Enseignement supérieur : examen de la coopération bilatérale avec les Emirats arabes unis    Ligue 1 : Tayeb Mahyaoui nouveau président du MC Oran    Le moudjahid Hamana Boulaaras n'est plus    Journées nationales du costume algérien sous le thème "Mon costume, ma mémoire, ma culture"    Tiaret : Le réseau d'alimentation en eau potable sera réhabilité    Encore un scandale à l'ESSTS de Dely Brahim : Quatre plaintes pour harcèlement contre le directeur    On vous le dit    Mila: logements et aides financières pour les sinistrés des deux tremblements de terre    Hong Kong : Pékin sanctionne à son tour 11 responsables américains    L'Algérie condamne vigoureusement l'attaque terroriste au Niger    Chlef: Le nouveau procureur général installé    PUB' : LE GRAND « FAITOUT »    Défis et impératifs des urgences    Les cas de Covid-19 en recul    Tlemcen: Motos et quads sous surveillance    LA SACRALITE DEBONNAIRE DE L'ANSEJ    Commerce extérieur: Tebboune veut une évaluation de l'accord avec l'UE    Constantine: Le comédien Bachir Benmohamed n'est plus    Tébessa: Autre temps, autres gens...    Moussaoui, la priorité du Chabab    "Benchaïra a encore une bonne marge de progression"    Le SNJ réagit à la lourde condamnation du journaliste Khaled Drareni    3 ans de prison pour Drareni, Belarbi et Hamitouche 2 ans de prison, dont 4 mois ferme    L'Europe doute des résultats de la présidentielle    Ankara envoie un navire de recherche d'hydrocarbures    Le gouvernement Diab démissionne    Plus de 13 ha de forêt consumés par le feu    Les chemins de wilaya réhabilités    Un kilomètre de lignes électriques endommagé    l'Algérie engagée dans une lutte sans relâche contre les menaces à ses frontières    Tebboune ordonne l'accélération des enquêtes et la sanction des auteurs    L'Espagne exprime la volonté de développer la coopération avec l'Algérie    "Je ne quitterai Nice que pour un grand club"    Décés de la comédienne Nouria Kazdarli a l age de 99 ans    La mosquée Sidi Ghanem n'a subi aucun dégât    Polémique autour d'une publication sur Okba Ibn Nafaâ    La dernière icône de l'âge d'or du théâtre algérien    Start-up: le Fonds de financement opérationnel dès la semaine prochaine    Sortie de promotions d'officiers de l'ESDAT de Reghaïa    Reconstruction de Beyrouth: les donateurs conditionnent l'aide à une palette de réformes    WSRW demande au français Voltalia de s'abstenir de toute activité à Laâyoune    ALGERIE-ESPAGNE : Le ministre espagnol de l'Intérieur reçu par le président    Rachid Belhout n'est plus    C'est le jour de vérité !    Les révélations glaçantes de sa famille    13 relaxes et une condamnation avec sursis    Parler mais en silence et si possible en langue nationale    L'entraineur zeghdoud donne son accord de principe au nahd    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Le Burkina pris dans une spirale de violence
Plus de 180 corps découverts dans des fosses communes
Publié dans Liberté le 09 - 07 - 2020

Des témoignages recueillis par l'ONG Human Rights Watch accusent les autorités d'exécutions extrajudiciaires. Mais Ouagadougou les a rejetées, attribuant ces assassinats aux terroristes affiliés à Al-Qaïda.
Des fosses communes contenant au moins 180 corps, majoritairement des Peuls, ont été découvertes dans le nord du pays, dans la ville de Djibo, au cours de ces derniers mois, a indiqué hier un rapport détaillé de l'ONG Human Rights Watch, mis sur son site.
L'organisation de défense des droits humains, se basant sur plusieurs témoignages précis, n'exclut pas l'implication des autorités du pays dans ces massacres à grande échelle commis entre 2019 et 2020. "Des preuves disponibles suggèrent l'implication des forces de sécurité du gouvernement dans des exécutions extrajudiciaires massives", ont écrit les rédacteurs de ce document, appelant l'ONU à exiger des comptes des responsables burkinabés.
"Les habitants de la ville de Djibo qui ont vu les corps ont déclaré à Human Rights Watch que la plupart des personnes, tous des hommes, avaient été exécutées entre novembre 2019 et juin 2020 laissées en groupes de 3 à 20 le long des routes principales, sous les ponts ou dans les champs et les terrains vagues dans un rayon de 5 km du centre de Djibo", lit-on dans le rapport de Human Rights Watch. Selon les déclarations recueillies par l'ONG, "des restes de personnes sont à ce jour pas encore enterrés". Human Rights Watch croit savoir, d'après les déclarations des habitants de la ville, que la plupart des victimes étaient "identifiées comme étant des Peuls, à travers leurs vêtements et leurs caractéristiques physiques.
Plusieurs habitants ont déclaré qu'ils connaissaient de nombreuses victimes", affirme l'ONG. Les autorités du Burkina Faso doivent découvrir de toute urgence qui a fait de Djibo un "champ de bataille", a déclaré Corinne Dufka, directrice du Sahel à Human Rights Watch. "La plupart des informations recueillies renvoient vers les forces de sécurité gouvernementales, il est donc essentiel de mener des enquêtes impartiales", a-t-elle ajouté. Pour son enquête, l'ONG a interrogé plus de 20 personnes de la ville de Djibo. "Toutes ont affirmé avoir vu les corps des personnes exécutées par les forces gouvernementales", indique le rapport.
Mais la thèse "islamiste" n'est pas non plus exclue. Le Burkina Faso en proie aux violences terroristes a subi ces derniers mois plusieurs attaques attribuées à Al-Qaïda visant indistinctement les forces de sécurité et les civils. À partir de 2016, des groupes islamistes armés alliés à Al-Qaïda ou à l'Etat islamique ont attaqué des postes des forces de sécurité et des civils dans tout le Burkina Faso, mais principalement dans la région du Sahel limitrophe du Mali et du Niger. Human Rights Watch a documenté depuis 2017 le meurtre de plusieurs centaines de civils par des groupes islamistes armés ainsi que leurs attaques généralisées contre les écoles.
Les autorités du pays ont rejeté, pour leur part, la responsabilité des forces armées dans les massacres de Djibo. Le ministre de la Défense a démenti l'implication de ses forces, tout en s'engageant à "enquêter sur ces allégations et à garantir le respect des droits de l'homme en matière de sécurité".
Dans une déclaration à HRW, il a affirmé que "les tueries avaient eu lieu lors d'une vague d'attaques par des islamistes armés" et a suggéré qu'"elles auraient pu être commises par ces groupes, en utilisant des uniformes de l'armée volés et la logistique", précisant qu'il est parfois "difficile pour la population de faire la distinction entre les groupes terroristes armés et les forces de sécurité".
K. Benamar


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.