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Le lanceur d'alerte Noureddine Tounsi restera en prison
Il a été condamné hier à une année ferme
Publié dans Liberté le 22 - 04 - 2021

Le lanceur d'alerte et militant des droits de l'Homme, Noureddine Tounsi, a été condamné hier à une année de prison ferme par le tribunal correctionnel de Fellaoucène (Oran). Le juge d'audience a ainsi suivi le réquisitoire du parquet qui avait réclamé cette peine, la semaine passée, lors du procès au cours duquel l'accusé avait été jugé pour outrage à corps constitué et atteinte à la vie privée des personnes. Quelques jours plus tôt, le juge d'instruction avait prononcé le non-lieu pour l'accusation d'intelligence avec l'étranger qui aurait valu à Tounsi un procès en criminelle.
"C'est un verdict d'une extrême sévérité, a estimé Me Farid Khemisti, un des avocats de la défense. Noureddine Tounsi n'a pas outragé de corps constitués ni porté atteinte à la vie privée de personnes. C'est un lanceur d'alerte qui a choisi de dénoncer les pratiques frauduleuses pour le bien de la nation. Ce que nous avons démontré lors de l'audience. C'est vraiment incompréhensible !" Les autres avocats qui ont assisté au prononcé du verdict ont également accusé le coup, eux qui pensaient avoir convaincu le tribunal de la "vacuité d'un dossier d'accusation suintant le règlement de comptes pour neutraliser le lanceur d'alerte".
Noureddine Tounsi avait entamé sa "croisade" contre la corruption en 2016 alors qu'il était employé au port d'Oran où, il n'a cessé de clamer, et depuis lors, la corruption et les malversations qui s'étaient dangereusement propagées. Sollicitant les services de sécurité, interpellant les plus hautes autorités de l'Etat, l'homme avait multiplié les actions pour attirer l'attention et provoquer des enquêtes sur "cette situation catastrophique".
Il a aussi été derrière la révélation de l'affaire des 701 kg de cocaïne trouvée dans les containers de Chikhi Kamel — elle a contribué à la déchéance de l'ancien DGSN, Abdelghani Hamel — et participé à alerter sur d'autres dossiers de corruption, tout en réclamant la protection que la loi garantit aux lanceurs d'alerte. "Non seulement, je ne suis pas protégé, mais je suis menacé de mort", a-t-il alerté au printemps de 2019, tout en poursuivant son combat, souvent par des interventions incendiaires sur les réseaux sociaux.
En septembre 2020, il a été interpellé dans son quartier d'El-Hamri où il se trouvait en compagnie de son ami et avocat Me Arrab, lequel sera cité, par la suite, comme témoin dans le dossier. Tounsi sera placé en détention préventive et poursuivi pour intelligence avec l'étranger —ainsi ont été qualifiés ses liens avec la Plateforme de protection des lanceurs d'alerte en Afrique, PPLAAF —, outrage à corps constitué et atteinte à la vie privée des personnes. "Tounsi a mis dans la gêne beaucoup de responsables et les milieux occultes, il fallait le neutraliser. C'est aussi simple que cela", résume l'un des avocats du Collectif de défense qui compte faire appel du verdict dès aujourd'hui.
S. Ould Ali


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