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Le Hirak interdit à Alger
NI MARCHE NI RASSEMBLEMENT ET FORT DEPLOIEMENT POLICIER
Publié dans Liberté le 29 - 05 - 2021

De la place du 1er-Mai, à Bab El-Oued, fief du mouvement contestataire, les lieux sont presque sans âme. L'atmosphère contraint les passants et les automobilistes à rester vigilants devant le déploiement policier.
Il est 13h20, et les ruelles jouxtant les artères principales de la capitale sont encore les rares où on peut apercevoir des va-et-vient de personnes, le pas alerte, qui consentent à mettre le nez dehors en ce vendredi couvert, le 119e du Hirak.
Pas de rassemblement devant les immeubles, ni de "petites assemblées" de "ouled l'houma" habitués à palabrer adossés aux murs. Tapis de prière sur l'épaule, certains se dépêchent, en empruntant des raccourcis, pour regagner leur domicile après la prière du vendredi.
C'est l'image qu'offraient hier les rues Didouche-Mourad, Hassiba-Ben Bouali, Belouizdad et la place du 1er-Mai. À la célèbre place des Trois-Horloges, dans le quartier mythique de Bab El-Oued, d'où d'ordinaire s'ébranle une déferlante humaine, le dispositif policier est déployé en force.
Entre fourgons, canons à eau, voitures banalisées, les policiers ont fait en sorte de bloquer toutes les issues. Les éléments des services de sécurité ne laissent passer que les automobilistes qui "inspiraient" confiance, sinon les autres étaient soumis à des fouilles systématiques qui pouvaient durer jusqu'à 15 minutes.
Les policiers en uniforme ou en civil, munis de matraques et autres armes, rendent la circulation très difficile. Les motocyclistes ne sont pas, eux aussi, épargnés. Idem pour les passants. Beaucoup sont soumis à la fouille. Sur la grande artère menant vers la place des Martyrs, la présence policière est moins nombreuse. Mais des colonnes de fourgons, collés les uns aux autres, occupent littéralement toute la place.
Une image qui contraste avec le déploiement impressionnant au boulevard Zighoud-Youcef, et tout particulièrement aux abords de l'imposante bâtisse de l'Assemblée populaire nationale (APN).
Point de ralliement des manifestants depuis deux ans, l'espace attenant à la Grande-Poste ou encore la rue Didouche-Mourad, principale artère de la capitale et la place Audin, cœur palpitant jusqu'ici du Hirak, sont affreusement vides. Nouveauté : la place mitoyenne de la Grande-Poste, dont les escaliers ne sont pas encore restaurés, est quadrillée par des haies en fer.
Il y a aussi le Tunnel des facultés et l'avenue Pasteur qui ont été rouverts.
Plus loin, l'atmosphère est moins étouffante. Image rarement vue depuis deux ans : de nombreuses échoppes et magasins ont ouvert leurs portes à la rue Hassiba-Ben Bouali.
Par certains aspects, on dirait une journée ordinaire et une ville animée, ce qui contrastait avec d'autres points névralgiques de la capitale. Mais, en apparence seulement. Car seuls les plus téméraires osent s'approcher ou faire leurs emplettes, de crainte sans doute d'être embarqués par des policiers en très grand nombre, particulièrement à l'entrée de l'hôpital Mustapha-Pacha et tout près du marché Ali-Mellah où un policier criait à ses collègues, "deux par deux", d'un geste de la main, pour leur signifier de ne laisser passer que deux voitures seulement.
Un peu plus loin, à la rue Mohamed-Belouizdad, la situation est quasi similaire à celle de Bab El-Oued. Présents en force, les policiers procédaient à la vérification des papiers de tout citoyen suspecté d'être un potentiel manifestant. Pour le troisième vendredi, Alger n'aura pas marché.

Imène AMOKRANE


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