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De la médecine de grand-mère à nos jours
L'automédication
Publié dans La Nouvelle République le 29 - 07 - 2010

Parmi les pratiques anciennes, l'automédication a fait partie des devoirs de grand-mère, avant de devenir, de notre temps, un moyen de se soigner en faisant un gain de temps et d'argent.
Et que de remèdes venus des lointaines ancêtres, ont été transmis par la mémoire, au fil des générations ! Les anciens tombaient malades, peut être moins souvent qu'aujourd'hui, mais ils ne semblaient pas avoir été affolés par les maladies dont ils souffraient.
Les ancêtres prenaient leur mal en patience parce qu'ils croyaient en Dieu et au miracle des recettes thérapiques qu'on leur proposait pour se remettre d'une maladie. Le fait de se sentir sécurisés rassurés par les détenteurs du savoir médical traditionnel amoindrissait la maladie.
L'automédication liée aux anecdotes dans la tradition
Les anciens cherchaient à se faire soigner n'importe comment et quel qu'en fût le prix. A tous ceux qui avaient mal aux dents, le coiffeur, le fellah, sinon le forgeron ou tout autre artisan habile à tenir l'outil, étaient là pour l'arrachage avec de grosses pinces jamais désinfectées.
Quelquefois lorsqu'en abcès s'était formé, il y avait une grave hémorragie que l'on réunissait à résorber avec divers moyens à base de sel.
On avait beaucoup d'admiration pour ces anciens qui arrivaient courageusement à faire face à tous les aléas d'une vie déjà dure en elle-même. La plupart d'entre eux arrachaient leurs dents au fil du temps, eux-mêmes et dans la discrétion totale.
«Ma grand-mère est restée plus de trente ans avec une seulement, une grosse mollaire restée solide comme un roc», dit un témoin à qui quelqu'un a répondu que son grand-père n'avait aucune dent de soixante à quatre vingt-dix ans. Il arrivait à mastiquer les aliments et l'idée de se faire installer des dentiers artificiels ne lui avait jamais effleuré l'esprit.
Et lorsqu'on pense aux traitements administrés aux enfants, c'est l'extravagance totale tant les remèdes qui relevaient de la pire superstition sont des prescriptions de grand-mères. Celles-ci les avaient reçues, de bouche à oreille, de leurs aïeules.
Les anecdotes drôles que nous avons pu recueillir çà et là auprès des nôtres, dénotent un excès de naïveté favorable à la superstition.
On recommandait par exemple, d'aller immoler un pigeon au pied d'un arbre près duquel se trouve le tombeau d'un marabout vénéré. Les parents en avaient la charge. Nous sommes à une époque où on croyait beaucoup au pouvoir magique des saints qu'on implorait sans cesse pour obtenir une guérison. Même si cela était contraire à l'Islam.
Ces saints marabouts dont certains ont vécu aux siècles passés sont reconnaissables aujourd'hui par leurs mausolées érigés autour de leur tombe. Que de mausolées peints en vert on découvre lorsqu'on parcourt les autoroutes d'aujourd'hui. Parmi ces marabouts, il y en a qui se sont distingués par un don ; celui de réussir des miracles dans des domaines spécifiques.
Inutile de vous donner l'adresse de l'un d'entre eux et qui faisaient des miracles. Disparu il y a de cela près de quatre siècles, il a laissé en héritage son pouvoir magique d'opérer sans risque, en chirurgie externe. On raconte qu'une fois, il a opéré un enfant d'une grosse hernie au plus mauvais endroit. Le praticien, à l'aie de moyens rudimentaires un tisonnier chauffé à blanc et une pommade jaunâtre à base d'argile qui avait été appliquée sur la partie opérée, sitôt l'hernie vidée en totalité. Et dès le lendemain, le petit patient donnait des signes de guérison. Il y eut transmission du don de Dieu jusqu'à la 9e génération à partir de l'ancêtre vénéré, et depuis la première moitié du 2e siècle, la famille s'est éparpillée et le don s'est dissipé dans la nature. Ce qui reste de la famille, le mausolée de l'ancêtre que les gens visitent sans oublier d'y allumer une bougie ou une lampe à huile.
Même le secret de fabrication de la pommade a été emporté et il n'en reste que de beaux souvenirs. On l'appliquait sur des blessures infectées, des boutons, et quelques jours après tout disparaissait.
Les plus vieilles d'aujourd'hui, détentrices de quelque savoir d'antan, parlent de cataplasmes faits de toutes sortes de produits naturels et variables selon les cas. Et cette pratique est conservée par les herboristes ou phytothérapeutes qui ont apporté la démonstration de son efficacité, si bien qu'ils recommandent les mêmes recettes de grand mère pour un grand nombre de soins externes à l'exemple de ceux concernant les arthroses, les kystes, etc.
L'automédication d'aujourd'hui une mentalité, une culture
«Je me soigne sans ordonnance et sans me préoccuper des interactions et effets secondaires», disent les habitués. Avec la médecine moderne, on continue à transmettre de bouche à oreille ce qui a donné d'excellents résultats chez d'autres par des médicaments vendus en pharmacie. «J'ai un début d'angine accompagné de fièvre et de toux incessantes», dit un jeune à son collègue de travail qui lui recommande des cachets à base de pénicilline qui ont fait de l'effet dans sa famille, sans lui indiquer la dose et sans savoir s'il est allergique ou non à ce genre d'antibiotique. Le jeune se dépêcha d'acheter le médicament dont il prit plusieurs cachets.
Il se sentit d'abord soulagé, mais il eut des malaises qui avaient failli l'emporter comme le rythme cardiaque trop élevé.
J'avais coutume d'acheter à ma grand-mère de 90 ans, pendant près de deux décennies, des cachets effervescents d'aspirine pour lui donner du tonus et la remettre d'un grand nombre de maux, comme les douleurs au dos. Elle les a trouvé bons et elle m'en réclamait à chacune de mes visites. Nous avoue un vieil homme qui, aujourd'hui trouve qu'il a été inconscient compte tenu du fait que l'abus d'aspirine a des effets secondaires graves parfois chez les malades du troisième âge.


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