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Education: Remédiation pédagogique, «recette miracle» contre l'échec scolaire
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 20 - 10 - 2016

L'échec scolaire est devenu patent, et menace les fondements même de l'Ecole algérienne. C'est la conclusion à laquelle sont parvenus des experts du ministère de l'Education nationale, qui ont constaté, avec effarement, une inquiétante distorsion entre les taux de réussite et d'échecs, à tous les paliers du cursus scolaire.
Farid Benramdane, conseiller auprès de la ministre de l'Education nationale et chargé de la Pédagogie, a indiqué, hier mercredi, dans une intervention à la radio nationale que sur 100 élèves qui entrent en 1re Année primaire, 4, seulement, arrivent à décrocher leur baccalauréat et 32 d'entre eux abandonnent l'école avant l'âge de 16 ans. «C'est un constat sans appel, les chiffres sont alarmants et structurels', estime-t-il, avant de relever que «le rendement de l'école pose problème.» Ce constat est le résultat d'une enquête du ministère de l'Education sur un corpus de 464.000 erreurs et mené dans 9 wilayas pilotes, a-t-il indiqué.
L'étude a été faite sur la base des copies d'examen de 5ème Année primaire, et le BEM. Sur une année, il a été recensé 464.000 erreurs pour les épreuves de langue arabe, les mathématiques et le français. «Nous avons relevé, à peu près, entre 6 à 8 erreurs pour l'arabe et 8 et 12 pour les maths» sur 27.500 copies pour l'arabe, 27.000 copies pour les maths, a précisé M. Benramdane. «Sur les 95% qui réussissent aux examens de 5ème , 25% échouent à la 1re Année moyenne. Et sur les 66% d'élèves qui réussissent à l'examen du BEM, 15% d'entre eux redoublent.» L'autre constat est que «c'est dans les matières scientifiques qu'il y a les moyennes les plus basses», résume-t-il, avec une moyenne nationale de 8,20 en 2016. Et, à partir de «ces constats, on s'est posé la question de savoir comment améliorer le système de l'éducation en Algérie, car sur les 96 élèves qui réussissent l'examen de 5ème Année, au moins 65 refont leur année, souligne M. Benramdane. Le nombre important d'erreurs dans les examens relevées dans les wilayas pilotes «nous indiquent qu'il faut une intervention sur plusieurs segments du système», explique t-il, précisant qu'il y a des «erreurs, qui relèvent du processus même de l'enseignement.» Le coût de la déperdition scolaire est estimé par M. Benramdane à 16% du budget du ministère de l'Education nationale, le second après celui de la Défense, soit 5 à 6 milliards de dollars. «Le défi est celui de la qualité qui se mesure avec des standards internationaux. Si on veut améliorer le système éducatif, il faut l'inscrire dans le système international», affirme-t-il.
Face à l'échec scolaire, «la réponse doit être pédagogique, scientifique ; un degré de technicité sur lequel on doit encadrer l'Ecole algérienne», souligne M. Benramdane, qui en veut pour preuve de cette déperdition scolaire dans le fait que le taux d'échecs est de 70%, à la 1re Année universitaire. Pour lui, «les écarts inter-cycliques sont des indicateurs de la baisse du niveau de l'Ecole algérienne. Il nous fallait une radiographie pour dégager la structure de la production réelle pour trouver des solutions.» Cette solution réside, selon lui, sur la remédiation pédagogique, «mais sans diagnostic, ça ne peut pas être efficace, le travail réalisé va être mis à la disposition des inspecteurs et des enseignants pour qu'ils fassent un retour réflexif sur leur travail.» En outre, il préconise le renforcement de «l'évaluation des enseignants. Le fait est que le système chez nous fonctionne à la sanction.» Dès lors, la réponse «qu'on donne est une réponse pédagogique à la place de la sanction, et la remédiation va remplacer la sanction pour améliorer la qualité de l'apprentissage», explique encore M. Benramdane, qui estime qu'il faut réduire les taux d'échecs à chaque cycle d'enseignement», car «l'examen n'a d'intérêt que s'il donne un diagnostic réel du niveau des élèves, et la remédiation doit se faire sur le taux des erreurs.»
C'est clair pour le ministère de l'Education nationale : il faut passer, dès lors, d'une logique d'un système privilégiant la logique quantitative dans les résultats à une logique qualitative, avec «l'abandon du système du quantitatif.» «Il faut passer à la formation sur des postures de qualité», préconise M. Benramdane


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