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LES OUBLIS ET LA MEMOIRE (HISTORIQUE)
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 15 - 11 - 2018


Livres
Laghouat, la ville assassinée ou le point de vue de Fromentin. Roman (Récit romancé ?) de Lazhari Labter (préface de Daho Djerbal), Hibr Editions, Alger 2018, 250 pages, 700 DA
Une terrible histoire qui s'est passée il y a longtemps, il y a très longtemps ! Un pan de l'histoire d'El-Aghouat (Laghouat). Mars 1852 : Une armée (française) composée de 3.000 hommes et de 600 chevaux, renforcée de 100 spahis, 200 cavaliers et 1.800 dromadaires, 5 bataillons d'infanterie, 4 escadrons et d'une batterie de montagne, établit son camp devant les murs de Laghouat... la ville alors dirigée par Benacer Benchohra (l'agha incontesté de la puissante confédération des Larbâa) qui a refusé toutes les offres de reddition.
Un échec qui ne fut pas accepté... Déjà, depuis 1844, Thomas-Robert Bugeaud, alors gouverneur général, estimait la prise de Laghouat, absolument nécessaire, car la ville était la clef pour la colonisation des villes du Sahara, de Ghardaia à In Salah.
Décembre 1852 : Une autre expédition (dirigée par les généraux Randon, Pélissier, Yusuf et Bouscaren... (des noms tristement connus pour leurs macabres «exploits») avec une colonne considérable, atteint Laghouat. Elle est «composée de 2.800 hommes et 1.700 animaux dont 1.700 soldats d'infanterie, 2 pièces de montagne de 80 coups chacune, 30 artilleurs avec fusils de rempart, le train l'équipage des dromadaires... en tout 2.100 hommes de troupes, puis 400 cavaliers du goum (ndlr : les goumiers déjà !), 300 Arabes attachés à divers services et 1.499 bêtes de somme (...), 72.000 cartouches de réserve et 60 dans chaque giberne». Plus un régiment de dromadaires, composé de 100 hommes et 100 bêtes (ndlr : le syndrome égypto-bonapartiste). Globalement, une armée de 6.000 hommes contre 800 à1.000 laghouatis (un rapport de 6, bien équipés, contre 1)
Très forte résistance de la ville et de ses guerriers (quelques centaines d'hommes en armes dont une grande partie d'adolescents) avec ses actes héroïques et aussi, des femmes-courage (comme Messaouda el Hrazlia)... La bataille fera rage et le 4 décembre 1852, tout «sera emporté dans le bruit et la fureur». Un mot d'ordre : «Pas de blessés, tuez-les tous !». Un carnage affreux. Un massacre sans nom. Sans état d'âme : 2.500 hommes, femmes ou enfants tués (et 60 soldats français tués... dont le général Bouscaren et un commandant) pour une population de 4.000 habitants. Toute une ville jonchée de cadavres. Toute une «ville assassinée». Une trace indélibile dans la mémoire collective sous le nom de Aâm el-Khalia.
Benacer Benchohra, le «marin du désert» (pour son habileté dans la guérilla des sables), celui qui avait levé l'étendard de la résistance, dès 1841, continuera la lutte... en d'autres lieux... presque jusqu'à sa mort en 1875. Il décèdera en exil, à l'âge de 80 ans, à Damas où il y est inhumé (cimetière des Maghrébins).
L'Auteur : Journaliste, poète, éditeur, romancier... né à Laghouat en 1952. Vit et travaille à Alger. Auteur de nombreux ouvrages (des recueils de poèmes, témoignages, des évocations... dont le très émouvant chant d'amour maternel «La cuillère et autres petits riens» édité en 2009, des études, un roman... «Hiziya, Princesse d'amour» publié en 2017 et déjà présenté in «Mediatic», des ouvrages collectifs, plus d'une quinzaine...)
