La pénurie de sable et la cherté du ciment préoccupent les acteurs du secteur du bâtiment et de la construction dans la wilaya d'Aïn Témouchent. La rareté du sable est expliquée par l'arrêt d'extraction au niveau de la sablière de Terga, située à 15 km au nord d'Aïn Témouchent. Cette sablière constitue la mamelle des ressources financières qui fait alimenter le budget de la wilaya. En première conséquence, les clients louent des transporteurs pour s'approvisionner en sable du port de Bénisaf qui subit une opération de désensablement. Malheureusement, ce sable n'est pas de bonne qualité, il est très salé et par suite il faut qu'il faut le laver et le rincer plusieurs fois afin qu'il soit utilisable pour le béton. Parmi les premières victimes, les particuliers qui ont tenté de profiter de ces vacances et du mois de Ramadan pour entreprendre des travaux d'aménagement. La pénurie de sable a engendré automatiquement sa cherté sur le marché qui fera le bonheur des revendeurs qui augmentent les prix. Selon les revendeurs de matériaux de construction, la pénurie de sable a commencé dès la fin de juin dernier. La situation s'est compliquée avec la fermeture de la sablière d'Ouled Boujema, dans la même wilaya. Concernant le second produit, à savoir le ciment, son prix a atteint un pic vertigineux de 700 DA le sac de 50 kg. Il est vendu le plus normalement en détail chez les revendeurs agréés. Le hic est que le prix de cession à la sortie de l'usine n'a pas connu de hausse et ne dépasse pas les 250 DA. Alors comment à quelques kilomètres de l'usine de Bénisaf, la spéculation sévit encore au vu et su des pouvoirs publics concernés.