site web officiel du MDN    Coronavirus : 441 nouveaux cas,311 guérisons et 6 décès en Algérie durant les dernières 24h    CORONAVIRUS ALGERIE : Benbouzid se prononce sur le ‘'reconfinement''    Décès du général-Major Hassen Alaïmia    FETE DE L'INDEPENDANCE ET DE LA JEUNESSE : Le président Tebboune décrète une nouvelle grâce présidentielle    441 nouveaux cas confirmés et 6 décès en Algérie    AFFLUENCE RECORD D'ESTIVANTS A ORAN : La plage de Kristel prise d'assaut    BANQUE D'ALGERIE : Emission de nouveaux billets et pièces de monnaie    Restes mortuaires des 24 martyrs: funérailles solennelles à la hauteur des sacrifices    Les restes mortuaires de 24 chefs de la Résistance populaire inhumés au Carré des martyrs du cimetière d'El-Alia    Un procès à huis clos !    Quels moyens pour respecter le protocole sanitaire ?    Poussée populaire et promesse d'une nouvelle Algérie    Laskri compte piloter une liste    Incertitudes sur le rituel du sacrifice du mouton    Sachez-que    Sept blessés lors d'une tentative d'attentat près du port de Mogadiscio    Trudeau hésite à aller à Washington pour un sommet sur le nouvel Aléna    Arrivée du cortège funèbre des restes de 24 chefs de la Résistance populaire au cimetière d'El-Alia    Les martyrs de la Mitidja : les oubliés de l'Histoire    La «longue liste» des auteurs retenus dévoilée    L'ONU cherche toujours un émissaire pour la Libye    L'Algérie et la France doivent affronter le problème de la Mémoire qui hypothèque les relations bilatérales    Un activiste devant la justice    Banque Mondiale : L'Algérie passe à la catégorie pays à revenu intermédiaire inférieur    "Oran doit s'attendre à un 4e pic de contamination"    26 décès et 1 500 personnes infectées    Benrahma inscrit un triplé contre Wigan    "Je ne spéculerai pas sur l'avenir de Messi"    Voici le contenu de la mise au point    Des dizaines de morts dans des combats en Syrie    Le témoignage glaçant d'un employé turc du consulat saoudien    MO Béjaïa: Club en quête d'assainissement    Meilleurs joueurs africains (1ère partie): Le subjectivisme toujours au rendez-vous    Chlef: La CNAS veut améliorer ses prestations    L'Emir Abdelkader : « Un guerrier, un homme d'Etat, un apôtre de la paix »    Nouvelles approches sur les crimes de «la Main rouge» contre les Algériens    A quoi sert un musée ?    Les journalistes indésirables dans la salle d'audience    L'infrangible lien...    Marche de la diaspora algérienne à Montréal    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





"Abdellah Benaoum nécessite une intervention chirurgicale"
Me mohAmed Kerma, l'avocat du détenu tire la sonnette d'alarme
Publié dans Liberté le 01 - 06 - 2020

L'état de santé d'Abdellah Benaoum, blogueur et activiste politique de Relizane en détention, est critique. C'est ce que l'un de ses avocats, Me Mohamed Kerma, a confirmé hier à Liberté, en reprenant les propos de son mandant auquel il a rendu visite il y a quelques jours. "Il m'a indiqué avoir été conduit chez un cardiologue privé qui l'a informé de l'urgence d'une intervention chirurgicale pour un sérieux problème de cœur", nous a déclaré l'avocat extrêmement préoccupé par la santé de son client. Abdellah Benaoum, qui est en détention préventive depuis le 10 décembre 2019, doit répondre de plusieurs chefs d'accusation dont celui d'atteinte au moral de l'armée, grief qui lui vaudra d'être jugé par un tribunal criminel.
"La chambre d'accusation de Relizane est la seule, sur l'ensemble du territoire national, à avoir retenu ce chef d'accusation contre des hirakistes interpellés dans le cadre de manifestations contre le pouvoir", a dénoncé Me Kerma en rappelant que trois autres personnes, à savoir Yacine Khaldi, Yacine Bounoua et Menad Larbi (tous arrêtés en novembre/décembre 2019) sont également poursuivis pour les mêmes motifs. "Nos demandes de liberté provisoire ont été rejetées et nous attendons l'enrôlement du procès".
En attendant, l'état de santé du quinquagénaire Abdellah Benaoum suscite l'inquiétude des hirakistes et des défenseurs des droits de l'Homme qui, en plein confinement, ont dû recourir de nouveau aux réseaux sociaux pour lancer un appel à la libération du détenu. Une campagne intitulée "Sauvez Abdellah Benaoum", lancée avant-hier soir sur Twitter, a récolté quelques milliers de signatures, selon la tendance publiée par des internautes qui s'insurgent contre le traitement réservé à l'activiste et à l'ensemble des détenus du hirak.
Ce n'est pas la première fois qu'Abdellah Benaoum fait face à des soucis judiciaires en raison de son activisme politique. En 2018, l'homme avait déjà été condamné à deux années de prison ferme pour outrage au président de la République déchu. Condamnation qu'il avait dénoncée par une série de grèves de la faim (l'une d'elles a duré presque trois mois) qui ont sérieusement entamé sa santé. À tel point qu'il a été remis en liberté sur demande de ses avocats, en juin 2019, quelques jours après le décès d'un autre détenu politique, Kamel-Eddine Fekhar. L'inquiétude autour d'Abdellah Benaoum intervient dans un contexte marqué par la poursuite de la campagne d'interpellations et de convocations de hirakistes à travers de nombreuses wilayas du pays.
L'une des dernières arrestations en date est celle d'Issam Sayeh, hirakiste et ancien détenu de la wilaya de Tlemcen, interpellé samedi dernier dans la localité de Hennaya. à la surprise générale, le jeune homme a été jugé et condamné à 18 mois de prison au cours d'un procès qui s'est tenu sans avocats de la défense. "Il a eu le même traitement réservé à Bahlat Ilyes (hirakiste ayant écopé d'une année de prison ferme sans la présence d'avocat, en avril dernier à Aïn Türck, ndlr)", a dénoncé Me Kamel-Rachid Louh, défenseur d'Issam Sayeh, en assurant ignorer la nature des d'accusations pour lesquelles son client a été jugé. Issam Sayeh avait été, rappelons-le, condamné en février dernier à six mois de prison, dont un mois ferme, par le tribunal de Tlemcen en compagnie de cinq autres hirakistes dont Nour El-Houda Oggadi. Ils avaient été jugés pour attroupement non armé, incitation à attroupement et outrage et violences envers fonctionnaires des institutions de l'Etat.
S. Ould Ali


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.