Extraits : «Ce pays n'abdiquera pas sans combattre, parfois dans le temps long. Car, comme le dira un jeune historien algérien, Noureddine Amara, «tout au long de ce siècle colonial, au regard de la loi, l'indigène reste ce porteur, même involontaire, d'une mémoire française d'effraction (...) l'écriture de la conquête française (reste) une écriture précaire» (Daho Djerbal, préface, p 15), «Toutes les maisons sont vides, depuis la plus pauvre jusqu'à la plus riche ; on dirait une ville entièrement déménagée» (Eugène Fromentin, juin 1953, p 153)
Avis : Daho Djerbal a bien résumé ce livre à la forme originale : «C'est un livre d'histoire de la conquête du sud algérien par la France, dite par les propres auteurs de ces massacres sans nom, décrits comme une «promenade militaire». Un roman historique ou de l'histoire romancée (en bonne partie car émaillé de témoignages et de documents..)...une forme d'écriture qui fait participer les acteurs, les victimes, les témoins... Mais, il faut accepter l'écriture parfois «socio-poétique» de Labter...qui n'arrête pas de chanter sa ville natale... tout en n'omettant pas d'y inscrire de belles histoires d'amour (içi, celle de deux adolescents, Saâd et Messaouda)
Citations : «La prise de Laghouat, le 4 décembre 1852 eut autant de retentissement que celle d'Alger, le 5 juillet 1830» (p 37)
GPRA. Un mandat historique. 19 septembre 1958- 3 août 1962. Essai de Abdelmadjid Merdaci. Les Editions du Champ libre, Constantine 2018, 600 dinars, 139 pages.
19 septembre 1958 ! Annonce au Caire (par M'Hamed Yazid) et à Tunis (par Ferhat Abbas) simultanément - de la formation du Gouvernement provisoire de la République algérienne, (GPRA).
PPA-MTLD, OS, FLN, CCE, ALN, CNRA... puis GPRA (une recommandation dit-on - de Hocine Ait Ahmed datant d'avril 1958). La Révolution algérienne venait d'enrichir le dictionnaire de sigles qui devinrent assez vite les plus fameux du siècle.
Le GPRA fut un acteur majeur de l'Indépendance nationale, ayant mené, de main de maître, les négociations avec la France... Avec trois gouvernements successifs ( les deux premiers formés le 9 septembre 1958 et 18 juin 1960 et présidés par Ferhat Abbas et le dernier présidé par Benyoucef Benkhedda, d'août 1961 à août 1962)... ayant vu comme ministres et conseillers ou représentants les noms les plus flamboyants de la Révolution et du mouvement national. Des guerriers, des diplomates et des intellectuels. Siègeant d'abord au Caire puis à Tunis, ayant connu bien des crises ou des frondes, internes ou externes, inhérentes à toute gouvernance de combat, il fut, aussi, en fin de parcours, objet de conflit... et son président est «obligé» (suite à la fameuse «crise de l'été 1962» qui avait fait des centaines de victimes, suite à de violents affrontements, dans les rangs des djounoud de la wilaya IV), face à «l'Armée des frontières», de remettre (3 août 1962) ses pouvoirs... au Bureau politique du FLN (imposé par Ben Bella à partir de Tlemcen dès le 22 juillet).
Le GPRA n'a pas été, seulement, un simple représentant extérieur de la lutte de Libération nationale. Il a été au-delà des querelles intestines et des manipulations extérieures - un moteur important et essentiel, car, peu à peu, en plus de l'activité politique et diplomatique inhérentes à toute institution gouvernementale de ce genre (le fait d'être à l'extérieur du pays ne l'ayant pas gêné), il a «inventé»,sur le terrain, des formes originales et intelligentes de combat (comme l'équipe de football du FLN composéee de vedettes internationales et qui a joué 58 matches à travers le monde... les troupes culturelles de théâtre et de musique... les moyens d'information comme la radio, la presse écrite et l'Agence de presse...), s'appuyant sur un véritable Etat car il «exerçait, du moins partiellement, une autorité effective dans le pays» (Romain Yamentchouk), et qui ont amené les pays membres de l'ONU (grâce, entre autres au groupe afro-asiatique) à se pencher sur son combat (en 1960, tout particulièrement après les manifestations populaires de décembre ), bien des pays étrangers à le reconnaître immédiatement (le GPRA était représenté auprès de trente-cinq Etats, notamment la Chine populaire, et Pékin et Mao avaient réservé à Ferhat Abbas un accueil grandiose) et l'ennemi à venir à la table des négociations...
L'Auteur : Professeur des Universités, sociologue, historien, auteur de plusieurs ouvrages dont le plus récent est «Dictionnaire des musiques citadines de Constantine» (présenté in «Médiatic»). Contibuteur régulier réputé pour son style (trop) direct - dans la presse nationale, avec pour thème central l'histoire du nationalisme algérien et l'histoire de la guerre de Libération nationale.
