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Entre actualité brûlante et histoire
Fleurs d'amandier de Waciny Laredj
Publié dans La Nouvelle République le 08 - 07 - 2010

Fleurs d'amandier est à lire avec beaucoup de concentration et avec modération tant il est plein de personnages du vécu, mais aussi de récits imaginaires. Peut-on parler d'un roman à clés ? C'est possible, à moins que cela ne soit pas conforme au contenu singulier.
Un roman qui fait rêver tout en faisant revivre des moments intenses d'une longue histoire nationale agrémentées d'histoires sentimentales.
La-dessus, le titre en dit long puisque « fleurs d'amandier » est déjà énigmatique et qu'on laisse aux lecteurs le soin d'interpréter par la symbolique des couleurs. Que chacun fasse l'effort d'interpréter les nuances des fleurs de l'amandier ou de décrypter le titre d'après le contenu de l'œuvre romanesque assez bien élaborée !
Même les personnages ont la particularité d'être singulier à l'image de la densité du texte qui exige beaucoup de concentration de lecture.
Ce qu'on lit, c'est un enchevêtrement d'histoires.
Histoires sentimentales liées à l'invasion des Béni Hillal.
Il n'est pas facile de mener la navration sur plusieurs fronts. C'est par référence à ces envahisseurs envoyés par les Fatimides d'Egypte pour punir les Fatimide d'Afrique du Nord d'être des sunnites sous la dynastie des Zianyides, que des personnages sont mis en scène avec les noms historiques qui leur sont nécessaires pour les besoins d'une cause : celle de l'écriture de ce type de roman. C'est le cas de Abouzayad El-Hallali. Au fil des pages, on passe des aventures d'alcônes chaulées aux évènements d'une quotidiennenté peu reluisante au regard d'un patrimoine populaire dont chacun se doit d'être fier de conserver.
Le quotidien est, en effet, sans cesse secoué par la peur d'un lendemain incertain : »Si nous attendions Dieu, nous péririons comme d'indésirables insectes, et nos enfants aussi. Par Dieu, si le Mahdi, en chaire et en os, avec la vigueur et sa jeunesse pénétrait dans ce pays, il sauterait à bas de sa vieille ânesse, se cacherait entre ses pattes et attendrait que les problèmes s'arrangent avant de montrer sa face barbue.»
Le Mahdi est une sorte de messie qui doit régénérer le monde et substituer à la science littérale du livre saint la science du sens intérieur ou mystique.
Que de référence aux faits historiques sont données comme de véritable machines à remonter le temps. Abou Zayd Al-Hallali fait passer de la marchandise du Nedjd à Tunis. C'est un personnage historique qui a composé avec les rois du Nedjd. Ainsi, tout est là pour rendre difficile le décryptage du livre sémantiquement dense.
Ces faits hautement historiques sont entrecoupées d'histoires de rencontres à l'eau de rose. Jazia, Msirda, Loundja sont des femmes très convoitées et on se les dispute pour les posséder égoïstement.
Les noms des personnages répondent à un contexte socio-culturel.
L'actualité reste marquée par des faits d'histoire. Personne ne peut et ne doit y échapper.
Les couleurs d'une histoire millénaire sont là pour nous rappeler ce que le pays à vécu par le passé et ce qu'il risque d'endurer à l'avenir.
On assiste comme à un défilé, à la mise en scène de Rommel Qahwaji, Loundja du Djurdjura, Zoghbi Tazrak, Sidi Ali, Ras El-Ghoul, Al- Hilali. Et pour agrémenter la lecture assez ardue par la densité du texte, il n'y a rien de meilleur que de faire une virée vers la geste hilalienne : «Baba Salah, tu es fâché contre moi ? Ah, ma fille, comme l'homme comblé pourrait-il se fâcher ? Me suis-je un jour fâché contre Jazia pour me fâcher contre toi ? Tu m'as réduit le cœur en cendres lorsque ton désir pour Abouzayd Al-Hilali t'a jetée conter Alia dont tu as faillé trancher le cou ! Que Dieu ne nous prive pas de ta tendresse. Ah, Loundja, j'ai vu que tu partais au marché.»
Une grande variété de thèmes obsédants orientés vers l'avenir, même si parfois, ils donnent à voir des dessous d'une société en apparence attachée à la moralité en faisant l'effort de donner la même image d'elle-même.
A titre d'exemple, par souci d'apporter des preuves ou cherchant à répondre à des désirs naturels qu'il n'est pas bon de refouler sous peine de déséquilibre psychologique l'auteur parle d'enfants qui s'adonnent à des relations avec des animaux domestiques : «La copulation avec des bêtes trop usées pour ruer.
Ah, Larbi, si les bêtes se mettaient à parler, je marcherais tête baissée comme un condamné à mort. Seigneur tout ce que tu touches mène à ta perte. Si tu savais baba Salah, Hi ! Hi ! Hi !»
Et de ces sentiments les plus bas, on passe au royaume des cieux. Abdellah, si sociable et membre important d'un ensemble, quitte la famille. Son corps est au cimetière et son âme auprès de Dieu.
Puis, c'est le quotidien dans toute sa tristesse qui reprend le dessus. «Non, dit l'un d'eux la vie est moche. J'en ai marre de cette existence.
Demain, je vais chercher du travail. J'irai m'enquérir des terres de la révolution agraire et demander quand débutera le chantier du barrage de Souani. Et de la recherche d'un emploi, on passe à l'union sentimentale avec Loundja. Quel beau refuge !»
Boumediene Abed
Fleurs d'amandier de Waciny Laredj, Ed Alpha,


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