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Quatrième vendredi pacifique
Publié dans La Nouvelle République le 16 - 03 - 2019

Pour le quatrième vendredi consécutif, des milliers de citoyens sont sortis dans des marches populaires pacifiques à Alger et dans plusieurs villes du pays, revendiquant notamment le «changement profond» du système. A Alger, ils ont convergé, une fois encore, vers la Grande poste, au centre de la capitale, venus des quartiers environnants, des banlieues et même des wilayas voisines pour remplir l'esplanade de la Grande Poste et les rues adjacentes.
Les manifestants ont occupé également un autre lieu de la capitale, la Place du 1er-Mai. A Alger-centre, la manifestation a commencé en milieu de matinée pour grossir en début d'après-midi et commencer à se disperser dans le calme vers 17h30, pour ne laisser que quelques groupes épars qui ont continué à scander leurs slogans appelant au «changement profond du système» et au «respect de la Constitution» et également au rejet des dernières décisions présidentielles. Les foules se sont ébranlées en début d'après-midi en empruntant les principales artères de la capitale, brandissant l'emblème national et des banderoles appelant à «la préservation de l'unité nationale», scandant, en plus des slogans habituels, celui du rejet de toute ingérence étrangère dans les affaires internes de l'Algérie. Le drapeau national, acheté chez des vendeurs qui ont vite senti ce besoin, était entre les mains de pratiquement tous les manifestants.
Comme le vendredi 8 mars, il y avait un côté festif, une sorte de balade familiale que les Algérois ont très rarement l'occasion de faire. L'ambiance stade était également présente et surtout inévitable en fin de rassemblement avec les chansons politiques de supporters que l'on entend habituellement dans les grands derbys. Comme les vendredis précédents, le caractère pacifique de ce rassemblement a été dominant. Le dispositif de police mis en place comme d'habitude, chargé du maintien de l'ordre, a été levé en milieu d'après-midi, évitant ainsi de donner le prétexte à toute éventuelle provocation. La composante de la foule a été encore une fois disparate. Les slogans lancés ici et là dans la foule ont reflété les «sensibilités» différentes, divergentes, voire opposées, des composantes du rassemblement traduisant ainsi le pluralisme démocratique qui est désormais une réalité palpable.
Comme à leur habitude, les jeunes ont lancé des mots d'ordre politiques et sociaux, exprimant des revendications qui tournent principalement autour de la justice sociale et de l'état de droit. Bien après que les familles aient quitté le rassemblement, adolescents et jeunes sont restés pour entonner les chants qui expriment leur mal-vie, leurs conditions de vie détériorées par la crise dont ils sont les principales victimes et leur angoisse quant à leur avenir dans le pays. Durant le rassemblement, aux alentours de la Grande Poste, la circulation automobile n'a pas été interrompue et a continué avec une fluidité relative. En dehors d'Alger-centre et de la Place du 1er Mai, les autres quartiers d'Alger étaient calmes, avec les activités habituelles d'un vendredi après-midi.
Les commerces étaient ouverts : cafés, superettes, fast food,… C'est la preuve que les gens se sentent en sécurité et n'éprouvent aucun sentiment de panique. Encore une fois, il faut noter avec satisfaction qu'il n'y a eu aucun incident tout au long du rassemblement à Alger-centre. Comme les vendredis précédents, ce rassemblement a permis aux milliers de personnes présentes d'exprimer pacifiquement leurs opinions avec une grande maturité, y compris chez les jeunes. Dans d'autres wilayas du pays, des marches similaires auxquelles ont pris part des milliers de citoyens, notamment des jeunes et de différentes franges de la société, avec le même mot d'ordre, sous l'œil vigilant d'un dispositif de sécurité déployé pour éviter tout dérapage. Pour rappel, le président Bouteflika, avait adressé lundi dernier un message à la nation dans lequel il a annoncé plusieurs décisions.


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