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DEVISE ET LOGIQUE DE DIGNITE
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 03 - 12 - 2020

La tentation du ministre des Finances Benabderrahmane de définir le contenu et la signification des bureaux de change apparaît comme une évidente fuite en avant. Ces outils financiers, laisse-t-il supposer, ont pour seule mission l'entretien du flux financier des touristes étrangers visitant l'Algérie. Il s'appuie entre deux phrases sur l'argument de l'autorisation accordée à quelques hôtels de s'investir dans ce terrain. Il n'est pas pourtant sans ignorer qu'il botte en touche un sérieux sujet et il doit bien se rendre compte qu'il déplace le fond du problème loin de la réelle situation actuelle.
La transaction de la devise étrangère est au cœur du monde informel. Le grand paradoxe est que les banques officielles jouent un rôle prépondérant dans le circuit sombre des échanges monétaires. Elles légalisent un drôle de «trabendisme» au vu et au su de tous faute de pouvoir rejoindre une normalité universelle. Cette notable complaisance n'a pas été pour déplaire aux voyageurs algériens qui voient d'un bon œil une porte laissée ouverte pour qu'ils échappent à la dérisoire allocation touristique équivalente à une nuitée d'hôtel ou au tarif d'une longue course en taxi. Ils s'en accommodent de mauvaise grâce en sachant que leurs voisins marocains et tunisiens dont les pays sont autrement moins nantis leur accordent des oboles mieux circonstanciées. Deux mille à trois mille euros sont donnés à chaque ressortissant désireux de voyager et il n'est pas nécessaire de se demander à quoi répondrait cette aubaine si ce n'est une conformité en droite ligne d'abord avec une logique d'attention et de dignité.
Pour les autorités publiques algériennes, le nœud gordien de la devise n'est certes pas aisé à dégager. Il renvoie à une multitude de considérations financières difficiles à démailler. Elles ne peuvent l'être que si l'ensemble de l'économie nationale est assise sur des bases claires et débarrassées des assortiments politiques aléatoires qui transforment en vérité l'Etat lui-même en pourvoyeur attitré des circuits de fâcheuses inoculations.


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