Extraits : «L'imaginaire guerrier, socle d'une histoire institutionnelle relayée par les médias et longtemps- par les manuels scolaires s'est largement adossé à une censure tatillonne et, au mieux, a imposé de fait un rapport névrotique, simplificateur au passé et une progressive mais notable extinction d'un désir d'histoire, chez les plus jeunes algériens» (p 12) , «Que ce soit au plan interne -les compétitions du pouvoir entre dirigeants - ou avec d'autres instances du Front ou de l'ALN- l'état-major général- le GPRA a pu être le réceptacle des contradictions et des appétits de pouvoir de la résistance en même temps qu'il validait, tant auprès de l'opinion nationale qu‘internationale la réalité d'un Etat algérien» (p 14) ; «La formation du GPRA avait propulsé la diplomatie algérienne sur les premières lignes du front» (93) ; «Soixante ans après sa proclamation, le GPRA continue d'être le lieu d'un imposant silence d'Etat. Le 19 septembre 1958 n'est pas inscrit au calendrier des fêtes légales et il avait fallu attendre plus d'une décennie pour que la journée du 19 mars 1962 soit établie officiellement comme «Jour de la victoire» (p 117).
Avis : Peu d'ouvrages et de témoignages sur le GPRA. Des dirigeants qui, le plus souvent, ont fait le choix de la réserve...Une sorte de «Que sais-je» qui comble un vide. Un véritable cours d'histoire... Et, de la pédagogie à pleines pages. Si avec tout ça, vous n'avez pas encore (tout) compris...
Citations : «La lutte sera longue, mais l'issue est certaine» (Extrait de la proclamation du 1er novembre 1954, p 9) ; «Le CNRA du Caire du 20 au 28 août 1957 est l'un des refoulés majeurs des événements marquants de la guerre d'indépendance...tout se passe comme si, aujourd'hui encore, des paroles, des actes de la rencontre dans les salons d'un grand hôtel cairote devraient encore être mis sous le boisseau» (p 34) ; «Depuis le débarquement de Sidi Fredj,en 1830, jusqu'aux premières décennies du XXè siècle, la récurrence des résistances armées à l'occupation suffit à établir que cette terre n'était pas française et n'avait pas vocation à le devenir» (p 60) , «Certes, le rappel du GPRA, de ses acteurs, de son action peut avoir vertu de réquisitoire contre le recours à la violence politique, peut reposer la lancinante question de la légitimité, il n'en reste pas moins que la question est de savoir qui le GPRA peut-il encore déranger ou surprendre ?» (p 101), «L'armée est au service de la nation, c'est-à-dire qu'elle est sous l'autorité directe et absolue du gouvernement qui exprime la souveraineté nationale. Elle n'est pas la source du pouvoir selon une idée simpliste qui confond force armée et origine du droit et du pouvoir» (p 133).
Dictionnaire de la Révolution algérienne (1954-1962). Ouvrage de Achour Cheurfi. Casbah Editions, Alger 2004, 950 dinars, 495 pages
Une œuvre délicate que celle de contribuer à la saine écriture de l'Histoire du pays, tout particulièrement celle de la période la plus récente, celle de la guerre de Libération nationale en remontant souvent à la naissance du Mouvement national contemporain, donc la plus «chaude». Beaucoup de témoins et/ou de descendants de témoins encore vivants. Beaucoup d'intérêts, souvent, hélas, bassement matériels, en jeu.
Si, à mon avis, l'écriture de l'Histoire à travers la nouvelle et le roman ou la poésie et même le théâtre et le film comporte pas mal de risques, celle opérée à travers le genre «mémoires» et «écrits documentaires» comme les dictionnaires et les encyclopédies... peut devenir dangereuse, tant il est vrai que le livre est et reste le média de communication de masse le plus concret et le plus pérenne. Une chance (sic !) cependant... Le lectorat national reste encore quantitativement limité, les librairies rares et les bibliothèques pas assez fréquentées, ce qui diminue de la portée des ouvrages publiés.
