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Le «qebqab» vu par Nourdine Hamouche
Publié dans La Nouvelle République le 24 - 10 - 2016

C'est à la Galerie Aïda, à quelques pas de la clinique Al-Azhar de Delly Brahim, que Nourdine Hamouche a décidé de faire son nid artistique. Depuis longtemps déjà, le nom de Hamouche est devenu synonyme de couleur, de symboles et de signes berbères ancestraux.
L'artiste, par sa savante touche personnelle unique et exceptionnelle, nous laisse admirer son talent que sauf quelques rares initiés peuvent exploiter. Nourdine Hamouche a le don de réunir des objets, des couleurs et des signes berbères dans une parfaite symbiose pour les transformer en de véritables œuvres d'art. Les signes...c'est justement toute la vie de Nourdine Hamouche. Ces signes, il les dessine sur tout ce qui lui passe sous la main, sur n'importe quel objet, pour les transformer en quelque chose de beau, quelque chose d'unique, quelque chose d'exceptionnel.
Vous l'avez peut-être compris, Nourdine Hamouche n'est pas n'importe quel artiste, c'est un magicien qui vous transforme n'importe quoi en objet d'art. Je l'ai vu transformer de la vieille ferraille, de la vieille robinetterie, des planches à linge, de vieilles godasses et même les éléments d'un vieux lit complètement déglingué en des œuvres artistiques uniques. A sa dernière exposition, à la salle Baya du Palais de la Culture «Moufdi Zakaria», à Kouba, il avait attiré de nombreux admirateurs avec ses œuvres, des objets hétéroclites récupérés et transformés.
En parlant de transformation, l'artiste fascine justement par son art, par ce don de tout transformer. Nourdine Hamouche travaille surtout par association de matériaux comme le bois, le métal, la pierre ou encore le verre. Son travail s'articule autour de la recherche sur les matières, les formes ou encore les couleurs. Aujourd'hui, Hamouche nous invite à connaître l'histoire du socque, plus communément appelé « Qebqab », un accessoire qui était utilisé dans les bains maures ou Hammams.
Mais un peu plus loin dans l'histoire, ce Qebqab, qui tient son nom à cause du son qu'il provoquait sur les sols, indiquait aussi le rang que tenait son propriétaire dans la noblesse. Plus la personne était noble et plus la forme et l'épaisseur de la base ou semelle était importante... Nourdine Hamouche a longtemps travaillé sur le Qebqab, il en a fabriqué un nombre impressionnant, il les a décoré à sa manière, avec son propre style. Tous ces Qebqab, réalisés sur des panneaux de bois de petits formats, exposés en ligne sur les murs de la galerie Aïda, suggèrent une narration... une narration que seule Mina Benmouhoub pouvait faire.
Et elle l'a fait ! Mina la poétesse, Mina la narratrice, Mina la conteuse de mille récits ajouta à ce vernissage une touche d'émotion assez particulière, jouant avec les mots et les phrases composées d'arabe dialectal et de français, un moment merveilleux particulièrement apprécié par les présents. Pour revenir à l'expo, on peut dire que Hamouche est un des génies de l'art en Algérie et on ne peut que se réjouir de ce rendez vous avec ces Qebqab aux couleurs magnifiques et aux formes admirablement recherchées, qu'une scénographie sobre et lumineuse sert à merveille.
C'est vrai que l'art est une aventure et que chaque œuvre artistique une aussi aventure. Et je ne sais plus de qui elle est cette phrase, mais je la trouve tellement de circonstance : « il ne s'agit pas de créer une œuvre artistique, mais il s'agit surtout de la vivre !»
« Galerie Aïda », Villa 132 Haï El Nina Delly Brahim, exposition visible jusqu'au 05 novembre 2016 (de 14h à 18h30)


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