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Du métier de voter pour son propre visage !
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 11 - 01 - 2012

C'est l'histoire probablement vraie de «l'allianceur», un homme né dans la peau inventée d'un coq altier se cassant le bec à trop vouloir picorer dans la main des autres. Alors, pour mettre dans le vent son destin de looser patenté, «l'allianceur» a, dans sa tête (trop ronde), l'idée bien arrêtée que le temps opère des ravages monstrueux quand le sien seul demeure «mortellement» indécis. Et pour ne pas laisser le pays en dérangement quand il est resté cent trente-deux ans occupé, «l'allianceur», honnête jusqu'à offrir son corps aux «mal-votants» affamés, s'imagine dans la peau d'un chef caïd sans raison garder, venu au monde juste pour jouer avec sa vie à trôner, tel un vieux phare désaffecté, sur tout ce qui navigue trop bas dans… ce bas monde. Sur la terre ferme comme très haut… dans les profondeurs océanes.
Déjà, dans le ventre douillet de sa mère génitrice, «l'allianceur» réussit le tour bluffant de faire passer par le chas du nombril de sa maman présomptive sa première candidature au poste convoité de chef de tous les camisolés de son âge. Recalé pour immaturité congénitale, «l'allianceur» est placé dans une couveuse cadenassée jusqu'à l'âge impubère de sept ans et demi. A l'école de la rue, «l'allianceur» trouve encore le moyen de scanner son premier relevé de notes traficoté pour en faire un vrai-faux bulletin de vote transparent avec sa photo et son patronyme «abscons» écrit dessus en caractères hiéroglyphiques.
A treize ans, «l'allianceur» se laisse pousser une barbe de trois jours avant de se faire faire son premier document d'identité détournée, avec inscrite en lettres indélébiles son inoxydable profession. Même mort et caché trois pieds sous terre, «l'allianceur» est toujours candidat à quelque chose. Ici comme ailleurs. Partout. Nulle part. Quelque part. N'importe où. Une sorte de candidat autoreverse. Capable de finir par le début et commencer par la fin.
«L'allianceur» se sent même capable de monter toutes les caboches au repos et les macchabées refroidis pour leur imposer l'idée outre-raison que même les trépassés ont droit à un candidat juste alphabétisé. Celui qui saurait défendre avec une sincérité post-papale leur droit «mourant» à des cimetières propres et surtout à l'écart des zombies bien vivants. Devenu un trois quarts de caïd plein aux as, «l'allianceur» se présente aux premières élections aseptisées de son histoire, avec pour seul et unique adversaire sa propre photo avec un faux visage imberbe. Compté, recompté et (re) recompté, il ne trouva jamais plus qu'un seul bulletin jauni, glissé par une main velue dans l'urne piégée.
Remettant toujours ça, «l'allianceur» se présente quatre-vingt-dix-neuf fois de suite à des élections usées, blousées, biaisées, biseautées, blasées, embobinées et même embabouinées. Mais face au drone envoyé d'en haut, il n'obtiendra jamais plus qu'une seule voix cassée, la sienne, sortie d'une urne piégée mais surtout trouée. Dégoûté par les inénarrables «istihkakates» qui ne vont jamais plus loin que le bout de son pif en chute spontanée, «l'allianceur» fait ses ablutions, les premières de sa vie, et décide, la tête froide, de passer sous la potence mal effilée de la commission électorale chargée de l'auscultation au microscope de sa paperasse trop bavarde pour être celle d'un «moutaracheh» à la tête bien ronde. Traîné par l'oreille jusqu'au chef «plombé» de son parti jamais pris à court de candidats enfermés dans des sachets en plastique noir, «l'allianceur» se voit remettre une médaille en toc avec gravé dessus : Ici repose «l'allianceur», le candidateur qui ne sut jamais de sa vie escalader une petite colline, quand il n'apprit jamais à descendre correctement de sur un minuscule escabeau…». Même si la légende dira, ensuite, pour son arrière petite marmaille, que «l'allianceur», à 99 ans et demi, alors qu'il faisait rase campagne pour tenter, dans une épique bataille, de faire passer l'épaule à hauteur d'un strapontin haut perché à Alger l'inextinguible, il est retrouvé lové dans un isoloir blanc, les pieds et bras enduits de henné avarié, coincé par la tête dans une urne mal rabotée. Dans la rue, on criera «l'allianceur» est mort, qu'allons-nous devenir sans «l'allianceur»… ?!


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