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L'épreuve
27e partie
Publié dans Liberté le 02 - 07 - 2020

Résumé : Faouzi relate à Naïma l'histoire de sa vie. L'homme avait fait de bonnes études. Il rentre au pays et installe son cabinet, puis rencontre Nassima, sa future épouse.
- Elle était très belle et avait un sourire à faire fondre les pierres. Les malades l'adoraient. C'était elle l'infirmière en chef, qui dirigeait le service de psychiatrie, non loin du mien. De temps à autre, lors de ses gardes, elle venait prendre le thé, et nous nous sommes vite découvert des affinités. Beaucoup d'affinités. Si bien qu'au bout d'un temps je ne faisais que penser à elle. En commun accord, nous avons décidé de nous marier sans plus attendre. Elle était déjà enceinte de Farouk. Mes parents s'étaient opposés à cette union, mais je tins à honorer mon engagement envers elle. Nous nous étions juré amour et fidélité, et Farouk vint au monde dans un climat des plus sereins. Une année plus tard, c'est Riad qui nous rejoignit, et à ce moment-là, mon bonheur n'égalait aucun d'un autre homme au monde.
Quelques années passèrent sans encombre. Nassima s'occupait des enfants, et moi de mon cabinet. Mes affaires marchaient bien. Mais mon épouse avait changé. Beaucoup changé. De la femme douce que j'ai connue, elle devint cette matérialiste que seul l'argent intéressait. Elle voulait plus, toujours plus. La voiture, les bijoux, les voyages, les belles toilettes, etc. Elle avait contracté la folie des grandeurs, non seulement envers moi, mais aussi et surtout envers ma famille, qu'elle reniait et qu'elle ne considérait plus que comme une famille de paysans sans savoir-vivre aucun. Je commençais à fréquenter les bars et à goûter à l'alcool, qui devint le seul refuge à mes maux. Je travaillais comme un forçat pour contenter madame, et elle, elle me regardait à peine. J'ai pu quand même mettre assez d'argent de côté et vendre un terrain au bled que mon grand-père m'avait légué pour construire cette clinique et l'équiper. Cela m'avait pris cinq ans. Les enfants grandissaient. Farouk avait 8 ans et Riad 7 ans. Nassima, qui avait des relations biens placées, n'hésitait pas à se faire inviter à des réceptions de grand monde. Elle sortait tous les soirs, me laissant seul et fatigué. Peu importe, me dis-je. Et j'ai fermé les yeux sur ses comportements qui n'étaient pas dignes d'une épouse et d'une mère de famille. Tu vas me prendre pour un faible, et je l'ai réellement été. Je n'ai pas su être ferme au moment qu'il fallait, et voilà le résultat. Nassima rencontre un homme plein aux as, installé à l'étranger, avec qui elle entretiendra une relation assez sérieuse, puisque cela avait fini par notre divorce et par son remariage avec ce monsieur. Je cru devenir fou, le jour où elle vint récupérer les enfants – dont elle avait pu avoir la grade – et me faire ses adieux. Je n'ai dû mon salut qu'au soutien de ma famille et de mes amis. Mon ex-épouse était devenue un être sans cœur et sans scrupules. J'étais bien naïf. Je lui faisais confiance, et elle m'a trahi. Trois années durant, elle avait coupé totalement les ponts, à tel point que je n'avais plus de nouvelles de mes propres enfants. Il avait fallu l'intervention d'un ami, avocat, pour que Farouk me contacte. J'étais très ému. Il est venu passer quelques jours avec moi, et l'année d'après, Riad l'a accompagné. Ensuite, cela est devenu très régulier. Chaque été, nous nous retrouvons tous les trois pour passer les vacances ensemble. Je suis très fier de mes deux garçons. Ils sont très beaux tous les deux et travaillent bien à l'école. Un rayon de lumière dans l'obscurité de mon existence.
Comme il marquait une pause, Naïma demande :
- Et pourquoi ne peux-tu donc pas quitter le territoire, Faouzi ?
- Ah ! Nous y voilà.


(À SUIVRE)
Y. H.
[email protected]
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