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Témoignage d'un pupille de l'Etat: Un autre regard sur les enfants abandonnés
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 07 - 05 - 2009

«La peine de se sentir abandonné ne suffit-elle pas pour que ces enfants soient condamnés à vivre dans l'isolement identitaire, désignés du doigt avec mépris et humiliation ? Quel est le tort des enfants nés hors mariage d'une liaison illégitime et ‘clandestine' ? Les enfants nés hors mariage sont souvent vulnérables aux regards stigmatisant des autres et l'injustice de la société, ils sont installés sur les braises de la souffrance», c'est par ces mots que M. Mohamed Chérif Zerguine a animé, jeudi dernier à la cinémathèque d'Oran, une rencontre sur les enfants abandonnés.
Issu de cette catégorie d'enfants, M. Zerguine, auteur d'un livre intitulé «Pupille de l'Etat, peur de l'inconnu», a tenté de relater, par l'image et le son dans un court métrage, les souffrances quotidiennes que vit l'enfant assisté, afin de transmettre, a-t-il dit, un message revendiquant «la nécessaire prise en charge de cet enfant sur le plan affectif notamment, et de changer le regard porté sur lui dans la société». Réalisé par M. Khaldi, ce court métrage intitulé «Mon nom hantait mes nuits» est une réadaptation de l'ouvrage de M. Zerguine relatant la biographie d'un enfant qui recherche désespérément ses origines. En noir et blanc, le film relate dans une dizaine de minutes l'histoire d'un enfant abandonné, hanté à l'âge de six ans par une peur atroce de l'inconnu, lorsqu'il apprit à l'école qu'il portait un nom autre que celui de sa famille d'accueil et qu'il était un pupille de l'Etat. Son calvaire lié au fait qu'il porte un nom qui n'est pas le sien n'en finit pas «dans une société qui n'épargne personne». Le film s'est aussi penché sur la tourmente des mères célibataires. La rencontre a vu la participation des responsables du secteur de l'action sociale, des chercheurs universitaires et des représentants des associations versées dans la prise en charge de cette frange, tous unanimes sur la sensibilisation de la société sur la protection de l'enfance abandonnée. «Il faut faire tomber les murs du silence et casser les tabous pour pouvoir avancer en dehors de tout jugement subjectif et condamnatoire pour l'enfant né sous X», ont-ils souligné. Jusqu'à 300 enfants sont abandonnés chaque année à Oran. La kafala a ainsi permis à des milliers d'enfants algériens privés d'affection familiale d'intégrer une famille. En 2008, pas moins de 230 enfants abandonnés ont bénéficié de kafala.
Selon les spécialistes, là encore de nombreuses déceptions font vaciller la vocation parentale et remettre en cause l'illustration initiale du désir d'enfant. De nombreux parents refusent ou sont incapables d'expliciter aux enfants leurs origines pour éviter la confrontation à leur histoire et à la mémoire douloureuse du manque biologique. La révélation fragmente souvent la vie psychique, somatique et corporelle, les repères identitaires et identificatoires et précipite des organisations névrotiques dépressives, déficitaires ou morbides chez l'enfant et l'adolescent. Ces réactions, illustrées par la fugue ou le passage à l'acte destructeur, les parents ne savent pas les contourner et les gérer. Quand les enfants abandonnés réussissent à traverser les entraves de la solitude, il leur faut envisager le renoncement, l'humiliation et l'infamie du patronyme absent. Les enfants placés et adoptés grandissent dans une chape de secrets où résident des histoires inavouables et la trame de drames désastreux. Il s'agit de moments d'effondrement où l'enfant et l'adolescent sont confrontés terriblement à eux-mêmes.


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