Rudement touchés par l'arrêt de leur activité pour raison de la crise sanitaire, les transporteurs de voyageurs de la wilaya de Béjaïa, interwilayas, interurbains et ruraux, sont revenus à la charge en observant, hier, un deuxième rassemblement de protestation devant le siège de la wilaya pour réclamer des mesures adéquates face aux retombées néfastes subies durant plus de quatre mois de confinement sanitaire. Une action de rue, initiée par leur syndicat de wilaya, l'Union générale des commerçants et artisans algérienne (UGCAA). Ils étaient des dizaines de transporteurs de voyageurs, venus des quatre coins de la wilaya, à prendre part à cette action. Rencontrés sur les lieux, les transporteurs et leur représentant syndical ont soutenu, de prime abord, que l'indemnité de 10 000 DA que leur ont octroyée les autorités est insignifiante devant l'impact subi pendant cette période de confinement. "L'aide de 10 000 DA décidée au profit des transporteurs, dont certains ne l'ont pas encore perçue, est insignifiante devant les pertes que nous avons subies", nous a déclaré un groupe de transporteurs. "Nous réclamons des mesures à la hauteur des pertes subies", nous a déclaré Ichaâlalane Kamal, SG de l'UGCAA de wilaya. "Reprendre l'activité avec un bus à moitié vide n'est pas du tout rentable d'autant plus que les prix du gasoil, des lubrifiants et de la pièce de rechange ont augmenté", ajoute notre interlocuteur. "Nous sommes 2 700 transporteurs de voyageurs à travers toute la wilaya à nous retrouver du jour au lendemain au chômage. Nous nous sommes endettés durant ces quatre mois de crise sanitaire", regrette notre vis-à-vis pour qui s'il devait y avoir reprise, il fallait revoir à la hausse les tarifs de voyage. À défaut, poursuit-il, il nous faut une prise en charge conséquente. "Il nous faut une aide minimum de 20 000 DA par mois. Soit l'équivalent du Smig", propose M. Ichaâlalane à cet effet. L. OUBIRA