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Se protéger pour protéger les autres
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 04 - 07 - 2020

En tous points de vue, c'est un été bien particulier que nous vivons. Apparu au mois de décembre 2019 dans la région de Wuhan, en Chine, le Covid-19 continue près de 7 mois après d'imposer le changement du rythme de la vie des humains. Trop de sacrifices imposés par le confinement ! Pas de vacances, pas de baignades, pas de fêtes de mariage, pas de rencontres de funérailles, pas de hadj, pas de marchés de bétail, pas de foot ni de sport de masse, pas de rassemblements... chuuut, le Covid-19 rôde dans les alentours. Un monstre sorti tout droit des contes d'horreur.
Il y a eu des virus par le passé qui ont semé peur, désolation et désarroi au sein des populations, il en existe toujours de nos jours, mais le Covid-19 reste particulier à bien des égards. Il est défini comme une maladie à grand potentiel de contagion. Selon les enquêtes épidémiologiques, «25 à 30 % du total des cas confirmés d'infection par le nouveau coronavirus en Algérie sont d'origine familiale». Et, on est quasi certain que le rebond ces derniers jours du nombre de cas d'infection par le Covid-19 à travers plusieurs wilayas est intimement lié aux réunions familiales, notamment les fêtes de mariage et les
funérailles. C'est le ministre de la Santé qui en a fait l'annonce au cours de sa visite de travail, jeudi dernier, dans la wilaya de Sétif pour s'enquérir de la situation épidémiologique alarmante au niveau de cette région, nouveau volcan avec ceux de Blida et Alger. Les mariages et les funérailles sont ainsi officiellement interdits.
Les pouvoirs publics innovent sur ce plan en mettant à la disposition des citoyens un « numéro vert » pour dénoncer les fêtes de mariage et les rencontres de funérailles. Mais la menace n'est jamais totalement écartée. Car, par temps de Covid-19, les fêtes de mariage étant synonyme de bruits, on se met en couple comme on peut, en toute discrétion ou dans des cercles familiaux très réduits. Et, on ne manque pas de courir, souvent sans mettre ni gants ni masques, vers les cimetières pour assister aux enterrements et vers les domiciles de
ceux qui ont perdu l'un de leurs proches pour leur exprimer compassion et sympathie, au risque de leur faire rejoindre l'au-delà. Un comportement plutôt individuel qu'on rencontre également avec une fréquence plus élevée, puisque quotidienne, voire à toute heure, dans la rue et dans les marchés, où le respect des règles sanitaires est un moindre souci d'une population fataliste.
Pourrait-on vraiment s'en sortir rapidement de cette pandémie si on regardait seulement son risque élevé de propagation dans le milieu familial ? La célébration des fêtes de mariage et les rencontres des funérailles sont des facteurs à risque, certes, mais le principal combat à mener devrait être mené par l'individu avant qu'il ne se noie dans la foule. On parle souvent sur le plan de la prévention d'une conscience ou d'une responsabilité collective dans la lutte contre la propagation du Covid-19, mais n'est-ce pas que c'est sur l'individu, surtout, que repose la plus grande part de cette responsabilité ? Car, c'est quoi exactement une foule ? C'est la somme de plusieurs individus que, si chacun d'entre eux appliquait consciencieusement les mesures barrières, on arriverait à moindre coût à stopper la propagation du Covid-19. Tout commence, donc, par la discipline individuelle. En tous lieux et en toutes circonstances, c'est l'individu qui doit se protéger pour protéger le collectif.


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