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Mohamed Baba-Nedjar, le détenu oublié
Il a entamé une grève de la faim pour réclamer un procès équitable
Publié dans Liberté le 17 - 11 - 2020

Le père du détenu est favorable "à la réouverture du dossier" afin de permettre à son fils "de prouver son innocence" dans un crime qu'il "n'a jamais commis".
Le jeune Mozabite Mohamed Baba-Nedjar en détention depuis 15 ans est en grève de la faim depuis avant-hier. C'est la énième action qu'il entame depuis sa cellule dans l'espoir de convaincre les autorités judiciaires de rouvrir son dossier.
Condamné, en appel, à perpétuité par la cour criminelle de Médéa en 2009 pour meurtre avec préméditation sur la personne de Bazine Brahim, bénévole à la section locale du Croissant-Rouge algérien, Mohamed Baba-Nedjar ne cesse depuis, de réclamer un procès équitable et de rejeter l'accusation portée contre lui.
"C'est la 5e ou 6e grève de la faim qu'il entame dans l'espoir de voir son dossier réexaminé", affirme Bachir Baba-Nedjar, père de Mohamed. "On a épuisé tous les recours, interpellé toutes les autorités et nous nous sommes mobilisés depuis, mais rien n'est fait pour rejuger notre fils", regrette le père qui appelle de tous ses vœux "à la réouverture du dossier", afin de permettre à son fils "de prouver son innocence" dans un crime qu'il "n'a jamais commis".
Bachir Baba-Nedjar regrette également que son fils "soit oublié". "Rares sont ceux qui se mobilisent encore pour Mohamed", a-t-il dit. "Il est actuellement à la prison de Blida et cela nous fait 1 200 km en aller-retour pour lui rendre visite", a-t-il déploré, dénonçant une situation qui dure depuis 15 longues années.
"Il a été incarcéré à Ghardaïa, ensuite à Berrouaghia, à Babar dans la wilaya de Khenchela, avant de le transférer la prison de Saïda où il a fait une grève de 110 jours, pour se retrouver depuis 5 ans à Blida", a retracé son père. Pour rappel, Mohamed Baba-Nedjar, né en 1984, est accusé du meurtre du défunt Bazine Brahim commis dans la soirée du 20 octobre 2005, à proximité de la mosquée Tawrirt de la ville de Ghardaïa.
Lors de son procès en appel à Médéa, Baba-Nedjar avait expliqué que le soir du crime, il avait été invité chez son oncle pour rompre le jeûne chez lui et qu'il s'était rendu de son propre gré à la police de Ghardaïa qui l'avait convoqué, alors qu'il se trouvait à Zelfana.
Une affirmation soutenue par son père et son oncle. Il avait affirmé également qu'il ne connaissait pas la victime et encore moins le lieu du crime. Face à la constance des propos de l'accusé, la justice le confronte à des témoignages de deux personnes qui ne cessaient de revoir leurs versions des faits, mais jamais présents au procès.
La victime qui a rendu l'âme deux jours après l'agression, avait affirmé qu'elle avait été attaquée par deux individus encagoulés et à mobylette. Lors du procès, la défense de Baba-Nedjar s'était interrogée sur l'absence d'enquête pour identifier cette seconde personne qui aurait participé au crime.
La justice s'était appuyée sur "des pièces à conviction" pour justifier la condamnation : un jerrican d'essence trouvé au domicile de l'accusé et le témoignage d'un ami du fils de la victime.
Ce "témoin" avait déclaré que Baba-Nedjar avait une mobylette. Ce même témoin n'avait jamais été confronté à l'accusé. Lors du même procès, le fils de la victime avait dit que son défunt père était en conflit avec la commission de wilaya du Croissant-Rouge.
Il avait ajouté que la voiture de son père avait été incendiée quelque temps auparavant et que l'auteur du forfait avait menacé le père de lui faire subir le même sort que sa voiture.
Pour les avocats qui ont défendu l'accusé, le procès n'avait pas répondu à une question essentielle dans tout jugement. "Quel est le mobile du crime ?". Pour eux, cette question n'a toujours pas eu de réponse. Contactés par téléphone, plusieurs proches du détenu ont affirmé que Baba-Nedjar "a refusé de participer à une machination qui visait le défunt Dr Kamaleddine Fekhar".

Mohamed MOULOUDJ


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