Un sparadrap sur une jambe de bois ?    Intrigant limogeage du directeur de la radio de Jijel    Le hirakiste Karim Ilyès relâché    Défaillance de 12 entreprises versées dans le domaine de la pêche    Les résidents attendent leurs actes de propriété depuis 38 ans    Les litiges fonciers en débat    12 objectifs fixés pour le gouvernement de transition    Neuf militaires tués au Mali    La JS Saoura provisoirement leader    Le Béninois Jacques Bessan bloque le MOB    Les matchs contre la Zambie et le Botswana fixés    "Le variant britannique deviendra dominant"    UN DRAME ET DES ZONES D'OMBRE    "Les incendies de février sont d'origine criminelle"    Diwaniya Art Gallery représente quatre artistes algériens et étrangers    Focus sur l'insertion professionnelle des jeunes handicapés    "L'œuvre théâtrale de Mammeri doit être déconfinée"    Un jeune youtubeur disparu depuis mercredi dernier : La ville d'Oran en état d'alerte    Pénurie d'eau à Boumerdès : Vive tension dans plusieurs communes    Béni Amrane : Détournement à la Cnas    Man City : Guardiola aurait décidé de sa priorité pour le recrutement    AG élective de la FAA : Boukais révèle les irrégularités    Coopération algéro-française : Appel à projets du programme Profas C+    Célébration de la Journée internationale de la langue maternelle    Télécommunications: Les débits minimums vont passer à 4 Mbps    Ligue 2 - Groupe Ouest: Regroupement en tête    Bouira: Un mort et 9 blessés dans 3 accidents de la route    Infortunée sardine    Retards dans la remise des clefs des 7.800 logements AADL de Misserghine: Les bénéficiaires lancent un ultimatum de 3 jours avant la reprise de la contestation    Groupe Est: Retrouvailles nostalgiques à Batna et Khroub    Groupe Centre: Suspense à Blida et Mohammadia    Raffinerie de Skikda: Démarrage de la récupération des gaz torchés    Après une interruption de près d'une année: Retour des marches du vendredi    Le bon grain et l'ivraie    Un gâchis irrécupérable ?    Institut Cervantès à Alger : Communication « Alger dans la fiction théâtrale Lopesque »    «La pensée libre» à la barre    Mohamed Bazoum, élu président du Niger    Le Maroc veut construire un deuxième mur de défense    La Tunisie retient son souffle    Panique en Israël    Les avocats obtiennent gain de cause    Salah Goudjil confirmé    Les dossiers de réhabilitation de 32 sites historiques à l'étude    Djamaâ El Djazaïr : Le périmètre de protection et les règles de sécurité fixés    Mandat d'arrêt international contre le principal responsable    Sahara occidental: Washington continue de soutenir le processus onusien    Les nouveaux dirigeants libyens bientôt en Algérie    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Lettre à une jeune étudiante
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 19 - 01 - 2021

Je t'ai rencontrée pour la première fois dans une librairie, tu cherchais un roman de William Faulkner dans l'édition anglaise. Tu préparais un diplôme de biologie à l'université. Tu avais l'âge des ambitions grandioses et désordonnées. Jeune compatriote que la vie n'avait pas encore abîmée, tu voulais devenir PDG, écrivaine ou faire de la recherche scientifique. Tu te levais à l'aube pour réviser tes cours. Avant même de vraiment te connaître, j'étais fier de la bravoure qu'on entrevoyait dans ton regard. Tu semblais décidée à faire front contre toutes les embûches. Comme tant de jeunes Algériens, partiras-tu un jour ailleurs pour réaliser tes rêves ou resteras-tu parmi nous pour nous rappeler la leçon millénaire que nous avons oubliée ? Nous nous sommes ensuite revus de temps en temps. Comme un grand frère, j'étais sans cesse curieux de connaître ton avis, en particulier concernant la situation de notre pays. Tu tenais à cette occasion de grands discours, en haussant la voix sans t'en rendre compte : «En Algérie, tous ces vieux dinosaures, y compris ceux qui nous ont libérés du colonialisme, ils n'ont pas réussi à matérialiser le rêve algérien, ils ont lamentablement échoué et c'est maintenant à nous, les jeunes, de construire l'Algérie». J'opinais prudemment de la tête en marmonnant des paroles vagues puis je te disais au revoir sans avoir jamais eu le courage de te demander pardon.
Je te le dis à présent avec une grande certitude : cette terre algérienne blessée a besoin de l'adhésion et de l'amour de sa jeunesse pour briller comme un soleil. Je te souhaite de ne jamais plier devant le découragement et le cynisme et de toujours entretenir en toi le goût de la moisson.

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.