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Sidi Ahmed Benyoucef, le saint de la ville
Publié dans La Nouvelle République le 02 - 09 - 2013

Abou El-Abbas Ahmed Benyoucef El-Miliani est né à la qualâa des Béni Rached dans les monts des Bani Chougrane, non loin de Mascara, vers la première moitié du XVe siècle. Il fit ses premiers voyages d'études à Béjaïa qui fut à l'époque un centre de culture célèbre.
Il y suivait l'enseignement des sciences théologiques de son maître Hadj Zerrouk El Barnoussi qui l'oriente vers la tarika el chadhiliya. Muni d'un savoir fort étendu, il exerça une grande influence au sein des masses maghrébines. Il se ralliera aux frères Barberousse afin de lutter contre la menace étrangère surtout espagnole et les abus du pouvoir des rais de Tlemcen. Sidi Ahmed Benyoucef, qui était un érudit, a laissé une œuvre magistrale intitulé Rissalalt wa dhikr el aswak, suivie de nombreux poèmes et dictons satiriques sur la ville qu'il avait visitée. Son meilleur disciple, Mohamed Sabbaagh el Kalaï, lui a consacré un ouvrage retraçant la biographie soufie ayant pour titre Boustan el azhar. Il s'éteignit au mois de décembre de l'année 1524, après une vie entièrement vouée à Dieu. D'après la légende, sa dépouille fut transportée sur le dos de sa mule qui se dirigea d'El Omra vers Miliana où elle fut inhumée. Le sanctuaire porte à l'entrée une inscription gravée dans le marbre qui indique l'année 1174 de l'ère hégirienne. Le dey d'Alger, avec des fonds gouvernementaux, fit construire l'édifice actuel. Le dey d'Oran, surnommé le Ndir, soucieux de s'attacher l'amitié des descendants de Sidi Ahmed Benyoucef, finança de ses propres deniers l'embellissement du tombeau du saint patron de la ville. Dans son ensemble, cet établissement de style mauresque se compose d'une mosquée surmontée d'un minaret, d'une zaouia et du sanctuaire du saint homme. L'entre principale débouche sur un vestibule qui mène vers un vaste patio bordé de galeries avec de nombreuses arcades. La salle du sanctuaire est parsemée de sépultures attribuées de henné et de cire de bougie accueille la tombe de Lalla Beghoura, la servante noire de Sidi Ahmed Benyoucef. Les femmes s'y rendent, dit-on, pour soigner leur stérilité avec une pierre bleue qu'elles enduisent de henné. Lors de sa dernière visite, Mme Khalida Toumi a débloqué des fonds pour une réhabilitation complète du mausolée avec l'agrandissement de la salle de prière pour 3 000 personnes et la construction d'une grande école coranique et d'une bibliothèque. Le pèlerinage du rakb des Bani Farh reste le plus important par rapport à d'autres qui s'échelonnent de mai à décembre. Il regroupe plusieurs tribus venues d'El Aneb, d'El Amra, des Arrib, des Bani Ghomeriane, du Bani Manceur et aussi des Aissaouas venus du Maroc. Pendant sept jours, une ambiance de fête enveloppe Miliana : mosquée illuminée, sanctuaire décoré d'étoffes multicolores, chants religieux à la gloire du Prophète et danses des Aissaouas jusqu'à l'aube.

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