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Le moment du dialogue inévitable
Publié dans La Nouvelle République le 17 - 03 - 2019

Ce vendredi le même scénario s'est renouvelé, à Alger, où des manifestations et rassemblements de rues auxquels ont participé, encore une fois, des dizaines de milliers de citoyens, majoritairement jeunes et avec une présence féminine, très forte et très remarquée.
Banderoles et couleurs nationales arborées, ils ont repris leurs slogans quasiment à l'identique, dans la même atmosphère «bon enfant», une sorte de fête populaire, avec l'égal souci de conserver à leurs manifestations le caractère pacifique qui les a caractérisées depuis le début et le souci aussi de faire ressortir nettement leurs sentiments patriotiques qu'ils ont traduit non seulement en déployant le drapeau national et en entonnant l'hymne Kassamen, et le chant des moudjahidine, Min Djibalina, mais aussi en rejetant toute tentative d'ingérence étrangère. Faute de transports publics, les manifestants sont arrivés en véhicules qu'ils ont stationnés, comme quand ils vont au stade, pas loin du lieu prévu pour le rassemblement, en général la Grande Poste, et, aussi, depuis vendredi dernier, à la place des Martyrs et place du 1er Mai. D'autres manifestants ont été acheminés, gratuitement, en bus privés à partir de localités périphériques, parfois de wilayas voisines. Les bus privés ont effectué autant de navettes que nécessité par le nombre de manifestants qui désiraient aller à Alger.
Il y a, évidemment, toutes celles et tous ceux qui sont arrivés à pieds, des quartiers tout proches. Dans les rassemblements, on trouve des groupes de tailles diverses qui se juxtaposent, ou se joignent si les «sensibilités» qui y sont représentées sont les mêmes ou peuvent s'assimiler. D'ailleurs, l'impression de bouillonnement dégagé par les rassemblements qui ont eu lieu à Alger est du à cette «mosaïque» de sensibilités différentes, voire divergentes, qui s'y retrouvent. Toutefois, face à l'effervescence, le dispositif sécuritaire mis en place à Alger n'a pas eu à intervenir et a été levé en pleine manifestation. Il faut, cependant, noter des faits de violence, vol et dégradation de véhicules et de biens publics et privés dans certains arrondissements d'Alger, signalés par un communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) qui a annoncé l'interpellation de 75 individus à la fin des manifestations qu'a connues Alger vendredi.
Cela reste un aspect tout à fait marginal de cette manifestation à Alger, qui a permis à des dizaines de milliers de citoyens d'exprimer leurs opinions sur l'élection présidentielle, sur le «système» qui gouverne l'Algérie depuis des dizaines d'années et, cette fois, plus spécialement, sur la feuille de route annoncée par le Président Bouteflika, lundi dernier, portant notamment sur le report de l'élection présidentielle et l'organisation d'une conférence nationale inclusive. Mais, à la fin du rassemblement, comme pour les occasions précédentes, et particulièrement les rassemblements du vendredi, la dispersion est intervenue progressivement, comme dans une sorte d'effilochage, sans résultat «concret», sans perspective clairement affichée et donc perceptible.
Depuis que les marches et rassemblements ont lieu, aucun représentant des manifestants ne s'est fait connaître publiquement, ni sur le terrain réel; aucune coordination au niveau des villes où se déroulent les manifestations de rues, n'émerge, encore moins au niveau national. Instruits des capacités du «système» à «retomber sur ses pattes», les jeunes manifestants font preuve peut-être de prudence et de vigilance, dans le choix, qu'ils ont à effectuer localement et, plus encore, nationalement, pour désigner des représentants qui pourraient, au final, parler et agir à leur place et surtout participer au dialogue politique auquel appellent déjà des partis d'opposition et qui se fera tôt ou tard, pour aller vers la fin du «système» que les jeunes réclament. Il est impensable que les manifestants n'aient pas d'autre but précis que celui de seulement clamer des revendications politiques et sociales et le rejet du «système».


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