Le procès au tribunal de Sidi M'hamed    FLN: 18 Membres du comité central exclus du parti    Tebbi et la pandémie    Les nouvelles approches de Benabderrahmane    Le gouvernement sur la corde raide    Les explications du docteur Kerrar    Entretiens de Lamamra au Caire et à Tunis    15 Militaires tués et 6 portés disparus après une attaque terroriste    Ghannouchi entre malaises et incohérences    Records et Chine en or    Les Américaines stoppées    Faute de vent, les finales reportées    L'aveu d'échec de Benbouzid    Le mis en cause condamné à 6 mois de prison avec sursis    Déclaration hebdomadaire de stock obligatoire    «Errances»: un voyage mythique    Une icône qui a marqué son temps    "Il n'y a aucune pénurie sur la farine et la semoule"    38 décés et 1.358 nouveaux cas en 24 heures    Hachemi Chérif, Précurseur et architecte de la double rupture !    Ouverture du procès de l'ancien wali de Tipasa Moussa Ghellai    Laouafi rejoint l'ES Sahel pour trois saisons    Guterres insiste sur le retrait de tous les mercenaires    89 terroristes abattus au Sinaï    CES PRODUITS EMERGENTS QUI BOOSTENT LES EXPORTATIONS    L'homme qui offre une bouffée d'oxygène    Confinement, plusieurs interpellations    L'AFFAIRE ENTRE LES MAINS DE LA JUSTICE    Le Maroc piétine la légalité internationale depuis des décennies    Lahoulou n'ira pas en finale    À Broadway, vaccination et masques obligatoires à la reprise    UNE DOUBLE CULTURE AU SERVICE DU REFORMISME    Chlef perd une mémoire, un repère et une conscience    Zinedine Ferhat joue contre Dijon    Bras de fer au barreau d'Alger    Ce qui nous a frappés ce dimanche    Enquête aux origines du mouvement national    Comment récupérer de l'argent pour respirer    JS Kabylie – NC Magra, pas avant le 10 août    Tiaret: 18 morts du Covid en deux jours    Aucun dégât matériel enregistré: Incendie aux Falaises    Richesses humaines ensevelies    "Nous respectons la souveraineté de la Tunisie et sommes solidaires avec son peuple"    Le plan d'action à l'ordre du jour    "L'objectif premier est de combattre la bureaucratie"    Une autre manoeuvre du roi du Maroc    Une figure de la musique andalouse s'éteint    Retrait de l'accréditation à la chaîne TV El Arabia    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



SOUS LA PLUIE, LE HIRAK
LE MAUVAIS TEMPS ET LE JEÛNE N'ONT PAS DISSUADE LES CITOYENS DE MARCHER
Publié dans Liberté le 17 - 04 - 2021

La pluie et le jeûne n'ont pas dissuadé des milliers d'Algériens de battre le pavé pour réitérer leur revendication d'un changement démocratique du système. À Alger, la mobilisation n'a pas faibli.
Comme d'habitude, la marche s'est ébranlée depuis la rue Victor-Hugo au centre d'Alger avec les slogans désormais consacrés : "Dawla madania, machi 3askaria" (Etat civil et non militaire), "Salimou solta li cha3b" (restituez le pouvoir au peuple).
Peu après le début de la marche, au moins deux personnes ont été interpellés rue Didouche-Mourad. Selon plusieurs témoins oculaires, il s'agirait du professeur Abdesselam Mehana et d'une autre personne dont ils ignorent le nom.
Aux chants à la gloire des martyrs de la guerre d'indépendance, et en agitant le drapeau national, les manifestants ont campé, avant de poursuivre la marche, devant le commissariat de Didouche-Mourad pour réclamer la libération des personnes arrêtées. "S'il le faut, on va rompre notre jeûne dans la rue, on ne partira pas d'ici !", clame un manifestant, la cinquantaine passée.
Parapluies en main, la colère était perceptible sur les visages de ces manifestants réunis. "On attend les renforts, les marcheurs de Bab El-Oued ne vont pas tarder à arriver", lance un autre manifestant, pancarte à la main et brocardant la police.
À l'entrée d'un immeuble sur le même boulevard, un citoyen, tapis de prière sur l'épaule, regarde les manifestants sans broncher. "Le pouvoir est sournois ; ce ne sont pas ces manifestations qui vont changer les choses", glisse-t-il. Malgré la pluie, Farida, 30 ans, habituée du Hirak, ne semble guère embarrassée.
"Je demande la libération de tous les détenus et je refuse par la même occasion la tenue des législatives. Je sors pour la liberté de la presse, de la justice et aussi la liberté de l'Algérie !" Vers 14hh45, à la rue Asselah-Hocine encore calme, des dizaines d'Algérois attendent, dispersés, l'arrivée des marcheurs de Bab El-Oued, de La Casbah et de la place des Martyrs. Et quelques minutes après, ce sont des milliers qui affluent, la plupart trempés de la tête aux pieds, rejoignant la foule venant de la place du 1er-Mai, de Belcourt et d'El-Harrach.
Pendant plus de quatre heures, sous cette journée pluvieuse et malgré le jeûne, les manifestants, dont des femmes et certains accompagnés de leurs enfants, mais aussi de certaines figures connues, à l'image de Me Bouchachi ou encore de Karim Tabbou, n'ont cessé de répéter en chœur : "Makach intikhabat m3a el-3issabate" (pas d'élections avec la bande mafieuse), "... Echa3b et'harrar houa li iqarrar, dawla madania" (le peuple s'est libéré, c'est lui qui décide, Etat civil). Ils ont également réclamé la libération des détenus d'opinon. Sur des écriteaux, les manifestants revendiquent pour la plupart la poursuite du mouvement populaire et la libération des détenus politiques.
"Il y en a marre, on n'en peut plus. C'est en voyant ce qu'est devenue la capitale que l'on se rend compte du mal que nous vivons. C'est trop, nous vivons dans la misère et les pénuries de denrées alimentaires. C'est inacceptable, je refuse de faire la queue pour un litre d'huile", lance un manifestant, la soixantaine passée.

Imène AMOKRANE


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.