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A l'ère de la crise économique
Tous ruinés dans dix ans de Jacques Attali
Publié dans La Nouvelle République le 29 - 01 - 2011

Jacques Attali est l'auteur d'un grand nombre d'ouvrages, surtout ans sa spécialité, les problèmes financiers et économiques ? Dette publique : la dernière chance est son dernier livre. La dette publique est cette dette qui a été contractée par l'Etat français auprès des banques et des privés, détenteurs de capitaux qui acceptent de devenir créanciers moyennant intérêts et sur la base d'un système de remboursement très complexe.
Il arrive que cette dette augmente au point de se chiffrer par centaines ou milliers de milliards et de ne pouvoir être remboursée. «Prêter, c'est donc prendre le risque de s'attirer l'ingratitude de ses débiteurs. Inversement, emprunter conduit à assumer une certaine dépendance et à perdre une partie de son autonomie», dit l'auteur.
Ce qu'emprunter veut dire
C'est une vieille pratique. On peut remonter loin dans le temps pour savoir que des rois, empereurs ont recouru aux emprunts auprès des banques et des plus riches de la classe dominante pour renflouer leur budget, mener des guerres. Parfois, les organismes et marchands sollicités pour avoir des fonds qui manquaient, se méfiaient dès qu'ils avaient la certitude de l'état d'insolvabilité des emprunteurs. Les prêts pouvaient se faire même en nature (or, céréales, butins de guerre) et il en était de même des remboursements. Charles Quint, Philippe II en usaient pour des offensives - équipement d'une année. Un roi d'Angleterre avait contracté une dette auprès d'un riche de son pays pour mener à bien la guerre de Cent ans contre la France. Paraît-il, il voulait devenir roi de France.
En 1778, les banques des Pays-Bas font faillite à cause des mauvais emprunteurs. Rappelez-vous le coup d'éventail du dey d'Alger à l'encontre du représentant du gouvernement français, à cause d'un emprunt en céréales non payé. Dans un texte, sous le titre D'une guerre à l'autre, Jacques Attali cite ce qui suit : «En août 1914, un conflit fait une nouvelle fois exploser la dette publique des puissances déclinantes : dès leur entrée en guerre, Turquie, Bulgarie, Autriche, Hongrie suspendent le paiement de leurs emprunts à leurs rivaux.»
Inflation, crise des pays du Sud, les 12 leçons de l'histoire
L'inflation dans les puissances économiques connaît des fluctuations. Même si la dette publique connaît des situations impossibles avec un PIB variable ou décroissant après avoir atteint les plus hauts sommets, ces pays arrivent à stabiliser leur économie en résorbant leur récession et en réduisant la dette.
Cependant, les pays du Sud ont connu des périodes au cours desquelles la dette a augmenté, faute de remboursement à échéance, et en raison des dépenses pour des conflits internés.
La Turquie, le Zaïre, le Pérou, le Soudan et la Pologne sont cités comme pays éprouvant des difficultés à sentir leur dette souveraine. Pour les régimes dictatoriaux, les banques internationales ont décidé l'arrêt des prêts. Ce sont des pays en crise de dette avant un accord sur le rééchelonnement de celle-ci.
Nous sommes en 2010 et la dette publique est au bord du désastre. Des gouvernements ont jugé utile de venir en aide aux banques en leur apportant de quoi réparer les dommages causés par les prêts.
Les leçons dont parle Attali sont des leçons de l'histoire qui remontent à mille ans en arrière. La première leçon est que la dette publique est une créance des générations actuelles sur les suivantes, lesquelles finissent toujours par la payer d'une façon ou d'une autre ».
A la différence de la dette privée, la dette publique peut s'éterniser ou s'étaler sur des générations, parce que l'état est toujours là.
Il peut avoir à payer les intérêts, se servir de la dette publique pour financer des projets, fixer un budget de fonctionnement.
«La 2e leçon dit que la dette publique peut se révéler très utile à la croissance.» Mais la leçon qui retient le plus notre attention est la cinquième selon laquelle la dette souveraine ne compense pas la tendance naturelle de ses dépenses à augmenter plus vite que ses recette. Au vu de ces leçons, on voit bien que l'auteur a bien fouiné dans l'histoire de l'économie, depuis les origines, pour en tirer des constatations qui se sont avérées être des vérités dont il faudra tenir compte pour l'avenir, afin de ne pas retomber dans les erreurs du passé.
L'auteur du scénario du pire, lequel pourrait conduire à la ruine de l'Occident, a pensé aux meilleures stratégies pour éviter la catastrophe, citant des pays qui réussissent à garder la balance des paiements en équilibre. Le livre se termine par un glossaire et des diagrammes pouvant servir à visualiser des situations économiques.
Il rappelle quelque peu le Capital de Marx fait de contestations et de leçons de l'histoire de l'humanité.
Boumedienne Abed
Tous ruinés dans dix ans, Jacques Attali. Ed Sedia, 203 pages, 2010


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