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Euro-Med Monitor exprime sa profonde inquiétude
mauvais traitement des détenus du Hirak du Rif au Maroc
Publié dans Liberté le 02 - 03 - 2021

L'observatoire épingle une nouvelle fois le royaume dont les traitements inhumains qu'il fait subir aux opposants ne semblent pas changer.
L'Observatoire euro-méditerranéen des droits de l'homme a exprimé hier sa profonde inquiétude concernant la détérioration de l'état de santé d'un certain nombre de détenus du mouvement Hirak Rif après avoir entamé une grève de la faim pour protester contre les conditions de détention difficiles et le traitement inhumain subi en prison, appelant les autorités marocaines à mettre fin à leurs pratiques déplorables.
Les deux détenus du mouvement Hirak Rif, Mahmoud Bouhnoush et Nasser Zefzafi, ont subi plusieurs violations affectant leur santé. Leur état s'est encore aggravé après leur grève de la faim pour protester contre les conditions d'isolement, l'impossibilité de communiquer avec leur famille et le refus de leur donner accès aux soins de santé nécessaires, a noté l'observatoire dans son communiqué.
"L'état de santé du détenu Mahmoud Bouhnoush s'est détérioré après 14 jours de grève de la faim qui lui a causé un sévère amaigrissement nécessitant son transfert à la clinique de la prison le lundi 15 février", a déclaré Khaled Amaz, avocat chargé de défendre les détenus de Hirak Rif.
Amaz a déclaré que Bouhnoush lui avait dit, lors d'une visite, qu'il était soumis à une humiliation constante car "il avait été menotté et avait traversé toutes les ailes de la prison, ainsi que placé dans un sanatorium semblable à une cellule d'isolement, avant de suspendre sa grève de la faim plus tard".
"La grève de la faim de Nasser a provoqué un soudain évanouissement qui l'a fait tomber par terre. Il a été retrouvé couvert de sang, car il saignait depuis une heure et vingt minutes sans que personne ne lui prête attention", a déclaré Ahmed Zefzafi, le père du détenu Nasser Zefzafi, à Euro-Med Monitor.
"Il avait également souffert d'une hypoglycémie sévère, d'une jaunisse et d'une pâleur des lèvres ; avant qu'il ne suspende sa grève de la faim le 17 février." Le conseiller juridique d'Euro-Med Monitor, Tarek Hajjar, a déclaré : "Les autorités marocaines doivent cesser leurs pratiques déplorables à l'encontre des détenus de Hirak Rif, qui violent les lois locales et internationales."
Et d'exhorter les autorités marocaines à "libérer immédiatement tous les détenus de Hirak Rif", de "mettre fin à tous les abus contre les détenus de Hirak Rif, enquêter sur toutes les violations auxquelles ils ont été exposés" et de "tenir les personnes impliquées responsables conformément aux lois locales et aux exigences du droit international".
L'observatoire a ensuite insisté sur "la nécessité de fournir aux détenus les soins de santé et leur permettre de communiquer avec leur famille et leurs avocats, mais aussi de protéger les droits de tous les citoyens à la manifestation et à la liberté d'expression sans aucune restriction ou abus". Et d'insister enfin sur l'obligation d'"écouter et satisfaire les demandes des Marocains en matière de vie et de développement".
Pour rappel, le mouvement Hirak Rif a éclaté dans la ville d'Al Hoceima, au nord du Maroc, en octobre 2016, pour protester contre l'assassinat du marchand de poisson Mohsen Fikry et exiger des réformes des conditions de vie, des projets de développement et la fin de la marginalisation de la ville.
Les autorités marocaines se sont empressées de réprimer les manifestations et ont arrêté des centaines de manifestants entre mai et juillet 2017, dont Nasser Zefzafi – l'un des plus éminents dirigeants du mouvement – et Mahmoud Bouhnoush.
Nasser Zefzafi a été condamné fin mai 2017 à 20 ans de prison pour "complot et atteinte à la sécurité de l'Etat" et autres motifs, tandis que 49 autres ont été condamnés à des peines allant de deux à quinze ans. Tous ont été reconnus coupables de charges arbitraires et injustes. Le nombre de détenus de Hirak Rif est actuellement estimé à 60 personnes.
Ces personnes sont soumises à des conditions de détention difficiles et à des traitements inhumains. Les autorités poursuivent une politique purement sécuritaire face aux manifestations de protestation, dans ce qui semble viser à humilier les détenus et à frustrer et intimider les manifestants pour les dissuader de revendiquer leurs droits légitimes.

R. I.


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