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Intégration de la musique de l'Ahaggar dans l'organologie universelle
le projet est le premier du genre en Algérie
Publié dans Liberté le 29 - 11 - 2020

Le chercheur Abdelouahab Bougherda propose à travers ce projet la classification tripartite des instruments traditionnels, à savoir l'imzad, tazamart et le tindi, dans une logique universaliste favorisant leur emploi dans les compositions musicales et des arrangements destinés aux spectacles symphoniques ou encore à la production cinématographique.
Diplômé de l'Institut national supérieur de musique, Abdelouahab Bougherda, met à profit ses connaissances pour intégrer le patrimoine immatériel de l'Ahaggar dans l'organologie des instruments de musique, mais surtout dans des orchestres universels.
Son projet propose une classification tripartite des instruments traditionnels, à savoir l'imzad, tazamart et le tindi, dans une logique universaliste favorisant leur emploi dans les compositions musicales et des arrangements destinés aux spectacles symphoniques ou encore à la production cinématographique.
Pour notre interlocuteur qui se présente comme un jeune chercheur voué à l'étude des instruments de musique utilisés dans la région de Tamanrasset, l'intégration des techniques empruntées principalement au domaine de l'histoire de l'art, mais aussi à l'ethnologie de cette région millénaire est "plus qu'impérative si l'on veut franchir le seuil de la professionnalisation de notre art musical.Il est temps de se consacrer à cette science portant sur la description et la documentation des instruments existants et sur l'étude de leur histoire et de leur fonction dans leur environnement traditionnel et au sein des différentes cultures auxquelles ils appartiennent", a-t-il précisé.
"Il faut se focaliser davantage sur l'ethnomusicologie et la sociologie de notre patrimoine musical pour parvenir à des études académiques traitant de la structure et des aspects techniques des modes de production du son des instruments légués par nos aïeux", insiste M. Bougherda, en invitant les mélomanes universitaires à explorer l'héritage musical traditionnel de l'Ahaggar à travers une génération d'artistes, de musiciens et de solistes, dont certains, de véritables virtuoses, continuent de bercer leurs fans et de se produire sur des scènes internationales.
Le projet qui a été présenté à la ministre de la Culture, Malika Bendouda, lors de son dernier passage dans la wilaya de Tamanrasset, propose ainsi une classification fondée sur le mode de production des sons, plus précisément sur la nature du matériau vibrant.
Cette orchestration est composée des cordophones, des aérophones et des membranophones, indique notre interlocuteur en mettant l'accent sur la nécessité de développer quatre types de violon monocorde de formats adaptés aux exigences orchestrales et une série de tazamart et de tindi permettant de produire des sons en vibration par percussion ou friction, mais surtout pour garantir l'homogénéité musicale dans un spectacle alliant modernité et authenticité.
L'objectif de ce projet, souligne-t-il, consiste à instaurer un ordre de classement à base de données culturelles ou musicales confortant le développement des études scientifiques devant être réalisées sur nos instruments de musique et l'identité de notre patrimoine musical menacé de disparition.
"Pour que notre musique trouve place parmi les orchestres professionnels, et du coup véhiculer notre culture, notre identité et notre histoire à travers le monde entier, il est de notre devoir de sortir du cercle de la précarité et de l'amateurisme pour s'investir réellement dans des projets prometteurs, permettant à nos artistes locaux, entre autres pour ne citer qu'Ahmed Mouloudi, Brahim Ben Azzoum, Bouzid Chetima, Ahmed Adjela, Ahmed Zoukani et Ahmed Akouar, de sortir du gouffre de la marginalisation qui les ronge pour atteindre le zénith de la gloire en se produisant sous d'autres cieux", conclut-il.

RABAH KARÈCHE


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