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La fille des Aurès
84e partie
Publié dans Liberté le 20 - 10 - 2020

Résumé : Hakima demande à Faouzi de lui donner tous les détails sur sa famille et les recherches qu'il avait entreprises pour retrouver la trace de ses origines. Elle ne veut pas trop croire au père Noël, et doute encore de la véracité des dires de son rédacteur en chef. Mais ce dernier tente de la raisonner. Dans l'intervalle, Hamid est mis au pied du mur par Nawel.
EST-CE LA BONNE PISTE ?
À peine l'avion a-t-il atterri que Faouzi prend la main de Hakima.
- Ammi Aïssa nous attend sûrement. Je l'ai appelé pour lui donner l'heure de notre arrivée.
- Ammi Aïssa ? Ah tu veux parler du chauffeur de taxi ?
- Oui. Mais pour moi, il représente plus qu'un chauffeur de taxi. Je lui dois beaucoup dans le dénouement de cette histoire.
- Le dénouement ? Tu parles déjà de dénouement, alors que je n'ai pas encore rencontré cette famille dont tu parles.
- Mais je crois que c'est le but précis de notre déplacement jusqu'à Batna. Dans quelques instants, tu rencontreras ta famille, Hakima.
La jeune fille ne semblait pas encore convaincue.
- Tu m'as dit leur avoir proposé un test ADN pour confirmer la filiation.
Faouzi lui serre la main.
- Une simple formalité. Ce test ne sera que le dernier rempart. Et puis, pourquoi t'inquiéter ? Lorsque j'ai rencontré ton frère Kamel, puis ton père, tous mes doutes s'étaient envolés comme par enchantement. Les traits de famille ne trompent jamais. Kamel te ressemble comme deux gouttes d'eau, et tu as hérité de la couleur de cheveux de ton père et de la forme de ses yeux. Des détails qui trompent rarement.
Hakima affiche encore un air hésitant, mais elle est contrainte de suivre Faouzi qui la tenait toujours par la main. Ils se dirigèrent vers la sortie. Ammi Aïssa les attendait. Il leur souhaita la bienvenue, et sans demander son reste il les invite à monter dans le taxi et démarre.
- Où allons-nous ?, demande Hakima.
- Chez toi, lance Faouzi avec un sourire. Chez toi. Tu vas d'abord faire connaissance avec ta petite famille.
- Ma petite famille ?!
Hakima se pince très fort pour être sûre qu'elle ne rêvait pas.
- J'ai une famille, Faouzi. Tout ça me paraît tellement irréel.
- Je te comprends. J'ai moi-même proposé à tes parents de te ramener ici à Batna. Je ne voulais pas brusquer les choses, car si je les avais écoutés, tout le monde aurait débarqué à Alger sans crier gare. Tu imagines un peu tout ce monde à la rédaction !
Hakima écarquille les yeux.
- Hein ? Ils auraient débarqué à la rédaction ?
Faouzi se met à rire.
- Mais où veux-tu donc qu'ils débarquent ?
Hakima soupire.
- Je ne sais pas. Je ne sais plus. Toute cette agitation me fatigue. Je ne sais plus quoi faire, ni quoi répondre, je suis confuse.
- Cela se comprend bien, mon amie. Tu n'es pas arrivée à la fin de tes surprises.
Il désigne une villa au coin de la rue.
- Tu vois cette maison ? C'est celle de tes parents.
- Hein ? Nous arrivons déjà ?
- Tu n'es pas heureuse d'être là ?
Hakima se met à trembler.
- Je ne sais plus. Ne serait-il pas plus logique de rentrer à Alger ?
- Tu es folle ?! Après tout ce que j'ai entrepris, tu veux que j'abandonne ? Non, Hakima. Essaye plutôt de maîtriser tes émotions. Je comprends fort bien tes appréhensions, mais cela se dissipera bien vite, crois-moi.
À leur descente du taxi, Ammi Aïssa leur dit :
- Je reste dans les parages si vous avez besoin de mes services. Mais tel que je connais Si Mustapha, je ne pense pas qu'il va vous libérer de sitôt.
Faouzi le remercie et prend le bras de Hakima.
- Allons-y.
Ils s'approchèrent du portail. Faouzi n'eut pas besoin d'appuyer sur la sonnette. Kamel et son père ainsi qu'une femme les attendaient.
Faouzi se retourne vers Hakima.
- Ils sont aussi pressés de faire ta connaissance que tu l'es de faire la leur.
Kamel s'approche d'eux.
- Soyez les bienvenus.
Il regarde Hakima et sourit.
- Sois la bienvenue ma sœur.

(À SUIVRE)
Y. H.
[email protected]o.fr
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