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Le ministre de l'Education doit être élu, pas désigné
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 03 - 03 - 2010

Vous l'avez sûrement senti : ce n'est pas un parfum, à peine une odeur, pas un bruit exactement mais comme un drap qui retombe en tentant d'épouser un corps qui n'existe pas. C'est le pays qui s'en va en morceaux et en pneus crevés. C'est vraiment et dans l'absolu, «fais ce qui te plait ! » de l'après-62. Au matin donc, des lycéens passent et protestent pendant que le chroniqueur les regarde adossé à lui-même. Anoblis par la surpolitisation ambiante, on leur donne des sous-titres pompeux : les écoliers ne veulent pas être otage… etc, «le spectre de l'année blanche qui… ». C'est à moitié vrai. L'autre moitié est que certains lycéens veulent aussi un bac soldé, comme de tradition depuis quelques années et après chaque cycle de grèves. Au loin, un policier se gratte la tête et siffle avec lassitude pour concurrencer le feu rouge que l'Etat a placé à ses côtés. Derrière chaque feu rouge, il faut un policier. C'est notre façon d'illustrer l'échec de la construction morale du civisme. Passons. En même temps, c'est encore une fois la même question : où est passé Bouteflika ? En Suisse, disent des langues rares. Un beau mots-croisés : l'Algérie qui soutient la Libye contre la Suisse tout en y soignant son Président. Ou son frère. Informations invérifiables. Depuis quelque temps, Bouteflika ne daigne même pas prouver qu'il est encore vivant. Et nous sommes devenus un cas de figure rare dans l'histoire des peuples : notre Président nous bip quand ça lui chante et c'est à nous de le rappeler ! Il nous gouverne presque par SMS. Comme un vrai Tlemcenien de souche nucléaire, il ne daigne même pas nous parler, ni nous marier, ni répondre à nos invitations ni nous laisser entrer chez lui et a presque honte, apparemment, de dire aux étrangers que nous sommes cousins, lui et nous tous.
En fin de compte, malgré tous les artifices, il y a dans les airs l'odeur d'une fin de règne. Une sorte de ramollissement collectif. Le pays n'a pas besoin d'un nouveau Président, d'un autre coup d'Etat, ni d'un parti ni d'une pétition. Il lui manque (absolument) une nouvelle croyance. Le premier qui la trouvera sera un Emir Abd El-Kader numérique. Le dernier qui y croira ratera l'histoire nationale comme l'a fait Messali. En attendant donc, on est là avec une sorte de vieillissement impensable : tout le pays a l'âge stoppé de Benbouzid, sa façon de grimacer, de porter une croix tordue et de s'entêter comme un répondeur automatique face à une déclaration d'amour. On a toujours le regard tourné vers Bouteflika, mais c'est Benbouzid qu'il faut méditer : il existe depuis avant beaucoup de chose. Comme la situation du pays et la biographie du régime, son CDI dans le ministère est tout aussi inexplicable que le reste. Sa vision de l'avenir ressemble à sa vision du passé. Il est. Et tous nos enfants sont ses enfants et c'est pourquoi ils sont atteints d'une sorte de vieillissement qui tourne en rond. Ils sont. Eux aussi. Ceux qui sont nés il y a quinze ans ont vécu 9 ans sous son règne. Et ceux qui avaient quinze, en ont trente ans aujourd'hui. Et pas un seul d'entre eux n'est devenu ministre, ou cosmonaute, ou poète aimé par Obama, ou mannequin capable d'inventer une robe avec des cils ou un inventeur de miel à partir des sourires. Pas un n'est monté sur la lune. Et pourtant, il est là, lui. Inexplicable. Même avec la thèse de sa belle famille.
Donc, et dans le cadre de cette chronique débridée et sans buts, ce que vous allez vivre désormais, c'est cette « génération Benbouzid » à la scolarité cahoteuse, au geste las, à l'écriture illisible et à la culture générale unicellulaire et qui incarne le vrai fléau mou de la RAPD : l'absence de but. Car, comme le pays, l'école est sans but et Benbouzid en est le prophète automatisé. Autant donc suivre le mouvement : c'est un endroit où ceux qui ne sont pas morts durant la guerre ne mourront jamais, où les billets de 1.000 Da sont faux, où on frappe des médecins avec des policiers binaires et où les élections sont fausses, l'amour gênant et les sachets bleus plus nombreux que les martyrs. Et donc un endroit où il ne sert à rien d'aller à l'école. Pour l'élève comme pour l'enseignant. On croit donc Bouteflika l'incarnation d'un système alors qu'il n'en est que le mannequin désarticulé, là où il faut regarder Benbouzid comme la vraie sève morte d'une époque dont il ne reste que le tablier. Il devient urgent donc de faire le point : laisser le Président de la RAPD être choisi par les grands électeurs et demander à ce que le ministère de l'Education soit choisi et élu par le peuple. La raison ? Nous, on sait que c'est trop tard pour nous, mais ce n'est pas le cas pour nos enfants. Même et surtout ceux de Khenchela.


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