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La répression des journalistes s'est durcie en 2020
Bilan annuel de Reporters sans frontières
Publié dans Liberté le 15 - 12 - 2020

Ce rapport partiel affirme que 2020 a été marquée par l'arrestation de "nouveaux prisonniers emblématiques", dont le journaliste algérien Khaled Drareni, condamné à deux ans, pour ses publications sur les réseaux sociaux et ses écrits sur le Hirak.
L'information "confinée" : le nombre de journalistes emprisonnés arbitrairement dans le monde est resté "historiquement haut" en 2020, à près de 400, tandis que la crise sanitaire s'est accompagnée d'une hausse des violations de la liberté de la presse, selon le bilan annuel de RSF publié hier. En décembre, 387 journalistes, professionnels ou non, étaient toujours sous les verrous pour avoir exercé leur métier, contre 389 un an plus tôt, d'après Reporters sans frontières. Comme l'année dernière, cinq pays concentrent plus de la moitié d'entre eux (61%), la Chine restant la plus grande prison du monde avec 117 journalistes détenus, devant l'Egypte (30), l'Arabie Saoudite (34), le Vietnam (28) et la Syrie (27). Si le nombre total de détenus a très légèrement diminué, l'année 2020 a été marquée par l'arrestation de "nouveaux prisonniers emblématiques", comme le correspondant de TV5 Monde et de RSF en Algérie, Khaled Drareni, ou la journaliste vietnamienne Pham Doan Trang.
Le nombre de femmes journalistes enfermées a en outre augmenté de 35% : 42 d'entre elles "sont actuellement privées de liberté", contre 31 en 2019, souligne le rapport. Preuve que les femmes, "de plus en plus nombreuses dans la profession, ne sont pas épargnées", dénonce le secrétaire général de RSF, Christophe Deloire, cité dans un communiqué. Au total, 17 ont "été jetées derrière les barreaux" au cours de l'année, dont 4 au Bélarus, centre d'"une répression sans précédent depuis" la réélection jugée frauduleuse d'Alexandre Loukachenko, aux commandes de cette ex-république soviétique depuis 1994.
Pic durant la Covid-19
Fait marquant de l'année, la pandémie de Covid-19 s'est traduite au printemps par un "pic non négligeable de violations de la liberté de la presse", favorisé par "les lois d'exception ou les mesures d'urgence adoptées" dans la plupart des pays. Selon RSF, qui a lancé en mars l'Observatoire 19, dédié à la question, "les interpellations et arrestations" ont ainsi été "multipliées par 4" entre mars et mai. "Sur plus de 300 incidents directement liés à la couverture journalistique de la crise sanitaire" entre février et fin novembre, impliquant près de 450 journalistes, "les interpellations et arrestations arbitraires" représentent "35% des exactions recensées (devant les violences physiques ou morales)". En Inde, "48 journalistes" ont par exemple été "visés par l'ouverture d'informations judiciaires entraînant l'arrestation d'une quinzaine d'entre eux, avant d'être libérés sous caution au bout d'une à quatre semaines", relève le rapport.
"Une nouvelle hausse du nombre d'incidents est également perceptible depuis le début de l'automne" et de la deuxième vague de l'épidémie, mais pas "avec la même ampleur" et principalement sous forme de "violences et d'agressions", est-il ajouté. Si les journalistes arrêtés pour leur suivi de la pandémie sont généralement relâchés au bout de quelques heures, jours ou semaines, 14 sont "toujours derrière les barreaux" en Asie (7 en Chine, 2 au Bangladesh, 1 en Birmanie), au Moyen-Orient (2 en Iran, 1 en Jordanie) et en Afrique (1 au Rwanda).
Chasse aux bloggeurs
La Chine, qui a "très largement censuré les critiques de sa gestion de la crise" sur "les réseaux sociaux", compte ainsi parmi ses "détenus Covid-19" l'avocate et journaliste non professionnelle Zhang Zhan, arrêtée après avoir donné début février des informations concernant l'épidémie en direct de Wuhan, sur Twitter et YouTube. Au Bangladesh, l'écrivain et blogueur Mushtaq Ahmed est maintenu en détention provisoire, accusé d'avoir "diffusé sur Facebook des rumeurs et de la désinformation" après un article "dénonçant la pénurie d'équipements de protection à destination des personnels soignants". Même si plus aucun "détenu Covid" n'y est répertorié, la situation reste préoccupante en Amérique latine, en Europe de l'Est ou encore en Asie centrale, où la pandémie sert de "prétexte idéal" pour "intensifier la pression", prévient RSF.
Autre enseignement du bilan, sans lien avec la Covid, "au moins 54 journalistes sont actuellement détenus en otages" en Syrie, au Yémen et en Irak, leur nombre ayant baissé de 5% en un an. L'ONG recense en outre 4 journalistes portés disparus en 2020, alors qu'aucun nouveau cas de disparition n'avait été enregistré en 2019. Ils sont originaires du Moyen-Orient, d'Afrique subsaharienne et d'Amérique latine.

R. I./Agences


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