Un vent de fronde souffle sur le RND à Béjaïa    Deux jeunes citoyens arrêtés, puis relâchés    Le maire de Chemini devant la cour d'appel de Béjaïa aujourd'hui    Rompre avec le statu quo    De l'eau trouble et malodorante dans les robinets    "L'ouverture du capital d'entreprises publiques n'est pas un dogme"    Condamnations en série après un appel à la normalisation avec Israël    "Je suis au CRB pour gagner des titres"    Le NAHD en réel danger    Des attestations pour une cinquantaine de chasseurs formés    Pas de changements pour la rentrée universitaire    "De l'importance de la littérature postcoloniale pour le vivre-ensemble"    Rabat s'est fourvoyé dans le choix de son nouvel allié    62 listes ont retiré le dossier de candidature à Oran    Au-delà des grandes formules...    Islam Slimani : «Les deux derniers matchs avec les Verts m'ont fait du bien»    Real : Courtois analyse le match nul face à Villareal    Ayoub Ferkous 77e et Abdelkrim Ferkous 81e    Six sports de combat domiciliés au Centre des conventions    L'ANPHA renouvelle son engagement à contribuer au développement du secteur pharmaceutique    Tayeb Louh face à ses juges    Sensibilisation sur la vaccination en Algérie    Tebboune rassure les responsables locaux    Sachez que...    2 244 écoles fermées en raison des menaces terroristes    Inauguration de la saison culturelle    Mondial 2022 : Un trio sénégalais pour Niger – Algérie    Flux migratoires : Cinq pays appellent à une juste répartition dans l'Union européenne    7es Journées nationales du monologue    Agressions et vols, un mandat de dépôt    Essais nucléaires français en Algérie: Faire appel aux obligations du Traité de non-prolifération    Face aux salaires, la circonspection    Djelfa: Une fillette tuée et un garçon blessé par un poids lourd    La sculpture est-elle «maudite» ?    En perspective des JM 2022 d'Oran: Des instructions pour la réhabilitation du Théâtre de verdure    Des retards qui font mal    Feu sur les spéculateurs!    Retrouvailles chaleureuses entre Lamamra et lavrov    Au moins huit militaires tués dans une embuscade    La vie a repris ses droits    Une saga diplomatico-judiciaire    Brèves    Le MAE chinois appelle à promouvoir le processus de règlement politique    Les indépendants à l'assaut des communes    L'Algérie renforce son dispositif de contrôle des voyageurs    L'Algérie face au triangle hostile    Reprise du programme culturel et artistique    Journée portes ouvertes    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



La dose de rappel est-elle garantie ?
La bataille ne fait que commencer dans l'approvisionnement du vaccin anti-covid
Publié dans Liberté le 09 - 02 - 2021

La représentante du ministère de la Santé est longuement revenue sur les différentes étapes franchies dans le cadre des négociations menées avec des producteurs du vaccin.
Même si les premiers lots du vaccin anti-Covid ont été importés directement des laboratoires, les autorités sanitaires n'ont pas pour autant abandonné le dispositif onusien d'achat groupé dit "Covax" qui garantit à tous les pays membres un accès rapide à tous les vaccins homologués par l'OMS.
L'Algérie, qui s'est engagée dans ce mécanisme qui assure l'approvisionnement sous l'égide de l'ONU, commencera vers la fin du mois en cours à réceptionner les premières livraisons du vaccin contre le coronavirus. C'est, en tout cas, ce qu'a assuré Mme Wahiba Hadjoudj, directrice de pharmacie et des équipements médicaux au ministère de la Santé.
"Le quota de l'Algérie du vaccin contre le virus dans le cadre du groupe ‘Covax' oscille entre 12 et 16 millions de doses, dont 35% seront réceptionnés comme premier lot vers la fin février", a affirmé le Pr Hadjoudj lors d'une journée d'études organisée par la commission de santé de l'APN consacrée aux mesures relatives à la vaccination contre la Covid-19. La nouvelle cargaison, qui sera réceptionnée, assurera, du coup, le maintien du rythme actuel des vaccinations entamé dans plusieurs wilayas.
Ce quota "Covax" viendra ainsi s'ajouter aux doses déjà acquises dans le cadre des négociations bilatérales engagées depuis l'été dernier directement avec le centre de recherche russe Gamaleïa et le laboratoire anglo-suédois AstraZeneca. Jusqu'ici, l'Algérie totalise un quota de 100 000 doses. Même réduit, ce nombre de doses déjà livrées aura néanmoins permis de réussir le challenge du lancement de la campagne de vaccination dans les délais impartis, soit avant le 31 janvier.
C'est dire que, malgré les contraintes d'approvisionnement mondial, l'Algérie n'est pas en retard. D'ailleurs, la représentante du ministère de la Santé est longuement revenue, lors de son intervention, sur les différentes étapes franchies dans le cadre des négociations menées avec des producteurs de vaccin. L'hôte de l'Assemblée nationale a expliqué que les autorités sanitaires ont mené simultanément des discussions "sanitaires" aussi bien dans le cadre multilatéral, via la formule Covax, que dans le cadre bilatéral avec les fournisseurs fabriquant le vaccin anti-Covid.
Le Pr Hadjoudj a révélé que "ces discussions avaient été extrêmement difficiles", tout en rappelant que les premiers contacts avec ces parties remontent au mois août 2020. Cette étape de négociations avec les fabricants n'a pas été de tout repos.
Les premières doses livrées et utilisées dans les centres de vaccination désignés sont le fruit d'un travail de longue haleine sanctionné par la signature des mémorandums d'entente pour l'acquisition de ces vaccins et par les négociations avec les ambassadeurs des pays producteurs du vaccin accrédités en Algérie.
Mme Hadjoudj ne manque pas de signaler dans le même contexte que les accords d'approvisionnement de l'Algérie garantissent une couverture de 70% des catégories sociales ciblées avec des indemnisations, dans le cadre du mécanisme "Covax", en cas d'effets secondaires dangereux du vaccin.
Pour sa part, le DG de l'Institut Pasteur, le Dr Fawzi Derrar, a évoqué les difficultés auxquelles l'Algérie a dû faire face depuis août 2020 durant les négociations pour l'acquisition du vaccin. Difficultés, soutient-il, surmontées grâce à nos experts chevronnés pour assurer le vaccin à 70% des citoyens depuis trois laboratoires internationaux, et ce, pour garantir une immunité collective contre le virus.
Du reste, la question qui se pose aujourd'hui est : comment allons-nous faire face aux éventuels retards de livraison qui ne sont, a priori, pas exclus au vu des pressions sur le marché mondial des vaccins. Allons-nous prendre la deuxième dose en retard ? Retarder la prise de la deuxième dose n'est-il pas aussi risqué ? À vrai dire, la bataille engagée par les autorités sanitaires pour l'acquisition du vaccin ne fait que commencer, puisqu'il faut parvenir parallèlement et dans un second temps à garantir la disponibilité de la seconde dose qui confère une immunité durable contre la Covid-19.
Le protocole vaccinal adopté stipule expressément qu'on ne peut se passer de la deuxième dose pour une efficacité du vaccin. L'intervalle optimal entre les deux injections ne saurait dépasser trois semaines. L'immunisation contre le coronavirus ne devient pleinement efficace qu'après l'administration de deux doses.


Hanafi H.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.