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Le bras de fer IBK-Dicko se corse
La situation politique malienne dans l'impasse
Publié dans Liberté le 11 - 08 - 2020

L'ancien président du Nigeria, Goodluck Jonathan, est retourné, hier, à Bamako en tant que représentant de la Cédéao, pour une éventuelle tentative de médiation, que l'opposition rejette désormais, estimant que l'organisation ouest-africaine penche pour IBK.
Le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) organisera aujourd'hui un grand rassemblement de contestation à Bamako, pour exiger une nouvelle fois la démission du président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), a annoncé dimanche soir cette coalition de l'opposition malienne.
Dirigée par l'influent imam Mahmoud Dicko, cette nouvelle coalition a appelé tous les Maliens à se rendre massivement à Bamako pour la réussite de ce rassemblement, le premier après la démonstration de force du 10 juillet dernier et qui avait été sauvagement réprimée par les autorités, faisant une douzaine de morts parmi les manifestants, selon un bilan officiel. "Nous sommes déterminés, nous n'avons pas peur et nous n'allons pas reculer", a déclaré l'imam Dicko, espérant que la nouvelle manifestation anti-Keïta "s'inscrira dans l'histoire".
Cette manifestation intervient quelques jours après la tenue d'un sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), dont fait partie le Mali et qui considère la démission d'IBK comme une ligne rouge à ne pas franchir. Mais toutes les conclusions de la Cédéao ont été rejetées en bloc par le M5-RFP, qui a dénoncé surtout les menaces émises par cette organisation sous-régionale contre tous ceux qui entraveraient la mise en œuvre de son "processus de normalisation de la crise politique" à Bamako.
Dénonçant ce qu'il qualifie d'"ingérence de la France", l'imam Dicko s'en est aussi pris au Premier ministre d'IBK, auquel il avait exigé de démissionner aussi, lors d'une rencontre à son domicile à Bamako. "Nous ne voulons plus de Boubou Cissé comme Premier ministre", a-t-il déclaré lors de ce point de presse dimanche, qui a vu le rassemblement de centaines de ses partisans.
"Boubou Cissé n'est pas avec la majorité, il n'est pas avec l'opposition, encore moins la société civile", a-t-il ajouté. Le M5-RFP a affirmé dimanche que cet appel à manifester est une "décision collégiale" entre les membres de cette coalition, constituée de plusieurs partis de l'opposition, de syndicats et de membres de la société civile, qui dénoncent la "mauvaise gouvernance" d'IBK, également accusé de s'entourer de gens corrompus et incompétents.
De nombreux scandales de corruption et d'abus de pouvoir n'ont pas cessé de secouer l'actuel président, des membres de sa famille et le parti de la majorité présidentielle, mais aucun n'a été jugé jusque-là. S'y ajoutent aussi les problèmes qui se sont accumulés dans plusieurs secteurs socioéconomiques au Mali et qui ont nourri la colère d'une partie des Maliens, déjà éreintés par une situation politico-sécuritaire chaotique depuis 2012. Mais ce sont les irrégularités qui ont marqué les législatives du 29 mars et du 19 avril derniers qui ont fait déborder le vase.
Au moins 31 députés ont été spoliés de leur victoire, provoquant un vaste mouvement de contestation de leurs partisans. Ce mouvement de colère a donné naissance au M5-RFP, dont la principale préoccupation aujourd'hui est le départ d'IBK, la dissolution de l'actuelle Assemblée malienne et la mise en place d'un gouvernement de transition.

Lyès Menacer


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