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Un creux financier d'un milliard de dollars relevé
Publié dans La Nouvelle République le 08 - 05 - 2019

L'instabilité politique du pays depuis le début de la fronde populaire le 22 février a affecté plusieurs indicateurs économiques comme ceux du secteur industriel. Une conséquence apparente sur les grands équilibres financiers, affectant particulièrement la production et la consommation. Les derniers mouvements de grèves observés par plusieurs travailleurs dans le secteur industriel public ont provoqué des pertes importantes aux caisses de ces entreprises, déjà déficitaires. La ministre de l'Industrie et des Mine, Djamila Tamazirt a relevé un creux financier évalué à plus d'un (1) milliards de dollars.
De cause à effet, le mouvement de contestation des travailleurs dans le secteur public atteint de plein fouet le fonctionnement et la gestion des entreprises publiques. L'impact négatif des grèves sur la productivité dans le secteur industriel stratégique pourrait persister dans le temps en raison de l'ascension des mouvements socio-professionnels, actuellement et qui refusent de se regagner leurs postes, sauf en cas de satisfaction de leur revendication. Dans la légitimité de leur action, les grévistes mettent au défi le nouveau gouvernement qui peine à les convaincre. Quel que soit le ton utilisé, les travailleurs refusent de céder et de renoncer à leur combat. Profitant ainsi de cette période pour toucher le nerf principal de l'économie nationale, qu'est l'industrie. De constat, la grève politique de masse touche principalement les groupes industriels étatiques, qui ont des actifs à protéger et des intérêts à secourir avec leurs partenaires étrangers. Ce débrayage provoque un abattement de leurs recettes ainsi de la gestion des projets de l'entreprise. La paralysie d'un secteur stratégique, générant par conséquence des charges supplémentaires dans des projets devant être achevés dans délais précis. Un recul de production se répercutera, également sur la bulle commerciale entravant l'approvisionnement du consommateur en produits de grande nécessité. Hausse des prix et pénurie de produits sur le marché pourraient être, également, une conséquence de tel mouvement. Sans oublier l'impact sur les finances publiques en souffrance depuis plusieurs mois en raison de la chute des cours du pétrole à l'international. Etant l'unique source du revenu du pays, la contribution du secteur hors-hydrocarbures est insignifiante, mais pas négligeable. Ramener l'équilibre dans le secteur en ces temps de crise Dans son intervention devant les cadres d'une réunion d'évaluation regroupant les directeurs généraux des groupes industriels publics, la ministre de la tutelle a insisté sur « le rôle du travailleur dans l'émancipation et le développement de l'économie nationale, à travers le travail et l'assiduité », appelant à l'occasion, à dynamiser l'exportation notamment des produits des filières identifiées dans la stratégie de développement du secteur industriel. Pour minimiser l'impact de la crise sur les finances de ces entreprises, Mme Tamazirt a enjoint aux responsables des groupes industriels présents à accorder « plus d'accompagnement et de communication aux partenaires sociaux afin de mettre fin aux grèves déclenchées par les travailleurs des entreprises nationales pour des revendications socio-professionnelles ». Elle a, à ce propos, indiqué que « pour réussir, il faut continuer à encourager la conduite de projets de partenariat que ça soit avec les privés locaux ou internationaux pour apporter l'expertise nécessaire au secteur industriel public ». Pour la ministre, la priorité actuellement est « de cibler les exportations et apporter un équilibre à la balance de paiement qui présente des déficits pour lesquels on est interpellé à prendre des mesures idoines et urgentes pour encourager l'exportation qui concerne la sidérurgie, le ciment et l'agroalimentaire ». Par ailleurs pour maintenir le cap et l'évolution du secteur industriel, la ministre a mis l'accent sur la nécessité de renforcer les relations bilatérales avec les investisseurs afin de garantir une certaine stabilité économique pour le pays rudement secoué par la crise politique et économique depuis plusieurs mois. Un objectif qui pourrait être atteint à travers la mise en œuvre d'une stratégie plus élaborée amoncelant toutes les filiales industrielles, visant ainsi à redynamiser le secteur. Parmi les branches industrielles émergentes et en plein épanouissement, la ministre cite celle de la mécanique qui « devrait être développée à travers notamment le développement de la sous-traitance, ainsi que les mines qui constituent un grand potentiel à développer du fait que ce créneau constitue aussi une matière première pour le développement des industries de transformation ». Un secteur générateur de richesse humaine. « Près de 20 000 postes d'emplois seront générés dans l'avenir pour soutenir le secteur industriel », a-t-elle soutenu.

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