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Comment faire pour consommer sain et pas cher ? Ce que mangent les Algériens
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 17 - 08 - 2009

Bien qu'elles soient très nourrissantes, les céréales que les Algériens consomment en grandes quantités ne suffisent généralement pas à fournir la gamme des éléments nutritifs, et le régime alimentaire doit donc être complémenté par d'autres aliments pour prévenir la malnutrition.
Un aliment de base bon marché : les céréales. L'Algérien en raffole : pain, pâtes ou couscous, dérivés de la farine (tartes, pizzas, gâteaux, crêpes, potages). Les nutritionnistes, qui décortiquent les habitudes alimentaires des Algériens, font un constat des plus alarmants : les céréales étant des aliments bon marché, ils constituent l'essentiel de la ration journalière de la majorité des ménages à revenus modestes. Résultat : un déséquilibre alimentaire guette les consommateurs. Pain, couscous, pâtes... tous ses aliments contiennent essentiellement des glucides mais sont loin de couvrir les besoins en protéines, vitamines et sels minéraux indispensables à un équilibre alimentaire optimal. « La nutrition des Algériens est trop basée sur les céréales », a affirmé le docteur nutritionniste Hadj Lakhel Belkacem de l'Institut national de la santé publique (INSP). «Nous avons un modèle de consommation déséquilibré, basé essentiellement sur les céréales, ce qui n'est pas très bon pour la santé», constate ce nutritionniste. Les nutritionnistes suggèrent de ne pas abuser de céréales ni même d'ailleurs de viande rouge et de les substituer au maximum avec de la viande de poisson, de la volaille ou des oeufs. Néanmoins, ils ne l'ont jamais interdit mais ils conseillent d'en consommer modérément. Les légumes frais ou secs sont aussi très sollicités et ne connaissent aucune restriction de la part des médecins. Ils sont très riches en fibres, en vitamines et en fer. Le secret est de savoir alterner tous les aliments qui ont les mêmes apports. En résumé, pour un repas sain et équilibré, il faut manger quotidiennement 4 à 5 fruits et légumes, modérer la viande rouge et la remplacer par de la viande blanche ou par des oeufs, prendre 2 à 3 laitages, consommer des féculents ou du pain et surtout boire beaucoup d'eau minérale. Ainsi, vous ferez des économies grâce à votre volonté de cuisiner pour bien manger.
L'Algérie importe entre 60 et 80 millions de quintaux par an pour une consommation moyenne de 200 kilos par habitant annuellement. Le blé est d'abord un aliment énergétique. Sa teneur en protéines est d'environ 10 à 15 %. Toutefois, à la différence de l'oeuf, les céréales n'apportent pas les acides aminés essentiels (il existe 20 acides aminés qui constituent les protéines, dont 8 sont essentiels). Les acides aminés essentiels ne peuvent pas être synthétisés par l'organisme et doivent être apportés par l'alimentation. Si l'un d'eux manque, il y a non seulement carence, mais son absence peut s'opposer à une bonne assimilation des autres protéines. C'est ce qu'on appelle le facteur limitant. Dans le blé et les céréales, c'est la lysine qui manque.
C'est pour cela que dans le monde entier, la base de l'alimentation traditionnelle était constituée par l'association au même repas d'un plat de blé ou de céréales et d'une petite quantité de légumineuses (haricots, pois chiches, soja) qui fournissent de la lysine. Le blé peut aussi être complété par un apport de viande, d'oeufs ou de laitages. Mais les produits animaux contiennent des protéines grasses, tandis que les légumineuses ne procurent que peu de lipides. Les lipides constituent environ 2,7 % du grain de blé, principalement des graisses insaturées contenant tous les acides gras essentiels et situées principalement dans le germe de blé. Leur apport quantitatif est faible, mais joue un rôle pour une bonne assimilation du blé. On y trouve de nombreux micronutriments : des vitamines, principalement celles du groupe B (B1, B2, B6), essentielles pour le système nerveux mais aussi pour la digestion des glucides et un peu de vitamine E (présente dans le germe de blé). C'est une source intéressante de minéraux, notamment de magnésium, fer, zinc, phosphore, manganèse, cuivre et d'autres composants, notamment des polyphénols qui sont des protecteurs vasculaires et des antioxydants.
Les aliments issus du blé contribuent à la prévention contre les maladies à condition qu'ils soient de qualité, c'est-à-dire peu ou pas raffinés. Autre problème alimentaire : les nutritionnistes avertissent contre un phénomène qui prend de plus en plus de l'ampleur : l'accroissement du taux de prévalence de l'obésité en Algérie qui constitue un sérieux problème de santé publique. « C'est un facteur déclenchant du diabète, ce qui est favorisé par le changement des habitudes alimentaires ». Les nutritionnistes recommandent ainsi le recours à l'alimentation méditerranéenne, une alimentation qu'ils considèrent comme « saine ». La prévention est donc l'unique moyen pour freiner la progression de cette maladie aux complications très invalidantes.


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