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Noureddine Tounsi incapable de comparaître devant le juge d'instruction
Ses avocats qualifient son état de santé de lamentable
Publié dans Liberté le 26 - 11 - 2020

Les proches de Noureddine Tounsi et son avocat Me Khemisti s'inquiètent de l'état de santé du lanceur d'alerte qui vient de suspendre une grève de la faim d'une dizaine de jours, observée pour dénoncer le traitement qui lui a été imposé depuis son arrestation le 23 septembre dernier. "Je l'ai vu hier à l'occasion de sa comparution devant le juge d'instruction du tribunal de Fellaoucène qui devait l'entendre sur le fond.
Noureddine Tounsi était dans un état lamentable, il a perdu beaucoup de poids et son état de santé ne lui permettait pas de se déplacer seul. D'ailleurs, le juge d'instruction a dû se rendre dans les geôles du tribunal pour constater l'incapacité du prévenu à être entendu. La comparution a donc été reportée à une date ultérieure", rapporte Me Farid Khemisti, très affecté par ce qu'il a vu.
Noureddine Tounsi, qui souffre de diabète et d'hypertension artérielle, semble subir les conséquences de sa grève de la faim. "Nous avons insisté auprès du juge d'instruction pour qu'il prenne attache avec la direction du centre de détention, afin que Tounsi soit transporté à l'infirmerie. Il nous a promis de faire le nécessaire", continue Me Khemisti qui espère un rapide transfert du malade. Noureddine Tounsi, lanceur d'alerte connu pour avoir mis au jour différents dossiers de corruption et de malversations à Oran, devait être entendu dans un dossier dans lequel il est poursuivi pour intelligence avec l'étranger, divulgation de secrets professionnels et outrages et violences à fonctionnaires et institutions de l'Etat.
Officiellement, il est reproché au lanceur d'alerte ses liens avec... la Plateforme de protection des lanceurs d'alerte en Afrique (PPLAAF), manifestement vue comme la "partie étrangère", et ses interventions virulentes sur les réseaux sociaux dénonçant le fonctionnement de la justice et le comportement suspect de certains magistrats.
La PPLAAF, rappelle Me Khemisti, est une structure qui vise à protéger les lanceurs d'alerte. "Quant aux reproches qu'il fait à certains magistrats, mon client affirme disposer de preuves irréfutables", continue l'avocat, encore surpris par la gravité des charges retenues contre son client. L'ancien employé du port d'Oran — il avait alerté sur la gestion du port, les importations de l'OAIC... — et quelques-uns de ses pairs lanceurs d'alerte réclament, depuis des années, de l'Etat algérien, la protection qui leur est due en raison de leur statut qui les met en réel danger. "Nous risquons nos vies et la tranquillité de nos familles pour alerter sur les malversations et les trafics.
Mais au lieu de bénéficier d'une protection, nous sommes persécutés, parfois menacés de mort, sans que les autorités réagissent", avait dénoncé Tounsi au cours d'un sit-in de protestation organisé par quelques lanceurs d'alerte en 2019. Noureddine Tounsi a été interpellé lundi 21 septembre et mis en garde à vue au siège de la sûreté de wilaya pendant 48 heures avant d'être déféré devant la justice et placé sous mandat de dépôt par le magistrat instructeur.
Révolté par la lenteur des procédures, il a entamé une grève de la faim qui a sérieusement nui à son état de santé et suscité l'inquiétude de son épouse et de ses proches. Lundi 22 novembre, partageant l'inquiétude de la famille Tounsi, le bureau de la Laddh a rédigé un communiqué, signé de son responsable Kaddour Chouicha, dans lequel, il déplore le traitement réservé à un lanceur d'alerte "qui avait à cœur de protéger le patrimoine et les biens communs". Rappelant que Tounsi "avait demandé à plusieurs reprises, publiquement, la protection qu'est en droit d'attendre un lanceur d'alerte qui fait l'objet de sanctions..." et "cru qu'informer tous les services de sûreté et de sécurité sur les dépassements qu'il a dénoncés l'aideront à faire éclater la vérité", la Laddh appelle à la réhabilitation du lanceur d'alerte et à sa rapide remise en liberté.
"Cette affaire est un vrai examen pour la justice algérienne, surtout que les instances qui avaient été chargées de combattre ce mal, qu'est la dilapidation de l'argent public, n'ont présenté aucun bilan positif de plusieurs années d'activité", a estimé la Laddh.


S. Ould Ali


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