Le ministre de l'Industrie pharmaceutique, Ouacim Kouidri, a souligné, avant-hier jeudi à Alger, la progression, notable, enregistrée par l'Algérie dans le domaine de l'industrie pharmaceutique, avec, a-t-il dit, un taux de couverture des besoins du marché national par la production locale atteignant environ 82 %. «L'Algérie figure parmi les rares pays ayant opté pour ce type d'investissements stratégiques afin d'assurer la production locale de matières premières, après l'acquisition des technologies nécessaires», a-t-il indiqué. Assurant que le secteur oriente les investisseurs vers la production de médicaments et de produits pharmaceutiques auparavant importés, tout en s'engageant à répondre aux besoins exprimés par l'Institut Pasteur. Intervenant lors d'une plénière du Conseil de la nation consacrée aux questions orales, présidée par Azouz Nasri, président du Conseil, en présence de la ministre des Relations avec le Parlement, Nadjiba Djilali, le ministre a estimé que la consécration de la souveraineté sanitaire passe inéluctablement par la production locale de matières premières, une orientation que le secteur s'emploie à concrétiser à travers le groupe Saidal, par le lancement de plusieurs projets stratégiques de fabrication de matières premières. Destinées notamment, a-t-il poursuivi, à la production de médicaments anticancéreux, d'antibiotiques, de médicaments pour les maladies cardiovasculaires, et d'antidiabétiques, d'anti-inflammatoires, d'hormones, de paracétamol et autres, en sus de projets associant des laboratoires privés disposant de capacités de production significatives. Evoquant la stratégie du secteur en matière d'organisation de la fabrication des médicaments et des produits pharmaceutiques, et de mise en place de mécanismes visant à éviter leur pénurie, le ministre a assuré que le secteur accorde la priorité à la disponibilité de produits de qualité, par la régulation et l'organisation du marché du médicament, la limitation des importations anarchiques, et l'encouragement des investisseurs à se tourner vers la fabrication de dispositifs médicaux. S'agissant de la disponibilité des médicaments sur le marché local, Ouacim Kouidri a indiqué que sur un total de 6.500 médicaments commercialisés localement, le secteur enregistre actuellement l'indisponibilité de 16 médicaments en raison de leur rareté sur le marché international. Soulignant qu'il existe des produits de substitution pour pallier ce manque, outre une nette amélioration de la disponibilité des médicaments au niveau de la Pharmacie centrale des Hôpitaux (PCH). Enfin, répondant à une question relative aux produits de diagnostic des maladies allergiques, de l'asthme et de la rhinite allergique chronique, le ministre a assuré que le secteur poursuit sa politique d'encouragement de l'investissement, avec le lancement de plusieurs projets visant à localiser la production de médicaments innovants, en partenariat entre des producteurs algériens et des laboratoires étrangers spécialisés.