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Boudour et Tounsi de nouveau devant le tribunal
Ils ont fait opposition à leur condamnation par défaut
Publié dans Liberté le 09 - 03 - 2021

Ayant fait opposition à leur condamnation par défaut à une année de prison ferme, le journaliste Saïd Boudour et le lanceur d'alerte Noureddine Tounsi comparaissent aujourd'hui devant le tribunal de Fellaoucène, à Oran, pour répondre des menaces et tentative de chantage sur la personne de Kliliche Cheikh, entrepreneur établi à Sénia.
Mais selon toute vraisemblance, le procès sera une nouvelle fois ajourné en raison des mesures prises par le ministère de la Justice dans la lutte contre le coronavirus, qui prévoient notamment que les détenus soient jugés par visioconférence depuis l'établissement pénitentiaire. "Or, selon l'organisation mise en place par la cour d'Oran, le tribunal correctionnel de Fellaoucène accueille les procès à distance uniquement les mercredis. L'audience de Boudour et de Tounsi devrait logiquement avoir lieu un mercredi", avons-nous appris auprès d'un des avocats de la défense. Initialement programmé pour le 2 mars dernier, le procès avait été reporté à ce mardi à la demande du collectif de défense qui avait également demandé l'extraction des détenus de leur prison pour qu'ils soient jugés en présentiel.
Alors que Noureddine Tounsi est en détention depuis septembre 2020 dans le cadre d'un dossier dans lequel il est poursuivi pour "intelligence avec l'étranger", "divulgation de secrets professionnels" et "outrages et violences à fonctionnaires et institutions de l'Etat", Saïd Boudour s'est rendu, fin février, devant le procureur de la République près le tribunal de Fellaoucène, pour l'exécution d'un mandat de dépôt qui avait été délivré à son encontre en octobre 2019. Rappelons que les faits de cette affaire remontent à l'automne 2019, quand Saïd Boudour et Noureddine Tounsi ont été arrêtés à la suite d'une plainte pour chantage déposée contre eux par Kliliche Cheikh. Selon le plaignant, les deux hommes auraient exigé de l'argent pour ne pas divulguer des informations privées compromettantes.
Déférés devant la 5e chambre du tribunal de Cité Djamel le 7 octobre, les deux suspects avaient été remis en liberté, avant que le procureur de la République, qui avait requis le placement en détention préventive, ne fasse appel de la décision du juge d'instruction. Après examen de l'appel, la chambre d'accusation de la cour d'Oran a décidé en mars 2020 de l'extinction des poursuites criminelles (Boudour, qui s'était distingué par son activisme dans le Hirak, était également poursuivi pour atteinte au moral de l'armée), d'un mandat de dépôt contre le journaliste et du placement sous contrôle judiciaire de Noureddine Tounsi.
Le 27 octobre, les deux hommes ont été jugés par défaut (le premier n'a pas encore été présenté à la justice, le second n'ayant pas été extrait de la prison) et condamnés, quelques jours plus tard, à une année de prison ferme assortie d'une amende de 50 000 DA et
500 000 DA de dommages et intérêts en faveur de la partie civile. Aujourd'hui, les avocats qui n'avaient pu plaider en octobre, en raison de l'absence des accusés, escomptent bien démontrer que "tout le dossier est un grossier montage pour faire taire des voix dérangeantes", selon l'expression d'un des membres du collectif de défense du Hirak qui peut également compter sur une dizaine d'avocats venus d'autres barreaux.
Par ailleurs, une dizaine de journalistes ont organisé à la maison de la presse Tahar-Djaout à Alger un rassemblement de soutien en scandant des slogans en faveur d'"une presse libre" et d'"une justice indépendante", et en brandissant, en signe de solidarité, des portraits de Saïd Boudour et une banderole où l'on pouvait lire : "Le journalisme n'est pas un crime". Etaient également présents au rassemblement, les journalistes Khaled Drareni, le directeur de la radio Sarbacane, Abdelkrim Zeghilèche, libérés tous les deux au début de l'année, et Mustapha Bendjama, condamné par le tribunal d'Annaba à deux mois de prison avec sursis. Pour ce dernier, ce rassemblement est une occasion de réclamer une presse libre, "car aujourd'hui nous sommes dans un climat délétère, on ne peut pas faire notre travail correctement et les journalistes qui tentent de sortir de la ligne éditoriale du système se retrouvent poursuivis, harcelés et arrêtés. Ils sont aussi poursuivis en justice avec des lois élastiques".
S. Ould Ali/Imène AMOKRANE


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