La maison de jeunes Tahar-Oussedik de la daïra de Aïn El Hammam a rouvert ses portes sous un nouveau look à plus de 400 adhérents (jeunes et moins jeunes). Ceux-ci y trouvent une ou plusieurs activités adaptées au goût et aux aspirations de chacun. Sous la direction de S. Aït Siali, entouré d'une équipe de spécialistes. La Maison de jeunes de Aïn El Hammam a procédé cette année à la réfection de tous les bureaux et les salles, mais aussi la création d'une panoplie de filières allant de l'initiation à l'informatique (bureautique, maintenance, astronomie, écologie…) aux activités sportives (aérobic, pétanque, kung-fu, tae kwondo…) en passant par le multimédia, la photo et autres activités non moins importantes. Une véritable bouée de sauvetage à beaucoup d'enseignants qui, cette année, s'efforceront de faire connaissance avec l'informatique, utiliser un clavier et de bien manipuler une souris. Par ailleurs, un espace d'information et d'orientation est mis à la disposition des jeunes, notamment les exclus du système éducatif. “Nous leur proposons des documents écrits et des moyens audiovisuels”, nous confie Antar, un responsable de la Maison de jeunes. Notons aussi l'espace d'écoute et de prévention où l'on évoque des préoccupations épineuses. Dans cette cellule, les jeunes en difficultés psychologiques se fient aux soins d'une psychologue. “La plupart du temps, c'est la psychologue et l'équipe de la cellule d'écoute qui s'attelle à se déplacer dans des zones les plus reculées de la daïra, à l'exemple d'Akbil, Aït Yahia, en sillonnant les établissements scolaires pour tenir des conférences sur les thèmes sociaux et médicaux (toxicomanie, tabagisme, sida…)”, nous explique Mlle Naït Z., éducatrice spécialisée. “Rien de plus intéressant en ce moment où d'ailleurs on assiste à une clochardisation de cette frange de jeunes qui souvent s'adonnent au tabac ou à la toxicomanie par désespoir de cause”, ajoutera l'interlocutrice. L'exclusion et l'échec scolaires agrandissent le fossé qui se creuse entre les jeunes et les autorités qui daignent les ignorer. Enfin, la Maison de jeunes de l'ex-Michelet va-t-elle réussir à soustraire ses jeunes du marasme qui les guette ? LIMARA B.