Bouteflika persiste et signe    «L'ANP demeurera le rempart du peuple et de la Nation»    La volte-face de Ouyahia    Les réserves obligatoires des banques passent de 8% à 12%    La maternité dans les périodes assimilées à des périodes d'activité    La longue complainte de Lakhdar Brahimi    Bonne opération pour l'ASO Chlef à Béjaïa    NAHD : place à la Coupe d'Algérie    Journée de marche ce mardi    27 milliards de centimes d'aide aux nécessiteux pour le mois de Ramadan    Mila-Net paralysée par une grève des travailleurs    ACTUCULT    Sit-in des journalistes de l'ENTV    Si ! Si ! Mais chut !    Les travailleurs de la formation professionnelle manifestent à Tizi Ouzou : «Pour la souveraineté du peuple»    Du butin au report du scrutin, pour quel destin ?    19 Mars : les marsiens et la planète Algérie    Eviter les creux de l'histoire    Un jeune retrouvé pendu    Bouira: Les dispositifs anti-feux de forêts à améliorer    Constantine - Début de distribution de 4.254 logements    Equipe nationale: Belmadi fidèle à ses promesses    Incidents à Aïn-M'lila et Béjaïa: Revoilà la bête immonde !    MC Oran: Le spectre de la relégation hante les esprits    Rien de nouveau à l'horizon    Il affirme ne pas avoir été mandaté: Le hors-jeu de Lakhdar Brahimi    «The wall», chanté par les Algériens    Une AG extraordinaire prochainement pour baliser le terrain à l'Hyproc    Treizième trophée pour l'équipe de Ouargla    Ecrire l'histoire d'une fin de saison pas souvent très sportive    Ouverture du Four Points By Sheraton Sétif en Algérie    Plus de 1.400 dossiers d'investissement en attente d'agrément    Arrestation de Belhassen Trabelsi en France, la Tunisie demande son extradition    Des enquêteurs de l'ONU appellent à des arrestations pour crimes de guerre à Gaza    Les conservateurs de tomate se concertent    «Les Aurès dans l'histoire» Ouverture de la 7e édition    Les syndicats autonomes rejettent l'offre de Bedoui    MILA : Plus de 5 500 hectares réservés pour la culture des légumes secs    Abderrahmane Mebtoul s'exprime au micro de Souhila Hachemi de la Radio Chaine 3 : " Manifestations populaires et perspectives "    POMME DE TERRE : Prévision de déstockage de près de 990 000 quintaux    L'impératif de nouvelles réformes    CACHEMIRE INDIEN : Le Pakistan pourrait appliquer la "théorie du fou"    Atelier LOPIS: Encourager le développement local pour prévenir la radicalisation    Syrie : "Les Casques blancs donnent à l'Occident un prétexte pour bombarder Assad"    Des milliers d'opposants rassemblés devant la présidence    Mostaganem: Mise en exergue de l'importance des études historiques sur les sciences et autres spécialités    Les champs Elysées seraient interdits aux «gilets jaunes»    Illizi : Signature d'un contrat pour le développement du champ gazier d'Ain Tsila    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





La symbolique plus forte que le syndicat
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 17 - 12 - 2018

Les dernières tensions au niveau du clergé sont sur le point d'être apaisées. C'est du moins ce qui apparaît des premières lectures des communiqués croisés entre les deux parties en conflit : le syndicat des imams et leur tutelle, le ministère des Affaires religieuses et des Wakfs.
Alors que la position de Mohamed Aïssa avait tout d'un dogme concernant les revendications salariales des imams et que le syndicat, de son côté, campait dans ses tranchées, demandant l'ouverture d'un dialogue sans plafond exigé, les choses semblent rentrer dans l'ordre. En cause : la menace du syndicat d'exporter le conflit dans la rue à «une date qui sera annoncée ultérieurement», suffisant pour que le gouvernement décrypte et comprenne la portée du message.
Si dans un premier temps, le ministre avait répondu en menaçant de recourir à la force de répression légitime, réflexe pavlovien des représentants du gouvernement devenu à force une norme dans la gestion des conflits sociaux, la crainte de l'après-confrontation a amené Mohamed Aïssa à adopter un ton plus conciliant. En effet, même si ce n'est pas une première dans le paysage contestataire national de sortir dans la rue, les pouvoirs publics sont confrontés, cette fois, aux représentants religieux d'un islam à l'algérienne longtemps présenté comme exemple d'une digue contre la radicalisation.
La symbolique est toute forte et les conséquences d'un mouvement, qui se durcit et qui dure dans le temps, sont à craindre sur la pérennité du dialogue socio-politique actuel.
Pourtant, s'il est difficile de croire que le ministère va fléchir directement sur la question des salaires, il est à parier que d'importantes concessions indirectes, à même de revaloriser les fiches de paie, ne manqueront pas d'être faites. Les enjeux de l'heure imposent la présence d'un vecteur de transmission de la politique générale du pays à propos des sujets d'actualité, à l'image de la violence, ou de la harga, entre autres dossiers sensibles. Des messages relayés par la mosquée qui est sortie, depuis longtemps, de son rôle purement théologique pour être au service de son employeur.
L'Etat, dans sa logique populiste, ne peut se permettre d'avoir sur le dos des imams fonctionnaires qui se sont déjà positionnés pour un cinquième mandat. Les risques de dérapage sont grands pour ouvrir la porte à une contestation aussi profane soit-elle dans un milieu religieux qui risque de prendre ombrage du peu d'intérêt qu'on lui accorde. La riposte peut entraîner des cas de figure que le gouvernement ne veut même pas imaginer, lui qui a été intransigeant lors des conflits sociaux qui ont émaillé presque tous les secteurs d'activité.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.