L'auteur, journaliste de formation et grand praticien de l'information culturelle, ayant de surcroît, une forte expérience en sciences documentaires, s'est lancé très tôt dans l'aventure, se spécialisant dans les «dicos» biographiques et autres encyclopédies. L'ouvrage présenté n'est pas le premier mais c'est, peut-être, le plus délicat. En effet, la guerre de Libération nationale n'a cessé et ne cesse de constituer des enjeux importants ici et... outre-Méditerranée, produisant même des «affaires». Elles ne manquent pas, concernant soit des événements, soit des hommes (dont la toute dernière révélation du président de l'Association des anciens du MALG, Daho Ould Kablia, concernant Salah Bouakouir.. «assassiné en 1961 par l'OAS») ), soit des wilayas historiques, soit pire encore, des régions et même des villes, soit des groupes... chacun ne voyant que «midi à sa porte»... selon les générations (et les mentalités) qui «s'affrontent». Et, il y a en a plusieurs : celle des «acquis», celle des «maquis», ceux de l' «intérieur», ceux de l' «extérieur», ceux de Fédération de France, ceux de la Zone autonome d'Alger, ceux qui rejettent l'oubli, ceux qui veulent une mémoire universelle totale et moins sélective, ceux qui insistent sur les «contentieux» avec l'ancien pays colonisateur, ceux qui cherchent encore une «régularisation à effet rétrocatif», ceux qui veulent des «avantages»... ceux... ceux... Plus d'un demi-siècle après la fin de la guerre !
Pour emprunter à l'auteur, «au moment où de l'autre côté de la Méditerranée, même timidement, on commence à «soulager» sa conscience, et que de ce côté-ci on libère peu à peu le débat»... et en attendant que l'accès aux archives (se trouvant à l'étranger mais, aussi et surtout, celles moins importantes quantitativement peut-être - se trouvant en Algérie), on ne peut que saluer le travail de recherche et de compilation effectué... Un travail qui «cerne» une bonne partie de notre passé «révolutionnaire», ce qui nous permet de mieux comprendre une bonne partie de notre présent.
L'Auteur : Né en 1955 du côté de Mila. Journaliste, actuellement directeur d' «El Moudjahid» (quotidien). Auteur de plusieurs ouvrages de type documentaire (dictionnaires et encyclopédies) mais aussi de deux recueils de poésie (Sned, 1983 et Enal, 1990), d'une pièce de théâtre (Union des écrivains, 2003, d'un recueil de nouvelles (ANEP, 2004)
Extrait : «En faisant une large place aux noms propres sans pourtant négliger les faits importants, comme les grandes batailles militaires, politiques, diplomatiques, culturelles, c'est en partie en réaction contre l'idée qui avait prédominé dans les sphères dirigeantes, après l'indépendance du pays et selon laquelle laRrévolution, sous le prétexte, au demeurant assez juste, qu'elle a été réalisée par le peuple tout entier, on en est venu à la présenter comme une œuvre anonyme, une épopée abstraite, sans les hommes qui lui ont tout sacrifié» (p 9)
Avis : Un ouvrage «ouvert»... peut-être trop ouvert car il ne se limite pas aux seules personnes et aux faits historiques importants mais ratisse large. Un ouvrage de base plus que complet et très utile pour apprendre et re-situer l'histoire de la guerre. Dommage, il n'a pas été (encore) traduit... comme d'ailleurs la plupart des ouvrages de l'auteur... pourtant très bon bilingue.
Citations : «Il est un fait avéré que la Révolution algérienne avait impliqué des millions d'hommes et de femmes et que, sans eux, elle n'aurait jamais été possible (...). Toutefois ...elle avait eu son lot de lâchetés, de trahisons, de règlements de compte où l'éthique et la morale étaient réduites à des références pour naïfs et utopistes» (p 9), «Dans cette ambiance où la patrie se confond bien souvent avec butin., il serait difficile encore d'aboutir à une écriture de notre histoire contemporaine qui soit débarassée des préjugés idéologiques ou politiques, de l'exclusion et de l'apologie» (p 12)
PS : Afin de préparer vos cadeaux de fin d'année, quelques beaux ouvrages découverts au Sila :
- Tlemcen, capitale du Maghreb central, Edition Colorset, Alger, 430 pages, 5.000 dinars
- Alger, la bien gardée, par Abderrahmane Khelifa, Editions Gaia, Alger, 448 pages, 6.500 dinars
- Bejaia, capitale des lumières, par Abderrahmane Khelifa, Editions Gaia, Alger, 532 pags, 6.500 dinars
- Cirta, Constantine, la capitale céleste, par Abderrahmane Khelifa, Editions Gaia, Alger, 472 pags, 5.000 dinars
- Dey Hussein, dernier souverain d'El Djazair, 1818-1830, par Mohamed Balhi,
ANEP Editions, 241 pages, 1.250 dinars


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