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L'héritage
22e partie
Publié dans Liberté le 28 - 11 - 2020

Résumé : Nafissa me demande d'aider son mari. J'avais déjà pris les devants dans ce sens. Mais avant tout, je voulais savoir à qui j'avais affaire. Il se présente à mon cabinet en compagnie de sa femme.
Je le dévisageais un moment avant de lancer :
- Ecoute, Saïd, je veux bien t'aider à sortir de ta misère, mais à une seule condition.
- Tout ce que vous demanderez, docteur, est d'avance accepté. J'ai vu ce que vous avez fait pour Nafissa et les enfants, et je ne l'oublierai jamais. Je ne suis pas aussi ingrat que certains le pensent.
- C'est ce que nous verrons, Saïd. Voilà ce que je te propose : tu vas tout de suite arrêter la boisson et toutes ces drogues douces que tu ingurgites à tout bout de champ, au détriment de ta santé.
L'homme baisse la tâte et me répond d'une voix nouée par l'émotion :
- C'est la misère et la mal-vie qui nous poussent vers ces calamités, docteur.
- Fini, tout ça ! Tu auras un travail et un toit. Ta famille sera à jamais à l'abri du froid et du besoin.
- Alors, docteur, je fais la promesse devant Dieu Tout-Puissant de ne plus jamais toucher ni à l'alcool ni à la drogue.
- Bien ! Puisque j'ai ta promesse, je ne vais plus douter de ta parole d'homme.
Je pris la décision d'envoyer dès le lendemain tout ce beau mode à la campagne. Mes oncles octroyèrent un travail de conducteur d'engin à Saïd, et ma grand-mère Zahra fut très heureuse d'avoir une femme à son service à elle seule dans cette grande maison qui grouillait de monde à longueur de journée. Les enfants furent scolarisés et s'habituèrent bien vite aux lieux. J'avais réussi le pari de sauver une famille. L'image de mon grand-père s'afficha devant mes yeux : "Faites du bien autour de vous, Dieu saura vous récompenser."
Des paroles qui ne m'ont jamais quittée et qui me rappelaient à chaque fois que tant que je pouvais faire quelque chose, je ne devrais jamais reculer. Hacène aussi était heureux pour cette famille qui, en fin de compte, a pu trouver son salut. Il me félicita pour ma ténacité mais me sermonna pour mon imprudence.
- Et si jamais cet homme se remet à se droguer, et cette femme à se prostituer ? Qui va s'occuper de leurs enfants ? Ta grand-mère Zahra- ?
- Non, Hacène. Ne doute plus de la bonne volonté de ces pauvres gens. La misère peut engendrer tous les fléaux. Ces gens n'en sont que des victimes et il faut les aider à retrouver le droit chemin. Tu verras, dans quelques jours nous aurons de leurs nouvelles.
Ma grand-mère Zahra vint nous rendre visite un mois plus tard. Impatiente, je la questionnais sur Nafissa et Saïd.
- Mon Dieu, s'écrie-t-elle, que vais-je faire pour te remercier d'avoir mis cette bonne femme à ma disposition ? C'est une véritable perle de foyer, et elle est d'une honnêteté incroyable. Jamais elle n'ose toucher à quelque chose sans me le demander. Son mari, de son côté, s'avère quelqu'un de très sérieux. Il est le premier levé et le dernier couché. Tes cousins ne tarissent pas d'éloges sur lui.
J'étais soulagée une fois pour toutes. Connaissant ma grand-mère, je pouvais me fier à ses dires, elle qui a toujours su juger les gens à leur juste valeur.
Pendant les vacances de printemps, je me rendis à la ferme pour juger par moi-même de la véracité des dires de mes cousins et de mes oncles.
Ces derniers me présentèrent un Saïd complètement métamorphosé qui, à ma vue, devint rouge comme une tomate :
- Alors, Saïd, comment vas-tu ? Le travail te plaît-il ?
Il avait les larmes aux yeux en me
répondant :
- Oh, madame, que Dieu vous protège et vous donne le bonheur que vous méritez. Le mien est déjà fait. Mes enfants mangent à leur faim et sont scolarisés, et ma femme a oublié ses rancunes envers moi. Grâce à vous, nous formons de nouveau une famille heureuse. Le travail sur vos terres est un vrai régal. J'ai toujours rêvé de travailler en plein air et en totale liberté.
Je rencontrai une Nafissa épanouie et gracieuse à souhait. Elle vint m'embrasser et me remercier à son tour.
Je lui remis quelques friandises pour ses enfants, puis me rendit au cimetière du village pour me recueillir sur la tombe de mon grand-père.
(À SUIVRE)
Y. H.
[email protected]
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