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Une filière à redynamiser
Publié dans La Nouvelle République le 06 - 04 - 2016

A peine 18 000 ruches entre traditionnelles et modernes sont en exploitation dans la wilaya de Annaba. Annuellement, leur production ne dépasse pas les 7kg/an. L'information est de Dahmane Hardi, le président de la coopérative apicole de Annaba et vice-président de l'Association nationale des apiculteurs professionnels. Cet ancien apiculteur est également membre de la chambre d'agriculture de la wilaya.
Il est à l'origine de nombreuses sessions de formation d'apiculteurs. La toute dernière de 15 jours, a concerné 152 jeunes des deux sexes de Chétaïbi. Il s'agit d'une commune côtière à flanc de montagne de l'Edough où l'élevage des abeilles et l'introduction des ruches n'ont pas prospéré malgré le soutien matériel et financier de l'Etat et l'assistance technique de la direction locale de l'agriculture. La même situation est relevée dans la commune voisine de Seraïdi. Là également l'on ne se presse pas pour répondre à l'appel de la direction des services agricoles. Cette institution veille, pourtant, à mettre en place tous les moyens nécessaires pour un réel développement de la filière apicole. Il s'agit notamment de la multiplication et la sélection des essaims, de l'encadrement des apiculteurs ainsi que de la vulgarisation des techniques de conduite des élevages. Ce qui n'est pas le cas dans la wilaya voisine de Tarf où le secteur apicole connaît un regain de dynamisme avec la mise en œuvre d'un programme dédié aux activités apicoles à l'origine de l'exploitation annuelle de 150.000 ruches. Le rendement/an par ruche y est appréciable du fait de l'existence d'une flore mellifère abondante et diversifiée avec des forêts d'eucalyptus, de plantations agrumicoles, tournesol et bersim. En fait, à Annaba, malgré le soutien que leur accordent la DSA, le FNDA et l'ANSEJ, ANGEM, les apiculteurs de Annaba n'arrivent pas à développer leurs activités. Au titre de difficultés qualifiées d'insurmontables, l'on cite les interdictions des services forestiers. Pourtant, il y a quelques années, cette dernière structure du ministère de l'Agriculture et de la Pêche avait ouvert grandes les portes de ces forêts pour le développement des activités apicoles. «Depuis, les services forestiers se sont désengagés avec la disparition de nombreux élevages et ruches». Conséquences : les opérations de multiplication et de sélection des essaims ont été réduites à leur plus simple expression. Le désintéressement des jeunes vis-à-vis de l'apiculture a impacté sur ce qui restait de l'activité. La dégradation des organisations professionnelles comme les coopératives et les associations est à ranger dans le lot des obstacles. «C'est le black-out total auprès de la majorité des associations apicoles ,ça ne bouge pas du tout pour remettre sur rail la filière apicole. Et pourtant, selon des études présentées par des experts à elle seule l'apiculture peut créer annuellement 10.000 emplois et générer un revenu de 3 milliards de dollars uniquement en exploitant les produits du miel et dérivés. Ce que confirme du reste le vice-président de l'Association nationale des apiculteurs professionnels. Mais il n'y pas que la défaillance des organisations professionnelles qui pose problème. Le manque de communication donc de sensibilisation des citoyens et l'absence sur le terrain des animateurs directs de cette filière, représentent d'autres difficultés. Dans cette wilaya, il n'y a plus de manifestation agricole à même de permettre à la filière de mieux se faire connaître. «En janvier 2014, des parcelles de terrains ont été attribuées à des jeunes intéressés par l'apiculture. Tout a été fait par la DSA pour faciliter l'octroi des agréments nécessaires sans une quelconque condition. Les candidats ne se sont pas bousculés pour s'investir. Particulièrement à Chétaïbi où les 152 stagiaires ont préféré l'oisiveté. Le même problème est enregistré à Seraïdi». Révèle ce même apiculteur. Il reste néanmoins que les réseaux de conditionnement et d'écoulement clandestins du miel existent et activent normalement. Tant et si bien que l'on est passé à l'écoulement de produits mielleux comportant une fausse traçabilité. D'où cette tendance à la fraude sur la qualité généralisée à laquelle les institutions de la République n'accordent aucun intérêt. Il est rare aujourd'hui d'acquérir du miel nature. Pour l'heure quiconque est intéressé par l'acquisition d'un miel de qualité, doit obligatoirement faire appel à des connaissances. Le contraire est synonyme de produit à qualité douteuse.

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